Chômage : le gouvernement veut redéfinir "l'offre raisonnable d'emploi" pour les frontaliers

Publié le 10/10/2024 - 10:01
Mis à jour le 10/10/2024 - 09:51

La ministre du Travail Astrid Panosyan-Bouvet a indiqué mercredi 9 octobre 2024 vouloir redéfinir la notion d'"offre raisonnable d'emploi" pour les salariés frontaliers qui perçoivent leur allocation chômage en France après avoir travaillé à l'étranger.

 © Hélène Loget
© Hélène Loget

Selon une étude publiée la semaine dernière par l'Unédic, le système d'indemnisation des allocataires frontaliers représente un surcoût d'environ 800 millions d'euros par an pour l'assurance chômage. En 2023, 77.000 allocataires étaient indemnisés avec un droit frontalier, un chiffre en augmentation de 50% par rapport à 2011, selon l'Unédic. Près de la moitié des frontaliers travaillent en Suisse et 22% au Luxembourg, où les salaires sont beaucoup plus élevés qu'en France.

Aussi les allocataires ayant travaillé en Suisse sont-ils indemnisés en moyenne 2.670 euros par mois contre 1.265 en moyenne pour l'ensemble des allocataires indemnisés par le régime d'assurance chômage français.

Actuellement, "bon nombre de transfrontaliers qui reviennent en France inscrits à France Travail sont en droit de pouvoir refuser une offre française au motif que l'offre n'est pas raisonnable en comparaison des salaires offerts de l'autre côté de la frontière suisse ou luxembourgeoise", a constaté la ministre en répondant à une question au gouvernement posée par une sénatrice du Doubs, département frontalier de la Suisse.

"C'est quelque chose qu'on veut revoir pour remettre cette offre raisonnable d'emploi dans le contexte du marché du travail français", a-t-elle indiqué, soulignant sa "détermination" car "dans le contexte des finances publiques, ce genre de chiffre (800 millions de surcoût) n'est tout simplement plus acceptable", selon elle.

Un chômeur ne peut pas refuser à deux reprises successives une "offre raisonnable d'emploi" sans risquer de perdre ses droits à indemnisation. Mme Panosyan-Bouvet veut aussi agir pour redéfinir les règles au niveau européen sur ce sujet. Actuellement, les pays frontaliers effectuent des remboursements à l'Unédic à hauteur de 200 millions d'euros par an, alors que les frontaliers coûtent un milliard d'euros à l'organisme.

"Nous avons déjà pris contact avec la future présidence polonaise qui a l'air plutôt allante, parce qu'il faut savoir que la France n'est pas le seul pays concerné par cette question", a encore dit la ministre.

(Source AFP)

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Economie

Jott en redressement judiciaire : les cinq boutiques de Besançon, Belfort, Dijon et Chalon-sur-Saône surveillées

Le tribunal des activités économiques de Marseille a décidé le 18 décembre 2025 de placer la société SAS JOTT sous le régime du redressement judiciaire. Cette procédure, déclenchée en raison d’une situation de cessation des paiements, ouvre une période d’observation de six mois durant laquelle la viabilité de l’entreprise sera examinée. Une audience clé est prévue le 5 février 2026.

Espoir pour Fralsen à Besançon : des offres déposées au tribunal…

Placée en redressement judiciaire, l’entreprise Fralsen, basée à Besançon, dispose désormais de nouvelles perspectives. Selon nos informations, plusieurs offres de reprise ont été déposées auprès du tribunal des affaires économiques de Lyon. Une étape cruciale alors que la société doit impérativement trouver un repreneur d’ici le 5 février 2026.

Il n’y aura pas de vaches montbéliardes au Salon de l’agriculture 2026 à Paris

Le président de Montbéliarde Association, Samuel Carrey a annoncé ce mardi 13 janvier 2026 sur Ici Besançon que les vaches montbéliardes ne participeront pas au prochain Salon international de l’agriculture, prévu à Paris du 21 février au 1er mars 2026. Comme pour plusieurs autres races bovines, notamment les limousines, landaises, parthenaises et charolaises, cette absence est liée à la dermatose nodulaire contagieuse (DNC).

Psychopraticienne à Mamirolle, Laura Vieille a transformé une épreuve de vie en vocation

Victime d’un AVC à 13 ans, Laura Vieille est aujourd’hui psychopraticienne et a ouvert son cabinet à Mamirolle le 1er septembre dernier, liant ainsi son vécu personnel à une pratique professionnelle. La jeune femme s’est spécialisée autour du trauma et des étapes de vie difficiles. 

ESTM Pigier à Besançon : formations, portes ouvertes et job dating au programme !

PUBLI-INFO • Spécialiste des formations en alternance, l’ESTM Pigier de Besançon multiplie les initiatives à destination des futurs étudiants, du post-bac au Bac+5. Nouvelle formation diplômante, journée portes ouvertes et plusieurs job dating rythmeront notamment l’année 2026, qui s’annonce particulièrement dynamique pour l’établissement.

La station de Métabief veut créer des “passerelles” entre le Haut-Doubs et la Suisse…

Dans la continuité de son master plan signé le 14 octobre dernier, une autre démarche a été entreprise avec la Suisse : celle de renforcer les liens pour mieux travailler ensemble. Pour ce faire, le syndicat mixité du Mont d’Or (SMMO) a déposé un projet baptisé "Passerelle" dans le cadre du programme Interreg France-Suisse. Une réponse sera donnée au mois de mai 2026. L’occasion d’en savoir un peu plus avec le directeur du SMMO, Guillaume Thiériot.

Mercosur : face au risque politique, Emmanuel Macron choisit de dire non malgré des concessions “incontestables”

Dans un communiqué diffusé dans la soirée du jeudi 8 janvier 2026, Emmanuel Macron a tranché. Malgré les concessions "incontestables" de Bruxelles, la France votera "contre" l'accord commercial avec le Mercosur, un choix qui ne bloquera pas le traité et qui l'expose à un procès en perte d'influence, mais qui devrait permettre de sauver le gouvernement.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 7.3
légère pluie
le 15/01 à 06h00
Vent
2.69 m/s
Pression
1018 hPa
Humidité
92 %