Journée de grève nationale : "On en a assez de ne pas être reconnu à notre juste valeur"

Publié le 26/01/2016 - 12:18
Mis à jour le 26/01/2016 - 15:28

Près de 600 personnes (selon la police et les syndicats) ont manifesté dans les rues de Besançon ce mardi 26 janvier 2016 dès 10 h 30, journée de grève national dans les services publics. Professeurs des écoles, de collège, personnel hospitalier, ou des collectivités territoriales, tous se rejoignent pour demander une revalorisation de leur salaire.

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"Nous demandons des augmentations de salaire, une valorisation immédiate du point d'indice, le rattrapage du pouvoir d'achat, à titre d'exemple, j'ai perdu 360 euros par mois depuis 2010. Et bien sûr nous demandons pour les hôpitaux la suppression de la loi Santé qui va entraîner 2 000 suppressions de postes dans les hôpitaux et de regroupements, ce qui sera catastrophique pour la population" explique Pascale Letombe, secrétaire départementale de la santé CGT

Côté éducation, Blandine Turki, co-secrétaire départementale du SNuipp-FSU et de la FSU, explique que : "On en a assez de ne pas être reconnu à notre juste valeur. Ça fait 6 ans que le point d'indice est gelé, on voit notre salaire diminuer. De plus, on est à la traîne par rapport aux autres pays d'Europe : par exemple, on touche 600 euros de moins qu'un autre professeur des écoles en Allemagne et à statut égal par rapport aux professeurs des collèges et des lycées, on touche 300 euros de moins par mois avec le même diplôme." Elle dénonce également que "nos classes sont surchargées, on a des programmes qui changent tous les 4 à 5 ans et là, on n'a aucune perspective dans une amélioration de nos conditions de travail."

Toutefois, "Il est vrai qu'il y a eu des créations de postes, mais simplement pour faire face à la hausse démographique actuelle." La co-secrétaire départementale du SNuipp-FSU et de la FSU précise que "On n'est pas revenus à un taux moyen de professeurs des écoles comme il y avait avant l'arrivée de Sarkozy au pouvoir qui a supprimé tous ces emplois de professeurs des écoles. Il manque encore des créations de postes de Hollande selon ses promesses, mais il n'a pas encore tenu sa promesse." 

Du côté des collectivités territoriales, et notamment à Besançon et Grand Besançon, Jean-François Longaretti, secrétaire général du syndicat Force ouvrière mairie, CCAS et CAGB explique "Cela fait 5 ans que nos salaires n'ont pas bougés". De plus, "les agents qui font des carrières complètes dans une collectivité territoriale vont devoir travailler encore entre 3 et 5 ans de plus pour arriver au même résultat qu'aujourd'hui". Le secrétaire général du syndicat Force ouvrière mairie, CCAS et CAGB dénonce également l'accord dit PPCR "qui a coûté 50 milliards d'euros au gouvernement pour financer les entreprises et qui nous le fait ressentir quotidiennement dans les collectivités territoriales".

Social

”Danger grave et imminent” : FO demande la suspension des bus et tramways le 24 octobre à Besançon

Dans une lettre ouverte du 23 octobre 2026 et adressée au préfet du Doubs, le syndicat Force ouvrière Besançon Mobilités alerte sur les risques pour les conducteurs et les usagers du réseau Ginko alors que des manifestations sont organisées, même non déclarées, au centre-ville. Il demande la prise d’un arrêté préfectoral pour suspendre la circulation des transports en commun dans les secteurs jugés sensibles.

Les manifestations non déclarées interdites samedi 24 octobre dans le centre-ville de Besançon

Selon un communiqué du 23 octobre 2026, la préfecture du Doubs interdit tout rassemblement sur la voie publique dans le centre-ville de Besançon, samedi 24 octobre, de 9 h à minuit. Cette décision fait suite à des appels à manifester diffusés sur les réseaux sociaux, alors qu’aucun organisateur ni parcours n’ont été identifiés. Des restrictions supplémentaires s’appliqueront dans l’ensemble du département.

À Planoise, Mission locale et France Travail désormais sous le même toit

La Mission locale du bassin d’emploi de Besançon vient d’intégrer les locaux de France Travail dans le quartier prioritaire de Planoise. Le préfet du Doubs, Rémi Bastille, s’est rendu sur place ce jeudi 22 octobre 2026 pour inaugurer cette installation qui vise, selon la préfecture du Doubs, à assurer « une offre de service de proximité plus accessible et plus cohérente, au service de l’accompagnement des jeunes vers l’emploi ».

Manifestation " Acte II " : l’intersyndicale dénonce l’absence de réponse politique et soutien la mobilisation du 24 octobre

Dans un communiqué, l’intersyndical CGT éduc’ation, FO, FSU, Solidaires renouvelle son soutien au mouvement lycéen et appelle à soutenir les mobilisations du samedi 24 octobre 2026. À Besançon, le rendez-vous est donné à 14h place de la Révolution. Pour rappel, la préfecture a interdit les manifestations non déclarées. Les personnes qui ne respecteraient pas cette interdiction s’exposent à une amende forfaitaire délictuelle de 135 euros.

À Besançon, un rassemblement citoyen prévu lundi 19 octobre contre les violences urbaines

#TouchePasÀMaVille • À l’appel de France urbaine et de l’Association des maires de France, relayé par la Ville de Besançon, un rassemblement républicain et transpartisan est annoncé lundi 19 octobre 2026, place du 8 Septembre, devant l’Hôtel de Ville de Besançon. L’initiative, placée sous le mot d’ordre #TouchePasÀMaVille, entend réunir les citoyens autour du refus des violences et de la défense des valeurs républicaines.

Manifestation du 17 octobre à Besançon : plusieurs policiers blessés et neuf interpellations

MISE À JOUR À 17H08 • La manifestation organisée à Besançon, samedi 17 octobre 2026, qui avait commencé dans le calme, s’est progressivement tendu au fil du parcours, avant de donner lieu à des affrontements et à des dégradations à proximité de la préfecture et au centre-ville. Trois policiers ont été blessés et neuf personnes ont été interpellées.

Manifestation du 17 octobre à Besançon : retour en images sur l’évolution des évènements

VIDÉO • La manifestation organisée à Besançon le samedi 17 octobre 2026 a rassemblé entre 9 500 personnes, selon la préfecture du Doubs, et 12 000, selon les syndicats. D’abord pacifique, le rassemblement s’est progressivement tendu au fil du parcours, avant de dégénérer en affrontements et en dégradations à l’approche de la préfecture. Les violences se sont ensuite déplacées dans plusieurs secteurs du centre-ville, jusqu’aux abords des quais.

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