Conflit dans les crèches : Jean-Louis Fousseret écrit aux parents

Publié le 30/03/2010 - 17:36
Mis à jour le 12/04/2019 - 11:47

« Nous nous refusons totalement à envisager aujourd’hui une mesure spécifique qui alourdirait la charge qui pèse sur les Bisontins et qui conduirait à remettre en cause cet accord salarial global », explique le maire aux parents des enfants accueillis dans les crèches. Une fin de non-recevoir pour les salariés soutenus par FO dont l’action peut entrainer la fermeture de certaines structures.

La lettre du maire :
 
« Depuis plusieurs semaines, une partie du personnel municipal des crèches est régulièrement en grève en vue d’obtenir une revalorisation salariale.

Il y a un peu plus de six mois, malgré un contexte économique et social particulièrement difficile, la municipalité a décidé d’augmenter les plus bas salaires parmi ses employés. Cette démarche volontaire a été conduite en concertation avec une intersyndicale composée des trois organisations majoritaires (CFDT, FO, CGT).
 
L’ensemble de ces discussions a été finalisé dans un protocole d’accord signé par toutes les organisations. Dans le cadre des discussions, il avait été clairement précisé qu’au vu des contraintes budgétaires de la Ville, il ne serait pas possible d’aller au delà sans augmenter les impôts locaux des Bisontins ou le tarif des services. Les auxiliaires de puériculture dont le régime indemnitaire est nettement plus favorable que celui alloué aux autres personnels de même niveau n’ont pas bénéficié de cette revalorisation, en accord avec les syndicats. Nous nous refusons totalement à envisager aujourd’hui une mesure spécifique qui alourdirait la charge qui pèse sur les Bisontins et qui conduirait à remettre en cause cet accord salarial global.
 
Lors des différentes rencontres au cours des préavis ou lors des grèves au sein des structures de la Petite Enfance, ces éléments ont été rappelés et expliqués aux personnels des crèches. Malgré tout et je le regrette, la démarche engagée, soutenue par une organisation syndicale signataire de l’accord (Force Ouvrière), nous conduit aujourd’hui à devoir fermer certaines structures. Ces fermetures le sont généralement pour l’ensemble de la journée alors même que les agents ne se déclarent grévistes que pour une à deux heures. En effet, juridiquement, nous ne pouvons ouvrir une structure en l’absence de 50% de personnel qualifié sur l’ensemble des créneaux horaires d’accueil.
 
Les personnels des crèches ont déjà été rencontrés à quatre reprises. Au delà des questions salariales, des négociations ont été engagées avec les personnels sur leurs conditions de travail. A leur demande, des groupes de réflexion afin d’améliorer ces conditions et leur permettre ainsi d’être encore mieux à l’écoute des besoins des enfants et des familles ont été créés et se réunissent.
 
Je suis particulièrement sensible aux désagréments provoqués, mais je ne peux réserver une réponse favorable à certaines catégories de personnels sans remettre en cause l’accord salarial global et ce faisant, les finances de la Ville. En tout état de cause, cela serait foncièrement contraire à ma conception de l’intérêt général et à l’intérêt que je porte aux Bisontins.
 
Il me paraissait indispensable de vous adresser ces quelques lignes pour vous expliquer cette situation et la position de la municipalité ».

Social

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