Selon le communiqué, cette hausse, qualifiée ”d’inédite par sa fulgurance”, a ”frappé de plein fouet les entreprises françaises du transport routier”. Déjà fragilisées par des crises successives, ces entreprises se retrouvent désormais dans ”une impasse de trésorerie”.
L’organisation souligne également les difficultés à répercuter ces coûts sur les clients, dans un contexte de ”concurrence européenne débridée sur le territoire national”.
Des mesures gouvernementales jugées insuffisantes
Le communiqué critique la réponse des pouvoirs publics, estimant que ”le gouvernement, d’abord sourd aux cruelles réalités d’un secteur pourtant qualifié de stratégique pour le pays, a annoncé hier des mesures tout à fait insuffisantes”.
L’OTRE considère que les autorités ”n’ont manifestement pas mesuré la gravité de la situation” dans laquelle se trouvent les petites et moyennes entreprises du transport routier.
Des demandes urgentes pour soutenir le secteur
Face à cette situation, l’organisation appelle à la mise en œuvre rapide de mesures déjà formulées au niveau national dès le début du conflit en Iran.
Parmi les revendications principales figurent :
- ”une aide forfaitaire par véhicule, rapide et simple à mobiliser […] afin de compenser les pertes déjà subies” ;
- ”une remise conséquente, immédiate et ciblée sur le carburant, seule mesure capable de répondre efficacement à la crise actuelle”.
Un appel à la mobilisation à partir du 3 avril
L’OTRE Franche-Comté Bourgogne annonce un appel à la mobilisation à compter du vendredi 3 avril 2026. Elle précise que les transporteurs ”réaffirment leur volonté de dialogue”, comme en témoigne leur demande d’entrevue avec le préfet de région.
Toutefois, ils mettent en garde contre toute inertie : ils ”refusent que celle-ci serve de prétexte à l’inaction”.
Un enjeu économique et stratégique
Le communiqué insiste sur les conséquences potentielles pour l’économie nationale. ”Sans transport routier, la vie économique du pays cesse”, affirme l’organisation, qui s’inquiète d’un possible déclin du secteur.
Elle conclut en posant la question de la souveraineté nationale : ”On ne peut pas laisser mourir le pavillon français sur son propre sol ! Quid de la souveraineté nationale du pays ?”


