Canicules : le Haut-commissariat au plan appelle à adapter le milieu professionnel "avant l'été 2027"

Publié le 10/07/2026 - 11:45
Mis à jour le 10/07/2026 - 10:51

Le Haut-commissaire à la stratégie et au plan, Clément Beaune, a appelé jeudi 9 juillet 2026 à des négociations obligatoires dans les branches professionnelles "avant l'été 2027" pour adapter le travail aux canicules à répétition.

 © Bru-nO/Pixabay
© Bru-nO/Pixabay

"Ces négociations auraient ainsi pour objectif de prévoir un cadre clair et anticipé d'organisation collective du travail en cas de fortes chaleurs (vigilance orange ou rouge)", écrit le Haut-commissariat dans un document sous-titré "pour une France du frais", dont M. Beaune a présenté certaines mesures dans un entretien jeudi au quotidien Ouest-France.

Certains pays ont déjà adopté un cadre professionnel spécifique lors des vagues de chaleur, à l'instar de l'Espagne où des accords d'entreprises permettent d'adapter sa journée, et où un décret impose à l'employeur d'adapter les conditions de travail.

Selon le Haut-commissariat, chargé de définir à titre indicatif la planification économique du pays, les négociations devraient aborder la question de la continuité ou non de l'activité, du régime salarial en cas de cessation d'activité, et de l'adaptation des horaires de travail (avec par exemple l'instauration d'une journée de 6h30 à 13h30).

"L'adaptation des horaires au contexte caniculaire ne peut passer par une réponse nationale unique", précise le document, soulignant "la grande hétérogénéité des métiers et des modes d'organisation du travail". Les auteurs du rapport proposent également, pour les services publics, la création d'un régime horaire spécial, avec un décalage des ouvertures pour éviter les heures les plus chaudes.

La France traverse son troisième épisode caniculaire en 2026, et des inquiétudes montent quant aux effets de ces vagues sur la productivité et la potentielle perte de croissance associée. Le document encourage également le développement des "refuges thermiques", des "lieux frais" et "gratuits", accessibles en moins de dix minutes, en prenant l'exemple des écoles, vers lesquelles il faudrait concentrer "les moyens publics d'adaptation à la chaleur".

Il propose également un "plan espaces baignables", visant à rénover les piscines publiques, démocratiser la baignade naturelle et inciter des "piscines solidaires" privées (hôtels, campings) à ouvrir au public extérieur lors des pics de chaleur. Selon Ouest-France, l'État pourra porter des cofinancements sur certains projets en mobilisant une partie du "fonds vert", dont le budget a été raboté en 2026.

(AFP)

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