Maraîcher depuis trois ans dans le Haut-Doubs après une reconversion, Pierre Jacquin, 42 ans, a été confronté à un été particulièrement rude pour exercer son activité.
En plus des conditions de travail difficiles dues aux fortes chaleurs, le maraîcher a noté une "prolifération des mauvaises herbes" au détriment des légumes. "Habituellement, c’est plutôt facile à contrôler, mais cette année, les conditions extrêmes ont favorisé les mauvaises herbes".
Des choux victimes d’une puce de terre
Le point noir cet été, selon Pierre : l’altise, aussi appelée "puce de terre" ou "puce de jardin". Cette dernière a été particulièrement agressive suite aux différents épisodes de chaleur qui lui ont permis de proliférer et de se délecter tout l’été des choux de Pierre. "Cette année, ça a été plus compliqué à maîtriser et ça a forcément impacté le rendement".
Des plantes qui montent en graine et fleurissent…
Les plantes ont été perturbées par les canicules et sont "très vite montées en fleurs, en graines. J’ai vu pas mal de choux qui sont aussi partis en graine et donc je n’ai pas eu de légume", souligne le maraîcher qui précise que "la plante est passée directement en mode survie et reproduction. D’autres maraîchers ont également été pénalisés et n’ont pas ou très peu de choux cette année".
Autre point noir : l’absence de pluie ou les fortes averses
Cette année, Bonnevaux n’aura pas eu de chance : "les orages sont quasiment toujours passés à côté", indique Pierre qui aurait préféré plusieurs jours de petite pluie. "Quand il y a eu une importante période de chaleur, les fortes averses ne vont pas aider. L’eau va ruisseler, n’a pas le temps de pénétrer en profondeur parce que la terre est dure. Elle est tellement sèche qu’elle n’absorbe pas l’eau", conclut-il.
Infos +
- Pierre Jacquin est installé à Bonnevaux où il vend sa production à l’épicerie de la Côte.


