Le parlementaire indique avoir constaté, ce vendredi matin, dans le secteur des communes du plateau du sud du territoire, l’assèchement de nombreuses mares. "Dans ce secteur, de?pourvu de rivières ou de cours d'eau, ces mares constituent souvent les seuls points d'abreuvement accessibles aux animaux", indique la sénateur.

Des demandes de remplissage refusées aux chasseurs
Selon Cédric Perrin, plusieurs demandes de remplissage de mares, notamment formulées par la Fédération départementale des chasseurs du Territoire de Belfort, n’ont pas obtenu d’autorisation de la part de la Direction départementale des territoires.
Ces refus s’appuieraient sur les dispositions de l’arrêté sécheresse actuellement en vigueur, qui limite certains usages de l’eau afin de préserver la ressource durant cette période de tension hydrique. Le sénateur rappelle que la protection de l’eau demeure une priorité, tout en appelant à une approche adaptée aux enjeux de terrain.
Une demande d’adaptation de l’arrêté préfectoral
Pour Cédric Perrin, les restrictions doivent pouvoir être conciliées avec la nécessité de préserver la faune sauvage. ”La préservation de la ressource en eau est une nécessité que personne ne conteste”, affirme-t-il, tout en estimant qu’elle ”ne peut cependant conduire à laisser mourir la faune sauvage faute d’accès à un point d’eau”.
Le parlementaire demande ainsi au préfet d’autoriser le remplissage des mares, sous l’autorité des maires, afin de répondre aux besoins des animaux et de limiter les conséquences de la sécheresse.
Le sénateur appelle ainsi à ”concilier la gestion responsable de la ressource en eau avec la nécessité de protéger la biodiversité du Territoire de Belfort” face à un épisode de sécheresse qu’il qualifie d’exceptionnel.



