La galette 2014 a du mal à passer chez les boulangers

Publié le 14/01/2014 - 11:54
Mis à jour le 14/01/2014 - 16:28

C’est une tradition. Tous les ans, le préfet du Doubs accueille les représentants de la profession boulangère pour la cérémonie de la galette des rois. Jean-Luc Viennet, président de l’Union patronale de la boulangerie du Doubs a présenté ses voeux de bonne année et en a profité pour faire passé quelques messages à Stéphane Fratacci…

Cinq apprentis du CFA Hilaire de Chardonnet ont remis au préfet la traditionnelle galette. À la frangipane bien sûr, mais aussi la célèbre galette comtoise en pâte à choux. Occasion pour Jean-Luc Viennet d’adresser ses voeux de santé et de générosité au préfet, mais aussi de rapidement rappeler que la profession souffre. “En ce moment rien n’est simple au niveau de nos professions artisanales : huit entreprises boulangères ont été mises en liquidation judiciaire, dans notre département en 2013. C’est deux de plus que les années précédentes”.

L’union patronale de la boulangerie a donc décidé, aux coté des artisans, de participer à la campagne de contestation de l’UTA “Sacrifiés, mais pas résignés”  contre le poids croissant des prélèvements obligatoires. 

Pour président de l’Union patronale de la boulangerie du Doubs, la situation est inquiétante : augmentation de la TVA, fin annoncée de l’aide à l’apprentissage, nouvelles formes de concurrence.”La situation nous inquiète, car elle n’arrive pas à son terme, et les signes promis d’apaisement et de reprise sont modestes. On a beau me dire, à droite et à gauche que la société évolue, une concurrence déloyale reste déloyale et une règle du jeu qui change au gré des individus pour vendre le même produit est néfaste à toute profession”. Jean-Luc Viennet met clairement en cause les “points chauds” qui peuvent ouvrir 7j/7 alors que le boulanger doit observer un jour obligatoire de fermeture. 

Ce point sera d’ailleurs le thème d’une rencontre à venir avec l’unité territoriale du Doubs, de la direction régionale des entreprises de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (Direccte). 

Stéphane Fratacci, a pour sa part déclaré avoir entendu les préoccupations des boulangers en souhaitant que 2014 “permette aux entreprises artisanales de trouver une activité économique aux rendez-vous et de tenir compte des nouvelles habitudes de consommation”. 

Le préfet du Doubs a indiqué que l’État souhaitait, via le pacte pour l’artisanat et les différents dispositifs (contrats de génération, simplification de la reprise d’entreprise, nouveau bac artisanat)  accompagner l’évolution de l’activité boulangère et accompagner l’entreprise artisanale aux différents stades de son développement.

Reste que la profession n’est pas en manque de bras, sauf par endroits, notamment sur la zone frontalière qui peine plus à recruter.  On compte une centaine de jeunes apprentis en boulangerie  au CFA Hilaire de Chardonnet de Besançon  et une soixantaine à Bethoncourt dans le Pays de Montbéliard, même “si parfois,  pour certains jeunes et parents, cette formation est une voie de garage” regrette Jean-Luc Viennet.

Economie

Dégradations des 17 et 18 octobre : l’Urssaf et le CPSTI mobilisés pour soutenir les commerces touchés

À la suite des dégradations et des vols survenus les 17 et 18 octobre, l’Urssaf et le Conseil de la protection sociale des travailleurs indépendants (CPSTI) annoncent mettre en place des mesures d’accompagnement à destination des commerçants et des professionnels concernés. Au programme : des dispositifs de soutien à la trésorerie, des reports de cotisations et des aides financières exceptionnelles pouvant atteindre 6 000 euros, sous certaines conditions.

Magasins fermés, horaires réduits… des commerçants de Besançon redoutent de nouveaux débordements le 24 octobre

À la veille d’un ”Acte II” annoncé contre la vie chère, le prix du carburant et pour les revendications lycéennes, les commerces du centre-ville de Besançon s’organisent. Entre fermetures anticipées, horaires réduits et maintien de l’activité sous surveillance, les professionnels redoutent de nouveaux débordements après les dégradations et pillages du samedi 17 octobre.

Découvrez monJob.info, la plateforme de l’emploi en Bourgogne Franche-Comté !

En recherche d’emploi ou à la recherche de nouveaux talents, monJob.info facilite la rencontre entre candidats et recruteurs dans la région. Ce site dédié à l’emploi rassemble des offres, des actualités économiques et des informations utiles pour mieux comprendre le marché du travail local.

À Besançon La Table des Copains cultive l’art de rassembler, bien au-delà de l’assiette

À Besançon, Nicolas Pirolley et sa compagne Audrey ont quitté la franchise Ninkasi pour ouvrir le 10 octobre dernier leur propre établissement "La Table des Copains" en lieu et place de l’ancienne enseigne située rue Guillaume Apollinaire dans la ZAC Chauteaufarine. Leur objectif : faire de cette nouvelle brasserie un véritable lieu de vie et de convivialité.

À Planoise, Mission locale et France Travail désormais sous le même toit

La Mission locale du bassin d’emploi de Besançon vient d’intégrer les locaux de France Travail dans le quartier prioritaire de Planoise. Le préfet du Doubs, Rémi Bastille, s’est rendu sur place ce jeudi 22 octobre 2026 pour inaugurer cette installation qui vise, selon la préfecture du Doubs, à assurer « une offre de service de proximité plus accessible et plus cohérente, au service de l’accompagnement des jeunes vers l’emploi ».

Commerces dégradés le 17 octobre 2026 : le gouvernement annonce un plan de soutien économique aux entreprises sinistrées

À la suite des violences urbaines des 17 et 18 octobre 2026, qui ont provoqué des dégâts dans plusieurs milliers de commerces en France, y compris à Besançon, le gouvernement déploie une série de mesures destinées à soutenir les entreprises touchées. Activité partielle financée par l’État, reports de charges, prêts à taux zéro et aides d’urgence figurent parmi les dispositifs annoncés.

Nouveau à La Vèze : des plats familiaux à emporter inspirés de la cuisine italienne

Après une carrière dans les secteurs bancaire, des assurances et de l’automobile, Marie Bernard a finalement souhaité donner un nouveau sens à sa carrière en devenant indépendante. Le 11 septembre 2026, elle a concrétisé un projet qui lui tenait à coeur en ouvrant son activité autour de la cuisine italienne. Situé à la Vèze, l’enseigne Da Maria propose une sélection de plats familiaux inspirés de la cuisine italienne, à emporter. Nous lui avons posé quelques questions sur son activité.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 10.34C°
couvert
le 24/10 à 14h00
Vent
5.81 m/s
Pression
1023 hPa
Humidité
68 %

Sondage