Jura : deux hommes condamnés à trois et quatre ans de prison pour l'incendie d'une antenne-relais

Publié le 21/07/2020 - 08:16
Mis à jour le 21/07/2020 - 08:35

Deux hommes de 39 et 58 ans opposés au déploiement de la 5G pour des raisons environnementales ont été condamnés ce lundi 20 juillet 2020 à trois et quatre ans de prison ferme pour avoir incendié une antenne-relais dans le Jura.

Le tribunal correctionnel de Lons-le-Saunier les a également reconnus coupables d'avoir tenté d'incendier un restaurant McDonald's à Champagnole (Jura) début mai.

Ce ne sont ni des "ultra-radicaux de gauche" ni de "fervents activistes", mais "l'un et l'autre sont encore convaincus de la justesse de leurs thèses", alors que les incendies d'antennes-relais et de McDonald's se multiplient en France, a mis en garde le procureur de la République de Lons-le-Saunier, Lionel Pascal, avant de requérir des peines de 4 ans et demi et 6 ans de prison.

"Sur internet, on ne voit que ça, le côté néfaste de la 5G sur la santé et sur les animaux", a expliqué devant le tribunal le prévenu le plus jeune, un homme tatoué aux cheveux châtains lui tombant sur la nuque, chez lequel ont été retrouvés plusieurs cocktails Molotov.

Cet homme sans emploi de 39 ans, décrit par un psychiatre comme un "écologiste, idéaliste passionné, qui rêve d'un système politique nouveau", a reconnu avoir incendié une antenne-relai, des engins de chantier et avoir essayé de mettre le feu à un restaurant McDonald's.

"Maintenant, d'autres vont prendre ma place", a-t-il prédit. "Vous utilisez régulièrement votre téléphone et internet, mais les autres n'auraient pas le droit de le faire ? C'est un mépris considérable, en plus on est en plein confinement dans une région qui a besoin de pouvoir contacter les secours", a plaidé Me Frédéric Verra, l'avocat d'Orange dont l'antenne a été incendiée.

Mais pour Me Sophie Lorimier-Baudot, conseil du prévenu, "la 5G depuis 2017 pose question et des scientifiques de tous bord demandent un moratoire". "Ces craintes ont été exacerbées par le confinement", a-t-elle fait valoir. Son acolyte de 58 ans a admis avoir participé à la tentative d'incendie du McDonald's de Champagnole. "On demande aux petits restaurants de fermer à cause du Covid et le gouvernement laisse ouvrir le McDo. La situation est aberrante !", a-t-il soutenu devant les juges.

Condamné à de multiples reprises pour des vols et des violences, il avait finalement repris une pizzeria qu'il n'a pu rouvrir après le confinement. Le quinquagénaire aux longs cheveux poivre et sel réfute en revanche avoir incendié l'antenne-relais de Foncine-le-Haut (Jura). Son ADN a pourtant été retrouvée sur place.

(Source AFP)

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Justice

Besançon : 15 ans de réclusion pour le meurtre d’un Bosniaque sur fond de trafic de drogue

Un homme de 20 ans a été condamné mercredi à 6 février 202615 ans de réclusion pour le meurtre d'un quadragénaire bosniaque à Besançon en 2023 sur fond de trafic de drogue, des faits commis alors qu'il était mineur, a-t-on appris auprès des avocats impliqués.

Un des deux évadés de Dijon condamné à 12 ans de réclusion pour violences sur son ex

Un des deux hommes qui s'était évadé fin novembre de la prison de Dijon, avant d'être rapidement repris, a été condamné lundi à Lons-le-Saunier à 12 ans de réclusion pour des violences sur son ex-compagne, qu'il avait éborgnée en lui plantant une fourchette dans l'oeil.

Il avait tué son compagnon en l’écrasant : peine de 15 ans de prison confirmée en appel   

Un homme de 46 ans a été condamné jeudi 22 janvier 2026 en appel à Lons-le-Saunier à 15 ans de réclusion criminelle pour avoir tué son compagnon en 2022 en lui roulant dessus avec sa voiture, la même peine que celle infligée il y a un an en première instance. L'accusation avait requis 25 ans de réclusion.

Le ”droit de correction parentale” n’existe pas, rappelle la Cour de cassation

La Cour de cassation a rendu mercredi 14 janvier 2026 une décision dans une affaire portant sur des faits de violences commises par un père sur ses enfants. Cette décision intervient après la relaxe prononcée par la cour d’appel de Metz le 18 avril 2024, fondée notamment sur l’invocation d’un prétendu ”droit de correction”.

Espoir pour Fralsen à Besançon : des offres déposées au tribunal…

Placée en redressement judiciaire, l’entreprise Fralsen, basée à Besançon, dispose désormais de nouvelles perspectives. Selon nos informations, plusieurs offres de reprise ont été déposées auprès du tribunal des affaires économiques de Lyon. Une étape cruciale alors que la société doit impérativement trouver un repreneur d’ici le 5 février 2026.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 12.82
nuageux
le 05/02 à 15h00
Vent
1.89 m/s
Pression
988 hPa
Humidité
65 %