La droite quitte le conseil municipal avant de parler des migrants : "un fait aussi inédit que grave" pour J-L Fousseret

Publié le 09/11/2016 - 09:13
Mis à jour le 17/04/2019 - 11:27

Lors du dernier conseil municipal de Besançon qui s’est tenu lundi 7 novembre 2016 à l’Hôtel de Ville, les deux conseillers municipaux du Front national ont voté une motion pour une ville « sans migrants ». Lors de ce vote, les conseillers municipaux Les républicains quelques UDI ont quitté la salle avant de s’exprimer par vote… « Il s’agit d’un fait aussi inédit que grave qui s’est déroulé en fin de séance », selon le maire Jean-Louis Fousseret. 

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Alors que l’assemblée municipale s’apprêtait à évoquer la motion soumise par le Front national qui abordait sans ambiguïté, au travers de la thématique des migrants, des idées de rejet et de haine, le groupe "Les Républicains" ainsi qu’une partie du groupe UDI a choisi de quitter la salle, sans aucune autre explication qu’"on vous laisse entre vous". En dépit de plusieurs demandes de justification de la part de Jean-Louis Fousseret, aucun autre argument n’a été avancé. 

"Nous avons vécu hier soir un déni de démocratie et une fissure Républicaine inédite à Besançon" indique le maire dans un communiqué, "Le principe du « courage…fuyons » est inacceptable quand des propos insoutenables sont portés par le FN et font l’objet d’un débat public qui permet de le combattre".

Il ajoute que "Ces postures sont insupportables et démontrent surtout que les calculs politiciens sont plus forts que les convictions de la part de cette droite bisontine qui a clairement choisi le refus du combat des idées du FN." 

Pourquoi ce départ ?

Le maire de la ville et son entourage politique constatent que "la droite bisontine se trouve bien embarrassée face à une motion du FN pourtant transparente !" et se demande "pourquoi ?"

Ils supposent que "par un simple calcul tristement politicien : s'y opposer en apportant des arguments de fond, c'est prendre le risque de ne plus être dans la ligne ambiguë du discours toujours plus dangereusement droitier. L'accepter, c'est bien évidemment renier au grand jour des valeurs portées comme un étendard de vertu… sauf quand il faut s'y opposer publiquement et sans ambigüité." Jean-Louis Fousseret en conclut que "dans ce type de combat, ne pas s'opposer, c'est honteusement adopter le discours haineux du FN !"

À ce titre, le maire salue l'attitude des élus du groupe Modem ainsi que celle d'une élue du groupe UDI "qui ont choisi de se dissocier de leurs partenaires politiques pour rester et expliquer leur vote d'opposition à cette motion", en citant l'article 6 du Règlement intérieur. 

"Une plaie ouverte pour Besançon"

Pour Jean-Louis Fousseret, "cet épisode restera une plaie ouverte au sein du conseil municipal et dans notre ville." Il ajoute que "nous avions illusion de partager des valeurs républicaines entre la droite et la gauche pour mieux combattre le FN".

Selon lui, "l’attitude de 8 élus de droite a mis au grand jour leur cynisme et leur manque de courage face à cette motion insultante pour nos valeurs républicaines, insultante pour tous les étrangers qui ont défendu notre pays au cours des différents conflits jusqu’au sacrifice suprême et dont le nom s’égrène sur nos lieux de mémoire, insultante aussi pour tous ces immigrés venus d’Italie, d’Espagne, du Maghreb, de Pologne, du Chili, d’Asie… qui ont tant apporté à la France." Et d'ajouter "Que serions-nous en effet sans Marie Sk?odowska-Curie, sans Ivo Livi dit Yves Montant, sans Shahnourh Varinag Aznavourian dit Charles Aznavour, sans Raymond Kopaszewski dit Raymond Kopa, sans Wilhelm Apollinaris de Kostrowitski dit Guillaume Apollinaire… ?"

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