Budget primitif 2026 : la Bourgogne-Franche-Comté maintient le cap malgré l’incertitude nationale

Publié le 11/12/2025 - 17:15
Mis à jour le 11/12/2025 - 16:53

Le Conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté s’est réuni en session plénière les 11 et 12 décembre 2025 pour voter le budget primitif 2026, d’un montant de 1,967 milliard d’euros, dont 1,535 milliard d’euros sont dédiés au financement des politiques publiques, soit près de 80 % du budget régional.

À l’ouverture de la séance, le président de la Région, Jérôme Durain, a souligné la volonté de maintenir une politique ambitieuse malgré un contexte national mouvant : ”Avec un budget de 1,967 milliard d’euros, dont 80 % pour les politiques publiques, la Région Bourgogne-Franche-Comté maintient le cap. Malgré un contexte national incertain, nous faisons le choix d’agir pour l’avenir : soutenir l’emploi, la formation, la jeunesse et accélérer la transition écologique.
Ce budget est rigoureux dans sa construction, mais ce n’est pas un budget de rigueur ! Il est au contraire ambitieux et responsable pour préserver nos capacités d’action et d’investissement au service des territoires et des habitants.”

Une préparation dans un contexte national incertain

La préparation du budget primitif pour 2026 s’est effectuée dans un contexte national mouvant et incertain. Les débats sur le budget de l’État n’étant pas finalisés, la Région a dû s’appuyer sur le projet de loi de finances initial déposé par le gouvernement Lecornu II. ”Les collectivités territoriales y sont appelées à un effort considérable pour contribuer à la réduction de la dette publique française, quand bien même elles n’en portent qu’une part marginale. En Bourgogne-Franche-Comté, c’est une perte de recettes de 55 millions d’euros par rapport au prévisionnel qui a été prise en compte dans la préparation de ce budget.”

Une gestion financière saine laissant des marges de manœuvre

Malgré la succession de crises depuis le début du mandat, la Région a conservé des ratios financiers favorables, ce qui permet de ne pas répercuter intégralement la perte de recettes sur les politiques publiques :

  • Recentrage sur les compétences régionales et optimisation des politiques publiques.
  • Vigilance accrue sur l’état budgétaire des structures accompagnées.
  • Participation des structures satellites à la maîtrise des dépenses.

En matière d’investissement, la Région prévoit 586 millions d’euros de crédits de paiement hors dette, tout en prévoyant une révision de sa Programmation Pluriannuelle pour conserver ses marges d’action.

Des politiques publiques maintenues

Le budget 2026 permettra à la Région de conserver ses capacités d’action dans plusieurs domaines :

  • Services publics : maintien des mobilités, fonctionnement des lycées et formation des demandeurs d’emploi.
  • Développement économique : soutien au secteur automobile, filières hydrogène et biothérapie, enseignement supérieur et recherche.
  • Attractivité régionale : répondre aux enjeux démographiques.
  • Agriculture : soutien au renouvellement des générations et transition des exploitations.
  • Transitions écologiques et énergétiques : priorité aux projets territoriaux.
  • Culture, sport et vie associative : crédits sanctuarisés.

Le budget traduit également les engagements pris par le président Durain lors de son discours liminaire du 5 septembre :

  • Investissements spécifiques pour la sécurité dans les lycées et lutte contre les addictions.
  • Promotion d’un récit positif sur la Bourgogne-Franche-Comté et ses réussites.
  • Préfiguration d’une mutuelle santé régionale et expérimentation de la sécurité sociale alimentaire.

Focus sur les principaux postes de dépenses

Économie, emploi et formation :

  • 40 M€ pour l’économie et l’emploi,
  • 117 M€ pour la formation des demandeurs d’emploi et transitions professionnelles,
  • 61,2 M€ pour les formations sanitaires et sociales,
  • 15,3 M€ pour l’apprentissage,
  • 7 M€ pour l’orientation,
  • 37 M€ pour l’enseignement supérieur et la recherche.

Éducation : 207,6 M€ pour les lycées (patrimoine, fonctionnement, numérique).

Transitions écologiques et numériques :

  • 22,7 M€ pour la transition énergétique,
  • 8,7 M€ pour la biodiversité et l’eau,
  • 1,2 M€ pour l’éducation à l’environnement,
  • 3,4 M€ pour l’économie circulaire,
  • 4,2 M€ pour la filière forêt-bois,
  • 15,6 M€ pour le numérique.

Mobilités et infrastructures : 789,1 M€ pour des transports durables et performants.

Aménagement, culture et solidarité :

  • 43,8 M€ pour l’aménagement du territoire,
  • 33,5 M€ pour la culture et le patrimoine,
  • 9,2 M€ pour le sport,
  • 2,4 M€ pour la vie associative,
  • 1,2 M€ pour la jeunesse,
  • 0,5 M€ pour la santé et l’alimentation.

Action européenne et internationale : 80,6 M€ pour les coopérations, la solidarité et la gestion des fonds européens.

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