Comment l’Imprimerie Moderne de l’Est (IME) peut s’en sortir ?

Publié le 20/11/2013 - 11:08
Mis à jour le 20/11/2013 - 11:08

L’imprimeur de Baume-les-Dames (Doubs), IME, placé en redressement judiciaire en août dernier, conduit un plan de rebond qui doit lui permettre de sortir de ses difficultés, liées en partie à la concurrence asiatique et des pays de l’Est. L’équation que l’Imprimerie Moderne de l’Est (IME) doit résoudre est simple : retrouver une rentabilité avec des marges supérieures aux charges. A l’issue d’un plan de départ de 42 personnes, un regroupement de la production est prévu sur son site tout proche d’Autechaux pour rationaliser ses coûts. Explication en compagnie de Laurent Labat, le dirigeant.

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Avec un parcours professionnel comme le sien (Lire sa mini biographie ici ), Laurent Labat n’est pas homme à baisser les bras. Le redressement judiciaire – effectif depuis le 1er août 2013 – de l’Imprimerie Moderne de l’Est (IME), implantée à Baume-les-Dames (Doubs) et qu’il dirige depuis 2005, n’est à ses yeux qu’un incident de parcours. Qui aurait pu cependant être judicieusement évité.

“Les Chinois aménagent des bateaux pour faire le façonnage durant la traversée !”

Pour bien comprendre la situation que vit l’imprimerie comtoise, précisons qu’elle rencontre depuis quelques années une concurrence des pays d’Asie et d’Europe de l’Est proposant des tarifs, selon son dirigeant, jusqu’à 45% moins cher.”Et peu importent les coûts de transport, les Chinois aménagent des bateaux pour faire le façonnage durant la traversée”, s’insurge Laurent Labat.

D’où une politique d’anticipation des difficultés à venir lancée en 2007 avec la mise en place d’un programme investissement de 11 millions d’€, achevé en 2009, pour s’équiper d’un matériel très performant.

Afin de réduire sa masse salariale de 1,5 million d’€, l’entreprise organise dans la foulée un plan de départs volontaires, négocie un moratoire de 36 mois d’étalement de sa dette et injecte 2 millions d’€ d’argent frais en revendant les murs de ses locaux parisiens. Pourquoi cela n’a-t-il pas suffi alors que le carnet de commandes est indiqué plein ?

Lire la suite de l’article de Didier Hugue sur le site de notre partenaire Traces Écrites 

  • 4,5 millions d’€ à investir sur un site unique

  • Le portrait de Laurent Labat

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