Qui dit nouvelle saison, dit nouveaux enjeux et nouvelles ambitions. Le GBDH s’est ainsi fixé un double objectif pour la saison 2026-2027. Le premier "gagner un maximum de matchs et rentrer dans les neuf qui joueront les play-off", a souligné le président Christophe Vichot. Ce qui, dans un "championnat d’une homogénéité exceptionnelle" constitue déjà une belle prouesse.
Le second objectif du club est d’ordre structurel. Le GBDH ambitionne ainsi de quitter son statut d’association pour endosser celui de société d’ici la fin d’année pour une prise de pouvoir sur la saison prochaine (2027-2028). Un passage "important dans le développement du club pour aller plus loin et atteindre des objectifs sportifs et structurels plus importants", a insisté le président. Parmi ceux-ci figure notamment "l’accompagnement, d’ici deux ans, de l’équipe réserve vers une montée en N1". Une étape importante pour "être en mesure de garder nos jeunes talents" qui sont régulièrement sollicités par des centres de formation de première division.
Cette restructuration "ne changerait pas grand-chose fondamentalement", résume Christophe Vichot qui explique que "l’équipe pro serait dirigée par la société" tandis que le reste du club continuerait d’être dirigé par l’association. Pour cela, le GBDH est en train de mobiliser des fonds. Le président espère ainsi collecter "entre 150.000 et 200.000€" pour concrétiser l’opération. Un travail de mobilisation sera également mené auprès des "actionnaires" appelés à devenir prochainement des "partenaires".
"On a envie d'aller voir ce qu'il se passe au-dessus"
Le projet a également la particularité de faire appel "à des gens qui viennent de l’extérieur, hors du milieu du handball" et qui pourront donc "apporter un nouveau regard pour bouger les lignes", sans pour autant "tout révolutionner du jour au lendemain". En d’autres termes, du sang neuf au sein d’une équipe dirigeante en place depuis 18 ans qui a sans doute besoin d’être bousculée dans ses habitudes.
Le passage en société s’accompagne d’un nouveau projet de club de trois ans avec pour objectif de "se positionner comme un club de haut de tableau de Proligue" pour lequel "jouer les play off doit être son quotidien", a expliqué Christophe Vichot. "On a envie d’aller plus loin et de voir à moyen terme ce qu’il se passe au-dessus et cela ne peut pas s’imaginer sans le passage en société", a résumé le président.
Aller chercher un budget à 2 M€
Même si "le club a déjà bien avancé" en matière de budget, passant de 1,2 M€ en 2021-2022 à 1,7 M€ en 2026, ce qui le plaçait au 10e rang des budgets du championnat de Proligue. "Ce n’est jamais assez" a analysé Christophe Vichot. Avec cette restructuration, le club ambitionne ainsi une hausse de budget d’environ 300 à 400.000€ d’ici trois ans. "On se doit donc d’aller chercher un budget à 2 M€", a-t-il ajouté. Une condition nécessaire "pour devenir un club du top 5 de Proligue".
Pour les dirigeants du GBDH, cette restructuration devra s’appuyer sur la concrétisation d’une "promesse de la municipalité" d’avancer sur la rénovation du palais des sports de Besançon. Cela permettrait au GBDH "d’augmenter ses espaces réceptifs, d’hospitalités" afin d’offrir de nouvelles choses à ses partenaires, a détaillé Mickaël Cordier. Conscient qu’il ne "maîtrise pas les cordons de la bourse et les moyens mis sur la restructuration du palais des sports", le président Vichot a glissé au passage que des loges plus modernes et attractives "nous permettraient d’upgrader notre niveau de réceptif".

Avec seulement deux nouvelles recrues pour la saison 2026/2027, le GBDH a conservé un effectif similaire ou presque. Christophe Viennet a ainsi préféré "stabiliser les bonnes choses" qui ont été mises en place la saison passée pour débuter la nouvelle qui arrive sur des bases solides.
La "culture de la gagne" comme priorité
Cela fait plusieurs années qu’il le martèle à chaque début de saison, Christophe Viennet n’a donc pas dérogé à la règle cette année encore et à une nouvelle fois insisté sur l’importance de semer dans son équipe une "culture de la gagne". Pour cela, le coach bisontin a expliqué avoir construit différemment cette préparation estivale. Bien qu’abordée dès le premier jour de reprise, le travaille sur la dimension "cohésion d’équipe" sera rapide. La raison a cela est qu’il n’y a "pas de problème d’intégration des nouveaux" qui ne sont, cette année, qu’au nombre de deux,
Simon Rebel et Gustave Deloye. Trois si l’on compte Thibault Dambacher, arrivé six mois plus tôt comme joker médical. Convaincu que le groupe peut dès à présent s’appuyer sur "une cohésion solide", l’entraîneur a ainsi privilégié les exercices basés sur "la gestion des responsabilités" notamment lors des instants cruciaux de fin de match où l’équipe se doit "d’être autonome pour les gérer".
Apprendre à gagner les "money-time"
Des points qui avaient par ailleurs fait défaut au GBDH lors de la saison passée. S’il indique que la saison dernière a d’ailleurs été "très intéressante sur plein de domaines", Christophe Viennet reconnaît également que l’équipe "a raté beaucoup trop de money time" et a "manqué d’une vraie capacité à tuer les matchs". Bien qu’en capacité "de dominer toutes les équipes pendant 55 minutes" ou encore de tenir tête "au gros bras de la saison", ce qui "constitue déjà un réel progrès", pour le coach Viennet ; le GBDH manque encore de caractère ou en tout cas d’autorité pour terminer les matchs. S’il sait que cette "culture de la gagne" est "longue à mettre en place" et peut également parfois passer par l’échec, elle reste pour l’entraîneur bisontin un élément "déterminant" pour être en mesure de jouer les play-off.
Pour dynamiser les troupes, Christophe Viennet pourra également s’appuyer sur son capitaine, Tanguy Thomas qui incitera davantage ses coéquipiers à "s’appuyer sur les fondamentaux" dans les money time où "les idées ne sont parfois pas toujours claires".
Le travail sur le jeu reprendra dès mercredi pour ensuite enchainer trois semaines de préparation axées entre autres sur l’aspect physique. Six matchs amicaux complèteront la préparation avec des oppositions "volontairement relevées dès le début" a expliqué Christophe Viennet afin d’aller "tout de suite se confronter à une adversité forte pour se challenger".
Programme des matchs amicaux
- Vendredi 7 août : GBDH - Dijon, à Baume-les-Dames, 20h.
- Mercredi 12 août : GBDH - RTV Basel, à Morteau, 18h30.
- Vendredi 14 août : GBDH - SUHR Aarau, à Besançon, 18h.
- Jeudi 20 août : ST Gallen - GBDH à St Gallen, 18h.
- 21 et 22 août : tournoi de Pontarlier.

Côté adversité cette saison, Christophe Viennet reconnaît qu’il peine à voir qui seront les neuf qui joueront les play-off ou encore quelles équipes occuperont le bas de tableau. Le coach bisontin prédit plutôt un championnat homogène et "très serré" où "l’état d’esprit sera d’autant plus important". S’il veut avoir un rôle à jouer dans ce championnat de proligue, le GBDH devra donc considérer tous les matchs comme importants et "remettre le bleu de chauffe" à chaque fois. "La saison risque d’être intéressante", promet coach Viennet.


