L’ARS renforce la vigilance contre le moustique-tigre en Bourgogne-Franche-Comté

Publié le 25/05/2026 - 16:33
Mis à jour le 25/05/2026 - 15:24

L’agence régionale de santé de Bourgogne-Franche-Comté rappelle qu’elle a fait de la lutte contre le moustique-tigre l’un de ses enjeux de santé publique dans la région. Ce « potentiel vecteur des virus de la dengue, du chikungunya ou du zika » est désormais implanté dans les huit départements de la région depuis 2024.

 © mikadago / Pixabay
© mikadago / Pixabay

Le moustique-tigre, aussi appelé Aedes albopictus, a désormais colonisé 83 des 96 départements de France métropolitaine (chiffres au 1er janvier 2026). Sa capacité à être vecteur du chikungunya, de la dengue ou du virus zika, en fait "une cible de surveillance prioritaire pour les autorités sanitaires et leurs partenaires, durant sa période d’activité en métropole : du 1er mai au 30 novembre", explique l’ARS BFC dans son communiqué.

L’objectif de cette surveillance renforcée est double : ralentir la progression du moustique-tigre et limiter les risques de transmission des arbovirus dont il peut être le vecteur.

En région Bourgogne-Franche-Comté Aedes albopictus est aujourd’hui implanté dans les 8 départements :

  • en Saône-et-Loire, depuis 2014 ;
  • en Côte-d’Or et dans la Nièvre depuis 2018 ;
  • dans le Doubs et le Jura depuis 2020 ;
  • dans le Territoire de Belfort et dans l’Yonne depuis 2023 ;
  • en Haute-Saône depuis 2024.

L’ARS (via un opérateur de démoustication) met en œuvre une surveillance par un réseau de piègespondoirs, principalement sur les unités urbaines les plus peuplées, afin de suivre la dynamique de progression du moustique. Une enquête entomologique de terrain peut être réalisée pour confirmation en cas de nouvelle implantation, elle peut mener à considérer une nouvelle commune comme colonisée.

En 2025, le nombre de communes colonisées a passé le cap des 200 en Bourgogne-Franche-Comté. "Ce nombre n’était que de 27 en 2021", rappelle l’ARS, "ce qui témoigne de la progression rapide du moustique tigre ces dernières année".

L’ARS rappelle qu’elle intervient également lorsqu’un cas de chikungunya, de dengue ou de zika est déclaré à ses services (ces maladies sont à déclaration obligatoire/DO).

2025, année record

L’année 2025 a été marquée par un nombre sans précédent de cas de chikungunya recensés en métropole, avec 81 foyers de transmission locale et plus de 800 cas autochtones identifiés.

Il s’agit du nombre le plus important de cas et de transmissions autochtones de chikungunya identifiés depuis la mise en place de la surveillance renforcée en 2006.

Comme Grand-Est ou Nouvelle-Aquitaine, la Bourgogne-Franche-Comté fait partie des régions qui pour la première fois ont signalé sur leur territoire des cas autochtones de chikungunya (Dijon).

Reconnaître et signaler le moustique-tigre

  • Aedes albopictus est petit : moins de 1 cm d’envergure.
  • Noir avec des taches blanches sur le corps et les pattes, il a une ligne blanche sur le thorax et un appareil piqueur.

En savoir plus et signaler le moustique-tigre sur le portail : https://signalement-moustique.anses.fr/signalement_albopictus/

Infos +

  • C’est durant la phase aquatique qu’il faut agir ! Car avant de voler et de piquer, les moustiques se développent dans l’eau, sous forme de larves. Chacun peut avoir les bons gestes pour éviter la prolifération d’Aedes albopictus en supprimant les petits réservoirs d’eau stagnante :
  • Vider (une fois par semaine) coupelles et soucoupes sous les pots de fleurs, gamelles des animaux, replis des bâches, seaux, pieds de parasol…
  • Couvrir hermétiquement les récupérateurs d’eau
  • Ranger (à l’abri de la pluie) les jouets, brouettes, seaux, arrosoirs
  • Entretenir les gouttières, rigoles et chenaux
  • Jeter déchets et pneus usagés
  • Créer un équilibre dans les bassins d’agréments : les poissons mangent les larves de moustique.

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