Jusqu'à quatre ans ferme pour les membres d'un gang de voleurs de fret

Publié le 07/10/2016 - 08:30
Mis à jour le 07/10/2016 - 15:44

Treize ressortissants roumains qui écumaient les aires d’autoroute en France, pour voler la cargaison de poids lourds en stationnement, ont été condamnés à des peines allant jusqu’à quatre ans de prison ce jeudi 6 octobre 2016 à Besançon.

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12 prévenus

Rappel des faits  

  • D'après les enquêteurs de la section de recherches de Besançon, en charge des investigations, les douze prévenus  avaient participé à des niveaux divers à plus d'une vingtaine de vols et tentatives de vol de fret. Le montant du préjudice de ces vols, perpétrés dans 11 départements - Marne, Haute-Marne, Seine-et-Marne, Eure-et-Loir, Loir-et-Cher, Saône-et-Loire, Yonne, Ain, Jura, Doubs, Charente - s'élève à 430.000 euros.
  • Sur les aires de repos, les malfrats en camionnette délestaient les camions transportant des parfums, du matériel multimédia ou encore des vêtements de luxe, profitant du repos des chauffeurs.  La marchandise volée était ensuite stockée dans un entrepôt de la région  parisienne, avant d'être envoyée en Roumanie et recommercialisée via une  société roumaine dénommée "Moldomino", spécialisée dans les échantillons de parfum et les testeurs.

L'affaire devant la justice

Présenté comme le responsable de cette organisation basée en France à Paris, Bogdan Patrusel, 36 ans, a été condamné par le tribunal correctionnel de Besançon à quatre ans de prison ferme et 15.000 euros d'amende.

Les douze autres prévenus, âgés de 22 à 40 ans, ont été condamnés à des peines comprise entre 3 ans d'emprisonnement dont un an avec sursis à 3 mois de prison avec sursis, assorties de plusieurs dizaines de milliers d'euros d'amende.

Le tribunal a suivi les réquisitions de la procureure Margaret Parietti qui a dépeint un "réseau organisé", constitué de personnes pour la plupart originaires de la région roumaine de Baia Mare, "berceau de ces vols de fret qui pullulent sur notre territoire". Les avocats de la défense ont minimisé l'implication de leurs clients respectifs poursuivis pour "association de malfaiteurs".

"Il ne s'agit pas d'un gang de personnes armées et dangereuses, mais uniquement d'atteintes aux biens réalisées par des gens assez astucieux", a fait valoir l'avocat de Bogdan Patrusel, Me Randall Schwerdorffer, soulignant "l'absence d'arme, de menaces et de violences".

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