Peinte par Nacle en octobre 2025, la fresque représente un chandelier à sept branches, symbole du judaïsme, à côté d'une tête de mort recouverte du keffieh palestinien. Elle est intitulée"Memento mori sicut illi" (ou "Souviens-toi que tu vas mourir"). Suite à un signalement du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), la Ville de Besançon a décidé de la recouvrir.
Les réactions politiques
Séverine Véziès, candidate LFI à l’élection municipale de Besançon
"Victor Hugo écrivait :-"La censure est mon ennemie littéraire, la censure est mon ennemi politique. La censure est de droit improbe, malhonnête et déloyale. J'accuse la censure-". Je m'inscris pleinement dans cette horizon de liberté. L'art nous questionne, nous interpelle. Il peut parfois choquer. Il peut parfois nous éveiller. Une œuvre est sujet à la subjectivité de celles et ceux qui la regarde. Mais la subjectivité n'est, par définition, pas la vérité mais une vérité pour celui qui la ressent comme telle.
On n'organise pas le vivre ensemble sur la subjectivité des un·es et des autres. Mais à travers des règles, des lois, dont seule la justice peut vérifier le respect ou le non respect. C'est ce que l'on appelle un État de droit. Je m'inquiète donc des dérives qui visent à aller à l'encontre de ces principes. Ce n'est ni à une organisation, ni à une collectivité, ni à quiconque, autre qu'un juge, de "juger" ou pas du caractère infractionnel d'une oeuvre d'art.
La décision de la ville de Besançon de faire effacer la fresque de Nacle, sans décision d'un juge et en invoquant non pas ce qui est reproché à cette fresque mais au nom de la "politique antitag" est d'une hypocrisie incroyable. Mais très certainement que les échéances électorales prochaines ne sont pas sans rapport avec cette décision non assumée.
En tout état de cause, pour ma part, ma ligne sera toujours de combattre la censure".
Jean-Philippe Allenbach, président du mouvement Franche-Comté
"Comme suite au dépôt de la plainte du CRIF de Besançon à propos d'une fresque figurant sur un bâtiment publicdont il jugeait le caractère antisémite, le Mouvement Franche-Comté prie Mme la Maire de bien vouloir présenter ses excuses à toutes celles et tous ceux que cette fresque urbaine aurait pu blesser.
Pour le Mouvement Franche-Comté l'usage permanent par la mairie de l'espace public pour y développer sa propagande islamo-gauchiste et son idéologie écolo-wokiste, ce qui lui valu d'être condamnée le 26 juin dernier par le tribunal pour avoir "porté gravement atteinte à la neutralité de l'espace public" à propos du drapeau palestinien arboré, "ça commence à bien faire !" ( comme dirait Nicolas Sarkozy )".



