Après les cantonales, la Franche-Comté tout en rose

Publié le 27/03/2011 - 23:00
Mis à jour le 27/03/2011 - 23:00

Grâce à sa victoire « historique » dans le Jura, la gauche dirige désormais les quatre départements de la région au même titre que le conseil régional et de nombreuses villes.

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En enlevant 10 des 17 cantons renouvelables, la gauche n'a pas laissé passer la «chance historique» de faire basculer le département du Jura dirigé depuis 2008 par la droite au bénéfice de l'âge. Le président sortant Jean Raquin et ses 75 ans ne sauveront plus la mise à la droite étant donné que la gauche compte désormais quatre sièges d'avance.

«Nous sommes les grands vainqueurs des cantonales dans le Jura et c'est une victoire historique car le Jura n'a pratiquement jamais été détenu par la gauche», a déclaré le patron du PS, Christophe Perny qui devrait succéder à Jean Raquin à la présidence du conseil général.

La droite se fait grignoter

Avec ce « bouleversement » jurassien, les quatre départements de la région sont désormais dirigés par les socialistes. Dans le Territoire de Belfort, le Doubs et la Haute-Saône, la gauche fait mieux que résister et sort renforcée de cette dernière cantonale. Comme lors de tous les scrutins intermédiaires depuis la présidentielle, la droite se fait insidieusement grignoter.

Dans certains cantons, il y a un écart très important entre le nombre de voix recueillis par Nicolas Sarkozy en 2007 et le nombre de suffrages accordés aux candidats de droite lors de ce scrutin. D'ailleurs certains candidats le présentaient en préférant ne pas afficher l'étiquette UMP pendant la campagne.

Quasiment toutes les collectivités locales de Franche-Comté sont maintenant aux mains de la gauche, du conseil régional aux quatre départements en passant par les plus grandes villes comme Besançon, Belfort, Montbéliard... Il n'y a guère que Vesoul et Lons-le-Saunier qui font de la résistance.

Mais la droite, qui manque de réserves au second tour, se fait également prendre des voix par le Front national. Ce dernier n'a emporté aucun des dix duels, ni aucune des deux triangulaires du second tour. Il n'en demeure pas moins que le parti de Marine Le Pen a encore recueilli 14 785 électeurs soit 10% des suffrages exprimés alors qu'il était absent dans 31 cantons sur les 44 encore à pourvoir.

Un deuxième conseiller général écologiste

Le PS et ses alliés ont totalisé 75 509 voix soit 49%, quand l'UMP et les candidats divers droite en comptabilisent 59 298 soit 38%. A titre de comparaison, Nicolas Sarkozy avait obtenu 55% des suffrages en Franche-Comté à la présidentielle.

A noter par ailleurs qu'après avoir obtenu leur premier élu dans le Doubs en 2008, les écologistes font leur entrée dans le conseil général du Territoire de Belfort grâce à Daniel Feurtey à Danjoutin. Dans le Jura, on relèvera la performance du divers droite Jean Burdeyron, conseiller régional qui siège dans le groupe d'opposition de droite, qui a fait la nique à la députée UMP Marie-Christine Dalloz dans le cadre d'une triangulaire à Moirans-en-Montagne.

Quant au taux de participation, il n'a pas fait le bond tant escompté au second tour. Bien au contraire. En Franche-Comté, il est passé de 52,03% au premier tour à 51,29% au second. Comme l'a si bien dit Ségolène Royal dimanche soir, « il faut avoir le courage de reconnaître que l'abstention est le premier parti » des cantonales.

 

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