Le distributeur Carrefour avait annoncé en août 2022 avoir pris la décision de retirer de ses rayons l’hebdomadaire d’extrême droite Rivarol. Cette mesure intervenait après la suppression de son agrément par la Commission paritaire des publications et agences de presse (CPPAP).
Dans ce courrier, les signataires évoquent ”une situation particulièrement choquante : la présence persistante du journal Rivarol dans le kiosque presse de votre magasin d’École-Valentin”.
Un journal qualifié de "pas comme les autres"
Le PCF décrit Rivarol comme ”un hebdomadaire d’extrême droite, régulièrement condamné pour des propos racistes, antisémites et négationnistes”, ajoutant que ”sa ligne éditoriale constitue une banalisation ouverte de la haine”.
Selon la lettre, plusieurs constats auraient été effectués ces dernières semaines : ”nous constatons qu’il continue d’être mis en vente dans votre établissement, comme l’attestent les photographies prises les 14 mars, 5 avril et 18 avril 2026”.
Des questions sur le maintien en rayon
Les auteurs interpellent directement la direction du magasin sur les raisons de cette situation : ”Pourquoi ce journal est-il encore proposé à vos clients ? Qui a décidé de le maintenir en rayon ? Et surtout, pourquoi votre magasin s’obstine-t-il à distribuer un titre que Carrefour a publiquement annoncé ne plus vouloir vendre ?”
La lettre fait référence à une communication nationale du groupe, indiquant que Carrefour aurait décidé de retirer Rivarol de ses rayons après le retrait de son agrément CPPAP. Pour le PCF, ”le maintien de ce journal dans votre point de vente apparaît donc comme une contradiction inacceptable avec cette ligne affichée”.
Rappel du cadre légal
Le courrier rappelle également les dispositions légales en vigueur : ”La loi réprime la provocation à la haine, à la discrimination et à la violence, ainsi que les propos racistes et antisémites.” Les signataires estiment par ailleurs qu’”il n’existe aucune obligation de commercialiser un journal de cette nature” et considèrent que ”rien ne justifie qu’un magasin Carrefour serve de relais à un titre condamné à de multiples reprises”.
Ils ajoutent que ”en continuant à le mettre en vente, votre établissement prend la responsabilité d’exposer le public à un contenu de propagande haineuse”.
Des demandes adressées à la direction
En conclusion, la section PCF de Besançon formule trois demandes précises :
- ”de retirer immédiatement Rivarol de la vente” ;
- ”de nous confirmer par écrit la date effective de ce retrait” ;
- ”de nous indiquer les raisons de ce maintien prolongé malgré la position publique de Carrefour”.


