Huit mois de prison pour l'agresseur au marteau

Publié le 28/08/2013 - 21:07
Mis à jour le 28/08/2013 - 21:11

L’homme qui avait frappé de plusieurs coups de marteau l’ancien compagnon de son ex-femme, rue de Pontarlier à Besançon, a été condamné à huit mois de prison ferme ce mercredi 28 août 2013.

TRIBUNAL CORRECTIONNEL

Le 23 juillet 2013 vers 13h30, les clients de l'Osteria enoteca italiana, rue de Pontarlier, sont attablés lorsqu'ils voient un homme en frapper un autre avec un marteau. Heureusement un témoin intervient en brandissant une chaise devant l'homme au marteau, qui disparaît en voiture. Se rendant compte de la gravité de son acte, il se présente dans la foulée au commissariat de Besançon.

"J'ai tapé c'est vrai mais il avançait, je voulais seulement l'impressionner avec le marteau", a-t-il expliqué, ce mercredi 28 août 2013 devant le tribunal correctionnel de Besançon. Cet électricien sans histoires de 42 ans avait été appelé à la rescousse par la mère de son ex-compagne, dont il a une enfant. Angoissée, la dame lui avait dit que l'ancien compagnon de sa fille tambourinait à la porte de la femme. Le quadragénaire fonçait aussitôt chez son ex-compagne et tombait nez-à-nez avec l'homme. Il avait alors pris un marteau dans sa voiture "pour lui faire peur, qu'il ne revienne plus l'importuner", affirme-t-il. "Vu sa corpulence je n'avais aucune chance", a-t-il ajouté devant les juges.

Son avocat Me Julien Vernet, rappelle que son client avait déposé deux plaintes pour menace de mort contre la victime et souligne l'attitude menaçante de la victime. L'avocat voit "le geste désespéré d'un homme acculé par une situation qui le dépasse".

"Un triangle amoureux"

L'avocat de la victime, Me Le Denmat, conteste pour sa part la version du prévenu. Son client n'était en aucun cas menaçant ou agressif. Il a pris des coups, très violents qui lui ont valu 10 jours d'ITT (interruption temporaire de travail). Selon lui, cette affaire est basée sur "un triangle amoureux, un conflit de sentiments sans violence au départ ou la femme se joue des deux hommes".

La procureure Anne-Laure Cazeneuve ne croit pas non plus à l'impulsion du "preux chevalier" au secours de sa belle mais à la manifestation d'un "profond ressentiment" de l'agresseur à l'égard de l'autre. Elle requiert 12 mois dont 6 avec sursis et le maintient en détention.

Les juges ont finalement condamné le prévenu à 12 mois de prison dont 4 avec sursis pendant 2 ans, soit 8 mois de prison ferme. Mais ils n'ont pas prononcé pas son maintien en détention.     

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