La gendarmerie française s’intéresse au tueur suisse

Publié le 05/01/2013 - 10:22
Mis à jour le 05/01/2013 - 10:22

La gendarmerie française de Haute-Savoie, qui enquête sur la tuerie de Chevaline, près d'Annecy, s'intéresse à l'auteur de la tuerie de Daillon, dans le canton suisse du Valais, survenue mercredi soir, a-t-on appris vendredi de source policière à Sion (canton du Valais).

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« La police française de Haute-Savoie, qui s’interroge sur un éventuel rapport entre cette tuerie et les homicides non élucidés survenus ces dernières années dans la région, a déposé une demande en ce sens », a déclaré le porte-parole de la police cantonale. Le tueur de Daillon, blessé au thorax par la police suisse au moment de son interpellation, est hospitalisé dans le canton. 

De son côté, la gendarmerie précise avoir demandé qu’on lui transmette des « éléments du dossier ». « Il y a juste eu une demande faite par la cellule denquête sur Chevaline davoir des éléments du dossier. Il ny a pas daudition, pas de transport prévu en Suisse« , a-t-elle déclaré.

Il ny a « pas déléments caractéristiques« , évoquant des similitudes entre les deux affaires, cette demande déléments du dossier est routinière, afin de « fermer des portes« .  Pour sa part, la police du Valais a indiqué vendredi soir que l’on semble s’acheminer vers une tragédie locale, l’auteur de la tuerie ayant déclaré, lors d’un premier interrogatoire, avoir voulu régler par son geste « un problème familial de longue date« .

3 morts, deux blessés

L’auteur de la tuerie, qui a fait 3 morts et deux blessés, a également dit « suivre un traitement psychologique ».  Une instruction judiciaire a été ouverte à son encontre pour assassinat notamment, et son placement en détention provisoire a été requis. Une expertise psychiatrique a également été ordonnée.  Par ailleurs, l’auteur des meurtres était en possession d’un véritable arsenal.

Selon le ministère public suisse, il détenait notamment deux mousquetons, un fusil de chasse à grenaille, une carabine à plomb, un pistolet d’alarme.  Il détenait également plusieurs dizaines de cartouches, des bandes de chargement pour mitrailleuses, des poignards et des baïonnettes.  Le jeune homme, un marginal de 33 ans dont l’identité n’a pas été révélée et qui vivait dans le hameau de Daillon, a tué 3 femmes, et blessé deux hommes. L’un des blessés serait son oncle, selon des informations non confirmées.  Il a fait feu avec au minimum deux armes, un mousqueton de l’armée suisse et un fusil à grenailles dont la provenance est inconnue, et a tiré plusieurs dizaines de coups.

Des similitudes avec la tuerie de Chevaline ?

Le journal britannique The Telegraph, dans son édition de vendredi a estimé pour sa part qu’il y a des similitudes entre la tuerie de Daillon et celle de Chevaline (Haute-Savoie), le 5 septembre 2012, qui a fait quatre morts et un blessé. Selon le journal, le profil psychologique du tueur cherché par la gendarmerie française ressemble à celui du tueur suisse, qui a fait un séjour en psychiatrie.  Par ailleurs, l’arme du crime de Chevaline est un ancien Luger PO-6, une arme utilisée dans les années 30 dans l’armée suisse. Or, le tueur de Daillon s’est également servi d’une ancienne arme de l’armée suisse, un mousqueton.

Enfin, les quatre victimes d’Annecy ont été tuées de deux balles, ce qui laisse penser qu’il s’agissait d’un tireur entraîné. Or, le tueur de Daillon, passionné par l’armée, a voulu y faire carrière, avant d’en être exclu. Selon un de ses anciens camarades, interrogé par le journal valaisan Le Nouvelliste, depuis son exclusion de l’armée, l’homme n’était « plus du tout le même« .  Amateur d’armes, l’homme s’était vu retirer ses armes au moment de son hospitalisation en psychiatrie en 2005.

Placé sous tutelle, le tueur, qui ne travaillait pas, touchait une pension d’invalidité.  Il habitait la maison laissée par ses parents, au moment de leur divorce.

(source : AFP)

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