La Cour des comptes épingle la mauvaise organisation du travail dans la police

Publié le 13/01/2021 - 10:40
Mis à jour le 13/01/2021 - 09:39

Excessivement complexe », « inadaptée » et « opaque »: la Cour des comptes épingle, mardi dans un rapport, l’organisation du travail dans la police à l’origine d’une explosion des heures supplémentaires, estimées à 20,9 millions fin 2019 et que le ministère de l’Intérieur s’est engagé à indemniser.

"L'existence d'un tel stock et le niveau actuel du flux témoignent de l'inadaptation de l'organisation du travail au sein de la police nationale", cingle, dans ce rapport, Pierre Moscovici, président de la Cour des comptes.

  • Les heures supplémentaires, qui culminent à 49,9 millions en incluant les autres droits à repos, représentent un coût de 825,5 millions d'euros, "soit près de 9% des dépenses de personnel de la police nationale", selon les calculs des Sages de la rue Cambon.

La Cour pointe "une gestion de court terme" à l'origine d'"une dette dont la résorption va obérer les capacités opérationnelles et le budget de la police nationale". Les Sages dénoncent notamment un système "excessivement complexe" dans lequel "des régimes de travail multiples peuvent coexister au sein d'un même service, voire d'une même unité".

Le rapport préconise ainsi de décliner par grande mission (sécurité publique, police judiciaire, ordre public, etc.) l'organisation du temps de travail des policiers pour "ne plus générer d'heures supplémentaires que de manière frictionnelle".

"La croissance du nombre d'heures supplémentaires effectuées par les agents de la police nationale ne constitue pas une anomalie", a répondu à la Cour Gérald Darmanin, rappelant la "très forte augmentation de leurs sollicitations" depuis 2015. Le ministre de l'Intérieur concède cependant qu'une "politique de résorption adaptée et progressive" est nécessaire. Après de premières indemnisations fin 2019, deux nouvelles campagnes ont été menées en 2020, concernant 2,2 millions d'heures pour un montant total de 27,1 millions d'euros, a souligné M. Darmanin.

Cet effort "sera poursuivi en 2021", ajoute-t-il, rappelant que l'année 2020 a conduit à "un moindre engagement de certaines unités" en raison de la pandémie de Covid-19.

S'agissant de l'organisation du temps de travail des policiers, Gérald Darmanin a rappelé qu'une expérimentation lancée en 2019 sur de nouveaux cycles de travail, octroyant davantage de week-ends aux policiers, était en cours et serait prolongée jusqu'au printemps.

(Source AFP)

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