Le dossier du prélèvement d’eau dans le Doubs revient sur le devant de la scène en ce mois de septembre. Le Parti communiste de Besançon annonce avoir adressé un nouveau courrier à la sous-préfète, cette fois en recommandé, après être resté sans réponse à ses précédentes sollicitations.
Le parti indique lui avoir écrit le 14 août au sujet de l’autorisation donnée à la Ville de Besançon de prélever directement de l’eau dans le Doubs. Un premier courrier avait également été adressé au préfet du Doubs au début du mois d’août. Selon le PCF, aucun de ces deux courriers n’a reçu de réponse à ce jour.
Des inquiétudes sur la ressource en eau
Dans sa nouvelle démarche, le Parti communiste dit vouloir réaffirmer ses inquiétudes concernant les conséquences environnementales et sanitaires de cette autorisation. Le contexte est notamment celui de sécheresses récurrentes et de cours d’eau fragilisés. Le parti estime que la période de rentrée constitue par ailleurs "une période de tension" pour Besançon en raison des besoins en eau de la population.
Ces inquiétudes sont également mises en perspective avec l’état actuel du Doubs. Le Parti communiste cite notamment un article publié dans Le Monde le 13 septembre 2026, consacré à l’assèchement du cours d’eau et aux risques de disparition évoqués pour ce dernier. Pour le PCF bisontin, cette situation renforce la nécessité d’une ”gestion responsable et durable de la ressource”.
La ministre de la Transition écologique saisie
Le Parti communiste annonce également avoir saisi la ministre de la Transition écologique. Il demande au gouvernement de prendre en compte la situation du Doubs et d’apporter des garanties concernant sa préservation.
Autre revendication : l’équité dans l’accès à l’eau pour les habitants du territoire. Le parti rappelle que la ministre avait demandé au cours de l’été aux préfets de "limiter les dérogations et autorisations permettant de puiser dans les cours d’eau".
”Un manquement au dialogue démocratique”
Au-delà de la question du prélèvement, le Parti communiste s’en prend directement à l’absence de réponse de la préfecture : ”le silence de la Préfète est particulièrement grave”, écrit-il dans son communiqué. Il parti estime que l’absence de réponse aux courriers adressés par des acteurs politiques constitue une ”forme de mépris institutionnel” et un ”manquement au dialogue démocratique”. Une formulation qui marque la volonté du PCF de maintenir la pression sur les services de l’État, alors que les questions liées à la disponibilité de la ressource en eau prennent une place croissante dans le débat local.
Le Parti communiste de Besançon indique enfin vouloir poursuivre son action en faveur d’une politique de l’eau ”juste, transparente et responsable”, fondée sur la préservation de la ressource et l’égalité d’accès à l’eau.


