Franche-Comté: la gauche conforte sa majorité au conseil régional

Publié le 21/03/2010 - 22:40
Mis à jour le 21/03/2010 - 22:40

En gagnant un siège sur 43, la liste PS-MRC-Europe Ecologie est la grande gagnante de ce scrutin. L’UMP conserve 12 sièges et le FN perd un siège par rapport à 2004.

 ©
©
55 208 électeurs de plus qu’au premier tour. Il y a eu un sursaut d’une partie de l’électorat puisque 57,94% des inscrits se sont déplacés contre seulement 51,26% au premier tour. Un sursaut qui n’a cependant pas suffi à Alain Joyandet pour trouver les réserves nécessaires.
 
Arrivé en tête au premier tour, le secrétaire d’Etat obtient 38,36 % des voix contre 47,41% à Marie-Guite Dufay qui arrive largement en tête en faisant mieux que Raymond Forni en 2004 (46,82%). Le Front national enregistre 14,23 % des suffrages, en perte de vitesse de presque trois points. En nombre de sièges, la majorité de gauche détient désormais 27 sièges (+1), l’UMP 12 sièges (=1) et le Front national 4 sièges (-1).
 
Marie-Guite Dufay peut désormais se prévaloir d’avoir fait fructifier l’héritage de Raymond Forni qu’elle a remplacé à la présidence en 2008. Il est vrai qu’elle a bénéficié d’une triangulaire toujours fatale à la droite comme son prédécesseur.
 
Alain Joyandet, qui a fait deux points de plus que Jean-François Humbert en 2004, avait reconnu que la partie sera difficile dans le cadre d’une triangulaire. Il a tout de même gagné 45 000 voix entre les deux tours. Mais Marie-Guite Dufay en a récupéré 95 000 grâce à l’apport des écologistes et des trois listes d’extrême gauche.
 
La confortable victoire de la présidente sortante ne veut pas dire que ce nouveau mandat sera de tout repos. D’un côté, elle aura à gérer un ministre qui aura à cœur de prendre ses marques. Alain Joyandet a annoncé qu’il siégerait comme conseiller régional malgré sa défaite. De l’autre côté, elle sera confrontée à des alliés pas toujours commodes.

La candidate en a encore eu la preuve lors des négociations qui ont précédé la fusion entre les deux tours. D’ailleurs Alain Joyandet n’a pas manqué de pointer du doigt là où ça fait mal en évoquant notamment le dossier la branche-sud du TGV Rhin-Rhône qui divise PS et Verts.

 
Nul doute que Marie-Guite Dufay saura rappeler à ses partenaires qu’ils n’ont pas franchi la barre des 10% au premier tour et que sans la fusion des listes ils auraient disparu de la scène régionale alors qu’ils ont gagné un siège en passant de 6 à 7.  
 
Prochain rendez-vous vendredi prochain pour l’élection du président de l’assemblée régionale et la répartition des vice-présidences entre les socialistes et les écologiques.

Politique

Composition du nouveau conseil communautaire des Portes du Haut-Doubs

Le Conseil Communautaire de la Communauté de Communes des Portes du Haut-Doubs s’est réuni ce mercredi 15 avril 2026 à 20h à Vercel-Villedieu-le-Camp à l’occasion de sa séance d’installation. Conformément aux dispositions réglementaires, cette séance a permis d’installer la nouvelle assemblée communautaire, composée de 69 élus.

Annie Genevard invite industriels et distributeurs à “se remettre autour de la table”

La ministre de l'Agriculture, Annie Genevard, a appelé jeudi 16 avril 2026 industriels et distributeurs à "se remettre autour de la table" pour voir comment "partager" les coûts supplémentaires qu'entraînera l'inflation liée à la guerre au Moyen-Orient, sans nécessairement rouvrir les négociations commerciales "qui ont été dures".

À Besançon, Communistes et Insoumis s’opposent à l’arrivée d’un élu RN à l’exécutif de GBM

Par le biais de deux communiqués distincts, les membres du parti communiste de Besançon et LFI Besançon ont fait part de leur opposition, ce mardi 14 avril 2026, quant à la désignation et l’élection possible d’un membre du Rassemblement National en tant que vice-président à Grand Besançon Métropole (GBM).

Conseil communautaire : l’opposition bisontine accuse le maire d’avoir renié une promesse électorale

Dans un communiqué du 13 avril 2026, les groupes d’opposition de la municipalité bisontine accusent le maire de Besançon, Ludovic Fagaut, d’avoir renié une promesse électorale, celle d’ouvrir le bureau de Grand Besançon Métropole à un représentant de l’opposition bisontine. Ils appellent l’édile à changer d'avis avant le 20 avril, date du conseil communautaire.

Anne Vignot propose à Ludovic Fagaut un “plan d’urgence” face à la flambée des prix du carburant

Dans un courrier adressé au maire de Besançon, Ludovic Fagaut, en date du 7 avril 2026, Anne Vignot et les élu(e)s du groupe ”Les Écologistes, Génération.s et société civile” formulent une proposition de plan d’urgence ”contre le choc pétrolier et la dépendance aux énergies fossiles”. Le document est cosigné par Anthony Poulin, Laura Giniot, Jérémy Jeanvoine et Lydie Francart.

La loi sur le 1er-Mai saute la case des débats à l’Assemblée, la CGT dénonce un “coup de poignard”

La gauche et les syndicats dénoncent un "passage en force" : les députés ont approuvé vendredi 10 avril 2026 le rejet préalable du texte autorisant le travail de certains salariés le 1er-Mai demandé par les macronistes pour éviter "l'obstruction" et accélérer son parcours législatif.

Municipales 2026 à Besançon : le PCF analyse la victoire de la droite et les erreurs de la gauche

À la suite de la victoire de la droite menée par Ludovic Fagaut lors des élections municipales de 2026 à Besançon, face à la maire sortante Anne Vignot (Les Écologistes), la section locale du Parti communiste français de Besançon a publié, jeudi 9 avril 2026, son analyse détaillée du scrutin. Le document revient sur les dynamiques électorales entre les deux tours, l’évolution des rapports de force depuis 2014, ainsi que les facteurs politiques locaux et nationaux ayant conduit à l’alternance.

Éclairage de la Citadelle de Besançon : Alternatiba évoque une “décision illégale”

Dans une lettre adressée au maire de Besançon le 7 avril 2026, Alternatiba Besançon critique le rallumage de la Citadelle décidé par Ludovic Fagaut dès son entrée en fonction et lui demande d'exprimer "sans tarder" sa vision des enjeux environnementaux.

Tribune de Nicolas Bodin : “Ne pas se tromper de combat ni de débat”

À l’heure où le tumulte électoral s’est déjà bien estompé et où la vie politique locale reprend son cours habituel, certains résultats méritent pourtant que l’on s’y attarde selon Nicolas Bodin, ancien adjoint PS de Jean-Louis Fousseret puis d'Anne Vignot. Dans une tribune du 7 avril 2026, il invite la gauche bisontine à regarder en face cette défaite, à en comprendre les ressorts et, surtout, à éviter les faux débats pour se recentrer sur l’essentiel.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 12.69
couvert
le 17/04 à 09h00
Vent
1.26 m/s
Pression
1022 hPa
Humidité
91 %

Sondage