Contraceptifs à base de désogestrel : courrier à 1,6 million de femmes sur un risque "faible" de méningiome

Publié le 10/09/2026 - 09:31
Mis à jour le 10/09/2026 - 09:32

Quelque 1,6 million de femmes ayant pris un contraceptif à base de désogestrel (Antigone, Cerazette, Elfasette, Optimizette...) vont recevoir un courrier nominatif les informant d'un risque accru de développer un méningiome, annonce jeudi 10 septembre 2026 l'agence du médicament, jugeant toutefois ce risque "faible".

 © Anqa/ Pixabay
© Anqa/ Pixabay

En cas de "maux de tête persistants, troubles visuels, faiblesse musculaire, troubles de l'équilibre ou du langage, perte de mémoire, ou épilepsie nouvelle ou aggravée", ces femmes doivent consulter leur médecin, indique le courrier de l'ANSM, et une imagerie cérébrale (IRM) pourra être réalisée.

Car ces symptômes peuvent être dus à l'apparition d'un méningiome, une tumeur qui se développe à partir des méninges -les membranes entourant le cerveau- et qui peut causer de lourdes séquelles (vision troublée, perte auditive, d'odorat, céphalées, pertes de mémoire, crises d'épilepsie...).

Toutefois, le risque pour ces femmes de développer un méningiome est très inférieur à celui lié à la prise d'Androcur, Lutényl, Lutéran, Colprone, Depo Provera, des progestatifs pour lesquels une surveillance par imagerie cérébrale est systématiquement préconisée.

Un risque accru avec les années

"Ce risque (de méningiome, ndlr) est faible, sans commune mesure avec celui de l'Androcur, qui était multiplié par 20 au bout de cinq ans", a souligné le Dr Isabelle Yoldjian, directrice médicale de l'autorité sanitaire, lors d'un point presse.

Dans le cas du désogestrel, une femme sur 67.000 l'ayant pris développe un méningiome lié à ce contraceptif, et une sur 17.000 à partir de cinq ans de traitement, a montré une étude du groupement d'intérêt scientifique Epi-Phare en 2024.

Ce risque accru - supérieur à celui des femmes n'en ayant pas pris - est multiplié par deux au bout de sept ans de prise, mais disparaît un an après l'arrêt du contraceptif. Il concerne en particulier les femmes de plus de 45 ans et celles ayant pris auparavant un progestatif considéré comme à risque pendant plus d'un an.

De leur côté, 90.000 médecins ayant prescrit une contraception à base de désogestrel seul (dosage 75 microgrammes) recevront eux aussi un courrier.

L'ANSM préconise toutefois de ne pas interrompre sa contraception sans avis médical - pour ne pas risquer une grossesse non désirée - mais d'aborder ce sujet avec son médecin, sa gynécologue ou sa sage-femme lors de sa prochaine consultation de routine.

Ce risque sera inscrit dans les notices de ces contraceptifs, a décidé cet été l'Agence européenne des médicaments (EMA), saisie par l'agence française du médicament. L'ANSM met aussi en ligne une "foire aux questions" (ansm.sante.fr), et rappelle que toute contraception doit être réévaluée chaque année "avec son médecin ou sa sage-femme", selon ses besoins et son état de santé.

(Source AFP)

Santé

Octobre Rose : apaisez votre mental et apprivoisez votre stress avec Anne Sallé !

Face aux épreuves, aux charges mentales et aux incertitudes, notre système nerveux est mis à rude épreuve. Pour la troisième étape de notre parcours bien-être d'Octobre Rose, notre coach Anne Sallé livre des clés pour désamorcer le stress et retrouver une paix intérieure.

AVC : une journée d’information et de prévention le 29 octobre au CHU Besançon

Chaque année, l'accident vasculaire cérébral (AVC) touche plus de 150 000 personnes en France. Face à cet enjeu de santé publique, le réseau de neurologie (RUN-FC) du CHU Besançon Franche-Comté organise une journée d'information et de prévention le jeudi 29 octobre 2026, de 9h à 16h, dans le hall principal de l'établissement. Gratuite et ouverte à tous, cette journée a pour objectif de « transmettre au grand public les clés pour prévenir l'AVC et réagir face aux premiers symptômes ».

Santé mentale : la Bourgogne-Franche-Comté veut renforcer la prévention et l’accès aux soins

À l’occasion des Semaines d’information sur la santé mentale, du 5 au 18 octobre 2026, l’Agence régionale de santé (ARS) Bourgogne-Franche-Comté entend renforcer la prévention et améliorer l’accès aux soins. Une mobilisation qui intervient alors que les besoins restent importants, notamment chez les jeunes.

La hausse historique des effectifs de médecins formés se concrétise en Bourgogne-Franche-Comté (ARS)

La Bourgogne-Franche-Comté bénéficie de l’augmentation du nombre de médecins formés en France avec 514 postes d’internat en 2026 à Dijon et Besançon, contre 448 en 2025, soit une hausse de près de 15 %, selon un communiqué de l'ARS Bourgogne Franche-Comté mercredi 21 octobre. Cette progression s’inscrit dans une augmentation nationale des effectifs de médecins en formation, avec des enjeux pour l’accès aux soins dans les territoires.

À Besançon, Hacking Health célèbre dix ans d’innovation

Le marathon d’innovation ouverte en santé Hacking Health Besançon a tenu sa dixième édition du 16 au 18 octobre 2026, à l’Institut de formation des professions de santé (IFPS) Paulette-Guinchard. Quelque 200 participants ont travaillé sur 17 problématiques proposées par des professionnels de santé, des patients et des aidants. L’événement a également accueilli des représentants internationaux et des délégations étudiantes suisses.

Qualité de l’air : Atmo Bourgogne Franche-Comté rappelle les gestes simples pour limiter la pollution au quotidien

À l’occasion de la Journée nationale de la qualité de l’air, mercredi 14 octobre 2026, Atmo Bourgogne-Franche-Comté rappelle l’importance de préserver l’air respiré à l’extérieur comme à l’intérieur des logements. Transports, chauffage, produits ménagers ou encore ventilation : plusieurs habitudes du quotidien peuvent contribuer à limiter la pollution et ses effets sur la santé.

Sondage – Selon vous, la prévention du cancer du sein est-il un sujet dont on parle suffisamment ?

Deuxième pays au monde le plus touché par le cancer du sein, la France a fait du mois d'octobre, celui de la sensibilisation et de la prévention prévention de cette maladie dont les cas augmentent notamment chez les moins de 40 ans. Pourtant, malgré la campagne « Octobre rose », le taux de dépistage reste inférieur à son niveau d’avant-Covid, passant de 52,3 % en 2011 à 44 % en 2024. Alors, selon vous, la prévention du cancer du sein est-il un sujet dont on parle suffisamment ? C'est notre sondage de la semaine.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 12.52C°
pluie modérée
le 25/10 à 13h00
Vent
8.68 m/s
Pression
1009 hPa
Humidité
93 %

Sondage