Covid-19 : le gouvernement s'oppose au retour des soignants non vaccinés

Publié le 22/07/2022 - 14:11
Mis à jour le 22/07/2022 - 14:11

Coup d'arrêt au retour des soignants non vaccinés contre le Covid. Alors que le débat reprenait de l'ampleur, le gouvernement a décidé vendredi qu'ils ne seraient pas réintégrés, dans la foulée d'un avis négatif de la Haute autorité de santé, qui devait servir de juge de paix sur le sujet.

 © Alexane Alfaro
© Alexane Alfaro

"L'académie de médecine, le conseil scientifique et la Haute autorité de santé ont un avis convergent (...) il est négatif" et "on suit l'avis des scientifiques", a annoncé le ministre de la Santé François Braun, lors d'un déplacement en Seine-et-Marne.

Le ministre a précisé qu'il réunirait "dès le début de la semaine prochaine les organisations syndicales pour leur expliquer la situation", "voir comment on envisage de s'en sortir peut-être dans quelques mois".

  • Peu avant cette annonce, la HAS, dont les avis servent de base aux décisions de santé publique, s'était dite "favorable au maintien de l'obligation de vaccination contre (le) Covid-19" des soignants. Cet avis était très attendu car les débats sur le sujet ont beaucoup repris ces dernières semaines.

Des sanctions dans un contexte de manque de personnel

Les soignants français - médecins, infirmiers... - qui exercent à l'hôpital ou dans les Ehpad, et plus globalement les employés de ces établissements de santé, sont obligés depuis l'an dernier d'être vaccinés contre la maladie.

Les non vaccinés se voient donc interdits d'exercer leur activité, une situation dénoncée par une partie des oppositions, de la France Insoumise (LFI) au Rassemblement national (RN) en passant les Républicains (LR).

Elles font valoir que les vaccins anti-Covid ont perdu beaucoup de leur efficacité contre la transmission de la maladie, bien qu'ils restent protecteurs sur le plan individuel contre les formes graves.

Elles jugent aussi aberrant d'empêcher des soignants d'exercer leur activité dans un contexte de manque de personnel, bien que la proportion de personnes suspendue soit extrêmement minoritaire dans les hôpitaux.

"Ceux qui font courir le bruit que la réintégration des soignants allait permettre de régler tous les problèmes de l'hôpital demain, c'est totalement faux", a estimé François Braun. "Les derniers chiffres font état de 600 infirmières sur l'ensemble du territoire, donc ce ne serait pas la solution miracle".

L'avis de la HAS était d'autant plus attendu que les parlementaires avaient décidé jeudi qu'une éventuelle réintégration des soignants serait automatique dès que l'autorité donnerait son accord.

Désaccords entre médecins

Or, "les données ne sont pas de nature à remettre en cause aujourd'hui cette obligation vaccinale", a jugé la HAS. Celle-ci a mis en avant le grand nombre actuel de contaminations, lié au lignage BA.5 du variant Omicron, et s'inscrit contre l'argument qui voudrait que les vaccins n'ont plus d'intérêt sur le plan collectif.

Même si les vaccins ont largement perdu de leur efficacité contre les contaminations, celle-ci n'a pas totalement disparu, en particulier dans les mois qui suivent une dose de rappel, juge l'autorité.

L'obligation d'être vaccinés favorise donc "une meilleure protection des personnes soignées ou accompagnées, au premier rang desquelles les plus vulnérables", a conclu la HAS.

Cet avis est dans la droite ligne d'autres positions récentes comme celle de l'Académie de médecine. Cette instance, qui contrairement à la HAS n'a pas de rôle officiel mais porte le consensus de la discipline, a fait part cette semaine de sa "ferme opposition".

Légèrement moins tranché, le Conseil scientifique, sur le point de s'éteindre après avoir orienté pendant plus de deux ans les politiques du gouvernement face au Covid, s'est dit jeudi "très réservé" sur une réintégration.

D'autres grandes figures scientifiques, peu suspectes de complaisance envers les mouvances anti-vaccination, estiment à l'inverse qu'il est temps de réintégrer les soignants non vaccinés. C'est le cas de l'épidémiologiste Antoine Flahault qui a jugé mercredi sur Twitter que "le maintien de la suspension des soignants non vaccinés (n'était) plus fondé sur le plan scientifique" au vu de la perte d'efficacité des vaccins. "Blâmer ces personnels de santé pour leur comportement passé irresponsable et illégal, oui. Ne pas les réintégrer, non !", a-t-il tranché, poussant à son tour d'autres médecins à exprimer leur désaccord.

Certains adversaires de la réintégration jugent en effet celle-ci inacceptable non pas d'un point de vue scientifique mais éthique, dans l'idée que les soignants non-vaccinés ont failli à leur mission en mettant en danger des malades.

(Source AFP)

Santé

Concerné par la santé ? L’Observatoire régional de la santé BFC recherche des citoyens

L’Observatoire Régional de la Santé Bourgogne-Franche-Comté (ORS BFC) est à la recherche de candidats désireux d’intégrer son collège citoyen. L’appel à candidature est à destination des citoyens et citoyennes de toute la région, malades ou non, concernés par les questions de santé. L’objectif ? Faire entendre sa voix sur les enjeux de santé en Bourgogne-Franche-Comté. 

Amiante : des jouets vendus chez Action et Hema retirés en urgence

Les autorités françaises ont ordonné, jeudi 26 février 2026, le retrait des rayons de tous les jouets composés de sable, après la mise en évidence de la présence d’amiante dans certains produits destinés aux enfants. La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a indiqué avoir prévenu les distributeurs de la nécessité d’interrompre immédiatement leur commercialisation.

Comment connaître la qualité de l’eau du robinet dans sa commune ?

En France, l’eau du robinet fait l’objet d’un suivi sanitaire permanent assuré par les Agences régionales de santé (ARS). Les consommateurs peuvent désormais accéder facilement aux résultats des contrôles grâce à des outils en ligne proposés par le ministère chargé de la Santé.

Alerte pollinique en cours sur toute la Bourgogne-Franche-Comté

Le temps ne fait rien à l’affaire, entre chaque averse, la pollinisation des arbres est bel et bien présente rappelle Atmo Bourgogne-Franche-Comté dans son bulletin du 18 février 2026. Le pic de pollen sera atteint ce mercredi où le risque allergique est jugé « élevé » par l’organisme en charge du contrôle de la qualité de l’air. 

Gel des tarifs des complémentaires santé : l’UFC-Que Choisir Besançon-Belfort veut faire appliquer la loi

INTERVIEW • Alors que les tarifs des complémentaires santé ne cessent d’augmenter, la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 prévoit un gel exceptionnel des cotisations. Une mesure contestée par les organismes assureurs, qui refusent pour l’instant de l’appliquer. À l'UFC-Que Choisir Besançon–Territoire de Belfort, son administrateur Jean-Pierre Courtejaire appelle au respect de la loi et invite les assurés à faire valoir leurs droits. Il revient pour nous sur les enjeux juridiques, économiques et politiques de ce bras de fer inédit entre pouvoirs publics, complémentaires santé et défenseurs des consommateurs.
 

Noisetier, cyprès, aulne, frêne : les pollens d’hiver bien installés en Bourgogne Franche-Comté

Selon le bulletin pollinique publié jeudi 12 février 2026 par Atmo Bourgogne Franche-Comté, les conditions météorologiques prévues pour cette semaine devraient rester pluvieuses et humides. Ces conditions sont favorables pour maintenir les pollens déjà présents dans l’air plaqués au sol, offrant ainsi un certain soulagement aux personnes allergiques.

Municipales à Besançon : quatre candidats détaillent leurs priorités pour la santé avec la CPTS

À l’approche des élections municipales, la Communauté professionnelle territoriale de santé (CPTS) CaPaciTéS Besançon et Métropole a interrogé les candidats à la mairie de Besançon sur leurs priorités en matière de santé. Objectif affiché : mieux comprendre "quels choix demain pour la santé des Bisontins" et "comment agir ensemble pour améliorer l’offre de soins " selon la CPTS. Quatre candidats sur six ont répondu à cette sollicitation : Éric Delabrousse, Ludovic Fagaut, Séverine Véziès et Anne Vignot.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 4.71
ciel dégagé
le 01/03 à 21h00
Vent
1.62 m/s
Pression
1024 hPa
Humidité
75 %