"L’heure n’est plus à compter les oiseaux, les abeilles, les papillons morts et les humains malades", indique les associations de protection de la nature et de l’environnement France Nature Environnement Bourgogne Franche-Comté . "Le constat a été fait tant de fois, au travers de centaines d’études scientifiques rigoureuses, que discuter encore n’a plus de sens. Notre pays est devenu méconnaissable à cause des pesticides. Toutes les politiques ont échoué".
L’appel lancé ce 12 septembre 2018 a pour objectif de provoquer un soulèvement pacifique de la société française. "Il pourrait durer deux ans et vise à mobiliser des millions de soutiens. C’est ambitieux, mais l’objectif l’est, car il s’agit d’obtenir l’interdiction de tous les pesticides (de synthèse) en France. Il faut donc relever la tête, unir toutes les forces disponibles, agir toute de suite. Le pari repose sur l’espoir que la société française reste vivante. Un pays libre garde le droit de refuser ce qu’il ne supporte plus et de l’imposer à ses dirigeants, quels qu’ils soient. N’oublions jamais qu’en vingt ans, des millions de consommateurs se sont détournés, au moins en partie, de l’alimentation farcie de pesticides. C’est sur eux que nous comptons."
"Nous proposons à chacun d'agir !"
Aujourd'hui, maintenant et intensément pendant les 2 prochaines années – temps de la campagne - pour "exiger de nos gouvernants l’interdiction de tous les pesticides de synthèse en France. Assez de discours, des actes." Ainsi, tous les premiers vendredis de chaque mois vers 18h30, les associations invitent les signataires à se retrouver le même jour et à la même heure sur les places des villes et des villages des lieux où ils habitent. A la manière d’un téléthon, elles souhaitons que des milliers d’événements de toute taille et de tous ordres aient lieu en France, pour défendre l’espoir d’un pays enfin débarrassé de ces terribles poisons. C’est désormais la société qui parle.
"Loin d’être un point d’arrivée, l’Appel n’est jamais qu’un départ."
Ce texte qui, dans la première journée, à déjà réuni 26 500 signatures n’est pas une pétition ordinaire, soulignent les associations. "Cet appel oblige, et veut transformer des milliers de signataires en autant d’acteurs sociaux dont le but sera d’œuvrer pour le vivant."


