Comment gérer l'augmentation des boues domestiques dans le Doubs ?

Publié le 24/05/2022 - 11:55
Mis à jour le 24/05/2022 - 11:55

Le premier comité de pilotage de l’évolution de la gestion des boues d’épuration et réunissant une cinquantaine de participants s’est réuni le 11 mai 2022 à l’Hôtel du Département de Besançon.

Principal déchet produit par les stations d'épuration, les boues domestiques sont le principal sont constituées de matières organiques et de matières minérales.

Dans le Doubs, selon une enque?te mene?e aupre?s des collectivite?s productrices de boues, 9.000 tonnes de matières sèches ont été produites en 2021. 75 % sont épandues sur des parcelles agricoles et 20% compostées. Cette dernière part est d'ailleurs en nette augmentation depuis 2020 en raison de la crise sanitaire et de l’obligation d’hygiéniser les boues pour détruire le virus, soit par compostage ou chaulage.

Après un état des lieux, le comité de pilotage s'est réuni dans l'objectif de prévoir la gestion des boues d’épuration domestiques. D'ici 2035, une augmentation du gisement à hauteur de 12 à 13.000 tonnes de matières sèches est à envisagée "en raison l’augmentation de la population et l’amélioration générale de l’épuration des nouvelles stations mises en place par les collectivités", et afin de répondre à la réglementation, indique la préfecture du Doubs.

Si les évolutions attendues du contexte réglementaire ou des pratiques agricoles ne sont pas de nature à remettre totalement en cause la valorisation agricole des boues d’épuration domestique, notamment dans un contexte d’augmentation des prix des engrais azotés, un certain nombre de petites stations situées dans des communes rurales devront toutefois adapter à l’avenir les modes de traitement de leurs boues.

Un comité technique étudiera au mois de juin les solutions locales les plus adaptées. De nouvelles rencontres avec les collectivités productrices de boues seront prévues d’ici la fin d’année.

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Nature

Le Sénat adopte un plan de lutte contre le frelon asiatique qui met fin à 20 ans d’inaction publique 

Le Sénat a adopté à l'unanimité, le 11 avril 2024, un plan de lutte contre le frelon asiatique qui met fin au désengagement de l’État en la matière et qui met à mal la filière apicole et les pollinisateurs sauvages. ”Une victoire importante et une avancée majeure, vingt ans après la détection de cette espèce sur le territoire national”, pour Jean-François Longeot, sénateur du Doubs. 

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 4.63
nuageux
le 20/04 à 21h00
Vent
0.25 m/s
Pression
1023 hPa
Humidité
90 %