Le plan d'investissements s'étalera sur 2026-2027 et sera "dédié à la recherche, à l'innovation et au développement de ses implantations industrielles dans l'Hexagone", a précisé le groupe familial basé en Côte d'Or, dans un communiqué.
Les 150 millions d'euros débloqués s'inscrivent dans le choix de la société de "maintenir et développer ses capacités industrielles en France, où sont aujourd'hui fabriqués près de 80% de ses produits". Ils visent à "renforcer les capacités de recherche et développement" du groupe, notamment en matière de peau artificielle, d'accélérer l'innovation industrielle et de moderniser les sites de production.
"Urgo continue à se développer en s'appuyant sur ce qui fait sa force : l'innovation et son outil industriel solide", a commenté Tristan Le Lous, président, cité dans le communiqué. Le programme d'investissements aura "un impact direct sur l'emploi", selon le groupe qui ne donne pas de chiffres à ce sujet.
Une nouvelle usine dans la Loire
Urgo, qui se vante d'être "un leader mondial en faisant du Made in France", a déjà annoncé, en novembre dernier, la construction d'une nouvelle usine dans le département de la Loire, avec l'ambition de devenir le premier producteur mondial de bandes de compression médicale.
Implantée à Andrézieux-Bouthéon (Loire), cette usine de 35.000 m³ et d'un coût de 60 millions d'euros d'ici à 2029, devrait générer 200 emplois directs et 115 indirects à horizon 10 ans dans la région.
Le groupe s'est par ailleurs félicité d'avoir dépassé le cap symbolique du milliard d'euros de chiffre d'affaires, sans dette, notamment porté par le dynamisme de son activité aux États-Unis, où Urgo prévoit "une progression de 50% sur les deux prochaines années".
Présent dans plus de 60 pays, Urgo, née en Bourgogne en 1880, emploie 4.000 collaborateurs, dont 2.000 en France.
(AFP)


