ORION 26 s’inscrit dans un cycle d’exercices nationaux organisés tous les trois ans et complémentaires des entraînements de l’OTAN. Par ”son envergure, son ampleur et sa nature”, il vise à entraîner les armées françaises ”au combat de haute intensité dans un cadre interarmées et interalliés”, explique la 1re division.
L’exercice se décline en plusieurs phases, allant de la planification opérationnelle au déploiement des troupes en coalition, en passant par des simulations interministérielles et des engagements dans un cadre OTAN.
Une division engagée dans une manœuvre mobile et résiliente
Dans ORION 26, la 1re division occupe une place centrale. Son organisation repose sur ”un système de postes de commandement […] mobile, résilient et dispersé afin de conserver sa capacité d’initiative, d’adaptation et de survie”.
Initialement pilotée de Besançon, la manœuvre s’est poursuivie de Dijon, illustrant ”sa capacité à projeter, déplacer et reconfigurer ses structures de commandement dans des délais contraints”, selon la 1re division.

Objectif 2027 : vers le jalon DIV 27
L’exercice contribue également à préparer une transformation majeure de l’armée de Terre, avec le jalon DIV 27. Celui-ci vise à renforcer les capacités de commandement de la division et à adapter son organisation aux conflits modernes. La division est désormais pensée comme ”un échelon central, capable de planifier et de conduire des opérations complexes” dans des environnements interarmes, multi-domaines et interalliés.
Plusieurs défis sont identifiés, notamment en matière de ressources humaines qualifiées, de modernisation des équipements et de maintien d’un haut niveau de préparation opérationnelle.
La boucle renseignement-feux au cœur de l’action
Parmi les capacités présentées lors du Media Day, la boucle renseignement-feux joue un rôle déterminant. Ce dispositif permet de détecter, analyser et traiter des cibles ennemies grâce à différents capteurs, avant de déclencher des actions telles que des frappes d’artillerie.
L’intégration de l’intelligence artificielle permet aujourd’hui d’accélérer ce processus. Elle offre ”une identification plus claire des cibles prioritaires et une réduction du temps entre la détection, la décision et l’action”.
Selon la 1re division, ”l’objectif est, d’accélérer le processus décisionnel entre le haut niveau du commandement et la réalité du terrain et ainsi garder l’initiative sur l’ennemi”.



