Éric Alauzet : "Tout le monde craint de se faire "ubériser" "

Publié le 18/02/2017 - 17:45
Mis à jour le 18/02/2017 - 19:34

Lors de la séance de questions au gouvernement du 8 février 2017, le député EELV Éric Alauzet a interpellé le ministre de l’Économie et des Finances sur « l’ »ubérisation » qui se répand dans l’ensemble de l’économie et qui s’affranchit des règles et des taxes. »

 ©
©

Pour Éric Alauzet, le constat est inquiétant : "l’"ubérisation" ultralibérale se répand dans l’ensemble de l’économie : un à un, chacun des secteurs est concerné". Le député s’inquiète de "cette nouvelle économie" qui "s’affranchit des règles et des taxes : elle propose des services simples à prix cassés, au risque de concurrencer de façon déloyale, voire de faire disparaître, les autres acteurs du secteur."

Une protection sociale faible

Lors de la dernière séance de questions au gouvernement, Éric Alauzet a rappelé que "les entreprises classiques sont de plus en plus concurrencées sur internet. Tout le monde craint de se faire "ubériser", faute d’être en capacité de maîtriser cette évolution". Citant les exemples de l’hôtellerie, la SNCF, les libraires, le prêt-à-porter, les services à domicile, la location, l’éducation, la santé, le député s’est plus particulièrement attardé sur le secteur du transport de marchandises, récemment concerné. Il déplore également la faible protection sociale de cette nouvelle économie. Pour lui, "le risque est patent : épuisement des hommes, des protections sociales, des États et du modèle démocratique".

Favoriser le local et les circuits courts

Éric Alauzet a ainsi demandé au gouvernement les mesures qu’il entendait mettre en œuvre pour réguler cette "ubérisation" et comment favoriser le local et les circuits courts, afin de "conserver la valeur sur nos territoires".

Le secrétaire d’État chargé du budget et des comptes publics, Christian Eckert, a reconnu qu’il s’agit d’une question "essentielle pour les années à venir". Il a rappelé les trois principes guidant la réflexion et l’action du Gouvernement : ne pas s’opposer au développement, ces activités créant de la valeur ajoutée ; respecter le principe d’équité, "nécessaire entre les différentes formes d’exercice d’une profession, dans des secteurs concurrentiels où tous doivent avoir les mêmes droits et devoirs" ; et enfin, protéger ces travailleurs indépendants, "y compris en termes d’assurance maladie, d’assurance chômage et de retraite."

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Economie

Jott en redressement judiciaire : les cinq boutiques de Besançon, Belfort, Dijon et Chalon-sur-Saône surveillées

Le tribunal des activités économiques de Marseille a décidé le 18 décembre 2025 de placer la société SAS JOTT sous le régime du redressement judiciaire. Cette procédure, déclenchée en raison d’une situation de cessation des paiements, ouvre une période d’observation de six mois durant laquelle la viabilité de l’entreprise sera examinée. Une audience clé est prévue le 5 février 2026.

Espoir pour Fralsen à Besançon : des offres déposées au tribunal…

Placée en redressement judiciaire, l’entreprise Fralsen, basée à Besançon, dispose désormais de nouvelles perspectives. Selon nos informations, plusieurs offres de reprise ont été déposées auprès du tribunal des affaires économiques de Lyon. Une étape cruciale alors que la société doit impérativement trouver un repreneur d’ici le 5 février 2026.

Il n’y aura pas de vaches montbéliardes au Salon de l’agriculture 2026 à Paris

Le président de Montbéliarde Association, Samuel Carrey a annoncé ce mardi 13 janvier 2026 sur Ici Besançon que les vaches montbéliardes ne participeront pas au prochain Salon international de l’agriculture, prévu à Paris du 21 février au 1er mars 2026. Comme pour plusieurs autres races bovines, notamment les limousines, landaises, parthenaises et charolaises, cette absence est liée à la dermatose nodulaire contagieuse (DNC).

Psychopraticienne à Mamirolle, Laura Vieille a transformé une épreuve de vie en vocation

Victime d’un AVC à 13 ans, Laura Vieille est aujourd’hui psychopraticienne et a ouvert son cabinet à Mamirolle le 1er septembre dernier, liant ainsi son vécu personnel à une pratique professionnelle. La jeune femme s’est spécialisée autour du trauma et des étapes de vie difficiles. 

ESTM Pigier à Besançon : formations, portes ouvertes et job dating au programme !

PUBLI-INFO • Spécialiste des formations en alternance, l’ESTM Pigier de Besançon multiplie les initiatives à destination des futurs étudiants, du post-bac au Bac+5. Nouvelle formation diplômante, journée portes ouvertes et plusieurs job dating rythmeront notamment l’année 2026, qui s’annonce particulièrement dynamique pour l’établissement.

La station de Métabief veut créer des “passerelles” entre le Haut-Doubs et la Suisse…

Dans la continuité de son master plan signé le 14 octobre dernier, une autre démarche a été entreprise avec la Suisse : celle de renforcer les liens pour mieux travailler ensemble. Pour ce faire, le syndicat mixité du Mont d’Or (SMMO) a déposé un projet baptisé "Passerelle" dans le cadre du programme Interreg France-Suisse. Une réponse sera donnée au mois de mai 2026. L’occasion d’en savoir un peu plus avec le directeur du SMMO, Guillaume Thiériot.

Mercosur : face au risque politique, Emmanuel Macron choisit de dire non malgré des concessions “incontestables”

Dans un communiqué diffusé dans la soirée du jeudi 8 janvier 2026, Emmanuel Macron a tranché. Malgré les concessions "incontestables" de Bruxelles, la France votera "contre" l'accord commercial avec le Mercosur, un choix qui ne bloquera pas le traité et qui l'expose à un procès en perte d'influence, mais qui devrait permettre de sauver le gouvernement.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 4.91
couvert
le 14/01 à 21h00
Vent
1.6 m/s
Pression
1018 hPa
Humidité
88 %