GE Belfort: le Conseil départemental appelle dans une motion à "préparer l'après GE"

Publié le 15/10/2020 - 07:18
Mis à jour le 15/10/2020 - 07:18

Le Conseil départemental du Territoire de Belfort a voté à l’unanimité, mercredi, une motion réclamant « une stratégie publique de la filière énergétique » et appelant le gouvernement à « préparer l’après GE » pour « sauver l’industrie française de l’énergie ».

 © GE Power
© GE Power

L’intersyndicale du site de GE à Belfort a appelé à une grande manifestation le 24 octobre « pour dire stop au démantèlement du site ».

Dans leur motion, les élus déplorent que "cinq ans seulement après le rachat de la branche énergie d'Alstom, GE accélère son calendrier de démantèlement de la filière de production d'électricité".

Selon les signataires, "ce n'est pas seulement la fermeture d'un site (Belfort) qui menace, mais la perte de contrôle d'un secteur vital (celui de l'énergie) pour notre pays".

Marqué par un plan social de 485 suppressions de postes dans l'entité gaz en 2019, le site de GE à Belfort a perdu plus de 1.000 emplois ces cinq dernières années, passant de 4.500 salariés à environ 3.400.

Un nouveau plan social doit conduire à la disparation de l'activité Hydro (équipements pour centrales hydroélectriques) à Belfort, avec 89 suppressions de postes. Et des menaces planent aussi sur l'activité de Steam, celle des centrales nucléaires, selon les syndicats.

Les élus estiment que "la plupart des compétences et des capacités de production détenues par GE en Europe sont aujourd'hui menacées de disparition, dans des secteurs aussi stratégiques que les turbines gaz et vapeur, les turbines hydrauliques, les conversions, les réseaux électriques".

Selon eux, "le gouvernement doit préparer l'après GE, trouver ou construire une solution de reprise des activités de GE en France et en Europe". "Il y a urgence à faire émerger de nouveaux acteurs français et/ou européens de l'énergie qui pérenniseront l'activité de nos sites industriels, les savoir-faire de nos salariés", poursuivent-ils.

(AFP)

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