La Région Bourgogne Franche-Comté prévoit 1,9 milliard d'euros pour combattre la crise

Publié le 09/12/2020 - 15:40
Mis à jour le 09/12/2020 - 15:16

Vote cette semaine du budget primitif •

Marie-Guite Dufay, présidente de la région BFC, réunit les élus du Conseil régional en session plénière jeudi 10 et vendredi 11 décembre. Principal dossier à l’ordre du jour de l’assemblée : le vote du budget régional 2021 d’un montant de 1,939 milliard d’euros. Ce coût représente une hausse de 18,9 % par rapport au budget primitif 2020.

Avec les mesures d’urgence du printemps pour plus de 100 M€, un plan d’accélération de 435 M€, dont le déploiement va se poursuivre jusqu’en 2022, la mobilisation des fonds européens à hauteur de 116 M€, la protection des habitants de Bourgogne-Franche-Comté et de l’activité économique génératrice d’emplois a guidé l’action de la Région.

"Unité, humilité, prudence" sont les maîtres mots de la présidente de région ce mercredi, à la veille de la session plénière. Elle souhaite poursuivre la mise en place d'un filet de protection pour les acteurs touchés par les conséquences économiques et sociales de la crise sanitaire.

Et pour cela, il est prévu  :

Une réserve de précaution de 30 millions d'euros

La Région prévoit une "réserve de précaution" de 30 millions de crédits de fonctionnement qui ne seront pas exécutés tant que la collectivité n’aura pas plus de lisibilité sur ses recettes.

Une enveloppe exceptionnelle de 40 millions d'euros

D’autre part, une enveloppe "exceptionnelle de dépenses de fonctionnement" de 40 millions d’euros a été budgétée afin d’être en mesure de construire les éventuelles mesures d’urgence qui s’avéreraient nécessaires pour faire face à la situation.

"C'est un budget qui s'adapte à la crise. Pour les 40 millions d'euros, nous ne savons pas encore à quoi nous les destinerons. Nous sommes aujourd'hui dans une immense incertitude, tant sur le déconfinement du 15 décembre prochain, sur un possible reconfinement en janvier... Nous sentons qu'il faut que nous ayons les capacités pour faire face et je préfère prendre le temps pour bien affiner les besoins", affirme Marie-Guite Dufay qui précise que la Région "ne va pas ouvrir toutes nos dépenses au mois de janvier afin de maîtriser la situation" : "Tant que nous n'avons pas la finalisation de nos recettes (notamment lié à l'activité économique). Nous avons une grande inquiétude sur l'exploitation des PER . Au-delà il y a aussi la question du TGV. Cette question impacte notre région".

Recette (hors emprunt et gestion active de la dette) : 1,435,8 millions d'euros

©

Dépenses d'investissement : 726 millions d'euros (enseignement, formations professionnel et apprentissage, santé et actions sociales, aménagement des territoires, actions économiques, transports, gestion des fonds européens, Environnement...)

©

Dépense de fonctionnement (hors dette): 1.144,2 millions : "Le budget de fonctionnement aurait pu baisser, mais nous n'avons pas voulu le faire, car derrière, il y a des dépenses de services à la population. Nous ne voulons pas les renier. Nous augmentations les postes de formation.  Nous maintenons les mesures de protection d'achat comme les tarifs de bus, la restauration et l'hébergement de la rémunération des stagiaires... Nous ne revenons pas dessus", précise la présidente de région.

À noter : 4.100 places de formations supplémentaires sont prévues à destination des demandeurs d’emploi ainsi qu'un financement d’audits bas- carbone en faveur de l’agriculture, un élargissement des critères du dispositif Effilogis pour soutenir la rénovation énergétique, des aides aux acteurs économiques...

"Nous avons une capacité d'emprunt qui nous permet de pousser les lignes comme nous les poussons. Nous avons prévu un pilotage extrêmement serré en janvier et c'est pour cela que nous n'ouvrirons pas tout en début d'année", ajoute Marie-Guite Dufay.

©

Détails du budget de 1,9 milliard :

Réagir face à la crise et contribuer à la relance économique, en soutenant les acteurs économiques, préservant les emplois et protégeant les salariés : 399,4 M€ 

  • 118,3 M€ : Assurer la sauvegarde de l’activité économique et des entreprises
  • 171,3 M€ : Formation professionnelle et accompagnement des employeurs, des salariés et  des demandeurs d’emploi
  • 57,1 M€ : Formations sanitaires et sociales
  • 25,6 M€ : Accompagner les acteurs touristiques pour un développement du tourisme durable  et social
  • 15,1 M€ : Soutenir l’agriculture durable et résiliente
  • 12 M€ : Consolider l’économie sociale et solidaire

Anticiper l’avenir, en répondant aux enjeux de l’éducation, des mobilités et des solidarités : 299,8 M€ 

  • 37,8 M€ : Priorité à la recherche et à l’enseignement supérieur
  • 187,3 M€: Répondre aux enjeux des lycées modernes et engagés dans la transition  écologique
  • 20,6 M€ : Orientation et apprentissage
  • 32,5 M€ : Accompagner les acteurs culturels
  • 11,5 M€ : La politique sportive au cœur de l’action régionale
  • 7,9 M€ : Encourager la citoyenneté, la vie associative et l’autonomie des jeunes
  • 2,2 M€ : Participer au développement d’une offre de santé de proximité

Intensifier l’engagement de la Région dans les transitions énergétiques, écologiques et numériques : 780,2 M€

  • 0,4 M€ : Mise en œuvre du SRADDET (schéma régional d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires)  699,3 M€: Des solutions de mobilités adaptées au territoire et à la lutte contre le réchauffement climatique
  • 31 M€ : Accélérer la transition énergétique
  • 17,3 M€ : Contribuer à la reconquête de la biodiversité
  • 3,7 M€ : Forêt, filière bois et montagnes au cœur des transitions
  • 27,7 M€ : Investir massivement au service de la transition numérique
  • 0,7 M€ : Attractivité régionale

Garantir la coopération avec l’Europe, l’État, les territoires et les citoyens pour une action coordonnée, efficace et solidaire : 160,3 M€

  • 111,3 M€ : Poursuivre la mobilisation des fonds européens et assurer le démarrage de la programmation 2021-2027
  • 45,2 M€ : Conforter les actions pour un aménagement du territoire équilibré et solidaire
  • 2,8 M€: Poursuivre la coopération avec nos voisins et développer le rayonnement à  l’international
  • 1 M€ : Agir pour la démocratie participative

Mobiliser les ressources humaines et l’expertise : 300 M€

  • 188,7 M€ : Ressources humaines
  • 73,7 M€ : Finances (hors gestion active de la dette)
  • 37,6 M€ : Modernisation continue des services régionaux

À propos de la Relance Etat - Région ? 1,25 milliard d'euros prévu pour la BFC

Les élus régionaux examinent l’accord de relance État-Région Bourgogne-Franche-Comté pour 2021-2022, qui prévoit la mobilisation d'une enveloppe de près de 1,25 milliard d'euros au bénéfice de la Bourgogne-Franche-Comté

Cet accord prévoit la mobilisation d'une enveloppe de près de 1,25 milliard d'euros au bénéfice de la Bourgogne-Franche-Comté  à travers la mise en œuvre de 166 mesures, dont celles relevant du plan de relance européen REACT-EU (voir ci-après). er  Chiffres clés et budget prévisionnel :

  • Enseignement supérieur : 32,65 millions
  • Transition écologique : 251,68 millions
  • Mobilité multimodale : 323,88 millions
  • Cohésion des territoires (dont numérique) : 100,81 millions
  • Culture : 42,24 millions
  • Emplois - formations professionnelles : 65,13 millions
  • Développement économique et ESS : 162,95 M€
  • Santé : 128,16 M€
  • Sports : 16,50 M€
  • Agriculture et alimentation : 27,32 M€
  • Filière forêt / bois : 10,00 M€
  • Éducation : 82,55 M€

Plan de relance européen

Le plan de relance européen REACT EU permet de financer des mesures pour faire face à la crise sanitaire. Il doit contribuer à une « relance économique verte, numérique et résiliente ». L’enveloppe prévue dans le cadre de ce plan pour la Bourgogne-Franche-Comté s’élève à 116 millions d’euros.

Les opérations éligibles en lien avec la «crise Covid»doivent s’inscrire dans les thématiques suivantes :

  • PME (60 M€) : soutien au fonds de roulement ou à l’investissement en faveur des PME
  • Santé (32 M€) : investissements dans les produits et équipements structurants destinés aux  services de santé
  • Numérique (24 M€) : investissements qui contribuent à la transition vers une économie  numérique

Infos +

  • Depuis le 1er décembre dernier, un site internet commun a été mis en ligne - https://www.relance- bfc.fr. Il permet d’apporter aux porteurs de projets une large information sur les dispositifs disponibles.
  • Une assemblée plénière pourra être réunie en février afin d'adapter les mesures d'urgence.

Economie

Chômage des travailleurs frontaliers : une plus longue prise en charge par la Suisse

L’accord trouvé apporte une correction attendue : la durée pendant laquelle le pays d’emploi paie l’indemnisation du travailleur sera portée de trois à six mois. Le député européen Christophe Grudler (Renew Europe / MoDem), rapporteur du Parlement européen pour les relations avec la Suisse, se félicite de l’accord trouvé sur la révision des règles européennes de coordination des systèmes de sécurité sociale, après près de dix ans de négociations à Bruxelles et à Strasbourg.

Bicy transmet son magasin de Besançon à son responsable et amorce une nouvelle phase de développement…

Après un peu plus d’un an d’activité, le magasin Bicy de Besançon change de mains. L’enseigne a annoncé le 6 mai 2026 la transmission de ce point de vente à son responsable, Xavier, qui en assurait jusqu’ici la gestion opérationnelle. Une évolution présentée comme une étape structurante dans le développement du réseau.

À Besançon, une spécialiste RH propose ses services “à la carte” aux entreprises

Pendant plusieurs années, Bérengère Reisser a travaillé pour de nombreuses entreprises à Besançon en tant que responsable des ressources humaines. Après un licenciement économique  éprouvant, elle a fait le choix de légèrement réorienter sa carrière. Depuis janvier 2026, elle exerce désormais en tant qu’indépendante, proposant ses services aux entreprises et aux structures associatives de Besançon et plus largement de la Franche-Comté.

Eliad recrute des aides à domicile (H/F) pour cet été

Offre d'emploi • Envie de vous engager dans un métier utile et humain cet été ? L’association Eliad recrute des aides à domicile pour renforcer ses équipes entre juillet et septembre 2026. Au cœur du quotidien des personnes fragilisées, vous contribuez à leur bien-être et au maintien à domicile, tout en évoluant dans un environnement bienveillant, encadré et riche en relations humaines.

Bourgogne Franche-Comté : 42,6 M€ de financements votés lors de la dernière commission permanente

Réunis en commission permanente à Dijon, jeudi 30 avril 2026, les élus de la Région Bourgogne-Franche-Comté ont adopté un ensemble de financements représentant un montant global de 42,6 millions d’euros. Ces décisions couvrent un large éventail de politiques publiques, allant du développement économique à la culture, en passant par l’agriculture, les mobilités, la transition énergétique ou encore le sport.

Affaire Avenir Fermetures : 100 victimes, 700.000 € de préjudice et une enquête pénale ouverte à Besançon

Les sociétés Avenir Fermetures Saint-Vit et Rioz, spécialisées dans la menuiserie, font l’objet de procédures de liquidation judiciaire devant le tribunal de commerce de Besançon. Plusieurs clients affirment avoir versé des acomptes pour des travaux jamais réalisés, donnant lieu à un préjudice financier significatif et à la création d’un collectif d’aide aux victimes de ces affaires, a-t-on appris en mars 2026.

Métallurgie : l’alerte rouge chez R. Bourgeois à Besançon

Spécialisée dans les moteurs et pièces métalliques, l'entreprise R. Bourgeois à Besançon subit de plein fouet la concurrence asiatique et la chute des prix dans la métallurgie. Malgré des années d’efforts pour rester compétitive, la direction estime avoir atteint ses limites : l’écart avec certains producteurs étrangers est devenu insurmontable. Les salariés ont tiré la sonnette d’alarme mardi 28 avril 2026 avec un arrêt de travail symbolique. Ils redoutent une baisse d’activité, voire des délocalisations si rien n’est fait rapidement.

Dispositif Jeanbrun : comment bien investir dans l’immobilier, percevoir des loyers sans impôt… tout en réduisant son impôt sur le revenu ?

Dans un contexte de pression fiscale croissante sur les revenus locatifs, de nouveaux leviers d’investissement émergent. À Besançon, Patrick-Olivier Equoy, directeur général du groupe SMCI, présente le dispositif Jeanbrun, issu de la loi de finances 2026. Fondé sur l’amortissement plutôt que sur une simple réduction d’impôt comme le dispositif Pinel, ce mécanisme entend simplifier l’investissement locatif tout en améliorant sa rentabilité et sa lisibilité fiscale.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 22.57
partiellement nuageux
le 09/05 à 18h00
Vent
2.12 m/s
Pression
1012 hPa
Humidité
55 %

Sondage