L’entreprise franc-comtoise McPhy reprise par une multinationale belge

Publié le 09/07/2025 - 12:00
Mis à jour le 09/07/2025 - 09:48

Le tribunal de commerce de Belfort a décidé ce mardi 8 juillet 2025 la reprise de l’activité de McPhy par le groupe John Cockerill Hydrogen. Une majorité des emplois seront préservés et le site attend un fort gain de compétitivité, se réjouit Christophe Grudler, député européen.

 © www.mcphy-finance.com
© www.mcphy-finance.com

John Cockerill s’est démarqué parmi trois offres. En compétition avec Hynamics (EDF) visant les stocks et avec Atewey visant le rachat d’équipements. La mega usine de McPhy à Foussemagne avait bénéficié d’un soutien public massif à travers un Projet important d’intérêt européen commun (PIIEC)

Le fabricant d’électrolyseur franc-comtois McPhy faisait l’objet, depuis le 14 mai 2025, d’une procédure de liquidation judiciaire. Après avoir étudié plusieurs possibilités, c’est finalement le groupe John Cockerill Hydrogen qui reprendra l’activité de l’entreprise. Il est présent dans les secteurs de la défense, de l'énergie, de la sidérurgie ou encore de l'hydrogène. Il compte 8.000 salariés dans le monde, dont 1.800 en France.

Après l’annonce de cette décision, le député européen, originaire de Belfort, Christophe Grudler, a exprimé son avis et sa vision du futur du marché de l’hydrogène en France et en Europe.

“Un projet estimé à 65 millions d’euros”

Dans un communiqué de presse paru le mardi 8 juillet 2025, Christophe Grudler se félicite de cette reprise qui “permettra de préserver une majorité des emplois et de maintenir une activité stratégique sur le site de l’aéroparc de Fontaine”. L’élu avait suivi “très attentivement le dossier avec l’Elysée et Bercy” notamment en raison de la “porté européenne des investissements engagés”. La cession s’élève à 600 000 euros selon le jugement, qui confirme par ailleurs l'intention du repreneur d'utiliser la méga-usine de Foussemagne (territoire de Belfort).

Dans une dépêche AFP, il est indiqué que ce projet est estimé à 65 millions d'euros. Pour le financer, John Cockerill touchera une partie des subventions relatives au projet important d'intérêt européen commun (Piiec). L'entreprise française a déjà débloqué 29 des 114 millions d’euros prévus (approximativement le prix de l'usine belfortaine). Selon une source proche du dossier, John Cockerill devrait toucher 50 millions d’euros de la somme restante.

Christophe Grudler explique que cette décision permettra de sauver l’essentiel de l’activité et de l’emploi. Selon lui, c’est une reprise qui sera bénéfique à l’écosystème industriel du Nord Franche-Comté et à sa stratégie hydrogène. Le député européen souligne “L’expertise et la maturité de John Cockerill, notamment grâce à son usine alsacienne d’Aspach”. Avec cette reprise, l’entreprise pourrait gagner en compétitivité de “10 à 15% par rapport aux modèles actuels”, précise le député. L’objectif majeur étant d’atteindre les “400 emplois sur place”.

L’AFP indique que John Cockerill Hydrogen va récupérer 51 salariés, soit plus de 70% des effectifs actuels. Le géant belge "souhaite créer un champion mondial de l'hydrogène, en développant un nouveau produit, le stack MoJo, fruit de la combinaison des expertises technologiques et industrielles de John Cockerill Hydrogen et de McPhy Energy"

Les besoins du marché européen de l’hydrogène

Christophe Grudler a également exprimé son avis sur le marché actuel de l’Hydrogène. L’usine, la “gigafactory” d’électrolyseurs de McPhy, “incarnait les ambitions industrielles françaises et européennes en matière d’hydrogène propre”.

L’eurodéputé décrit un marché toujours en “phase de démarrage”. Il souhaite un alignement de la France et de l’Europe sur leurs ambitions industrielles. Il trouve “incohérent” le financement des gigafactories “à coût de millions d’euros d’aides publique” et “freiner l’émergence du marché européen”.

L’élu avait également demandé l’ouverture de la Banque européenne de l’Hydrogène à “l’hydrogène bas carbone”. Et par un heureux hasard, la Commission européenne a publié l’acte délégué définissant l’hydrogène bas carbone, qui était attendu de longue date par la filière.

Ce texte envoie un signal positif. L’hydrogène renouvelable ne peut pas porter à lui seul le marché. Pour réussir, notre industrie a besoin d’hydrogène bas carbone, notamment produit à partir d’énergie nucléaire, plus compétitif et immédiatement disponible pour les secteurs énergie-intensifs”, précise le député européen.

Le parlement européen et le Conseil ont deux mois pour se prononcer sur cet acte délégué, avant son adoption finale.

(maCommune.info avec AFP)

Economie

Sondage – Comptez-vous aller à la foire comtoise 2026 ?

La 98e édition de la Foire comtoise se poursuit jusqu’au dimanche 17 mai 2026 au parc des expositions de Micropolis à Besançon. Événement incontournable de la vie bisontine, la foire accueille cette année encore environ 600 exposants. Et vous, comptez-vous vous rendre à la foire comtoise cette année ?

Chômage des travailleurs frontaliers : une plus longue prise en charge par la Suisse

L’accord trouvé apporte une correction attendue : la durée pendant laquelle le pays d’emploi paie l’indemnisation du travailleur sera portée de trois à six mois. Le député européen Christophe Grudler (Renew Europe / MoDem), rapporteur du Parlement européen pour les relations avec la Suisse, se félicite de l’accord trouvé sur la révision des règles européennes de coordination des systèmes de sécurité sociale, après près de dix ans de négociations à Bruxelles et à Strasbourg.

Bicy transmet son magasin de Besançon à son responsable et amorce une nouvelle phase de développement…

Après un peu plus d’un an d’activité, le magasin Bicy de Besançon change de mains. L’enseigne a annoncé le 6 mai 2026 la transmission de ce point de vente à son responsable, Xavier, qui en assurait jusqu’ici la gestion opérationnelle. Une évolution présentée comme une étape structurante dans le développement du réseau.

À Besançon, une spécialiste RH propose ses services “à la carte” aux entreprises

Pendant plusieurs années, Bérengère Reisser a travaillé pour de nombreuses entreprises à Besançon en tant que responsable des ressources humaines. Après un licenciement économique  éprouvant, elle a fait le choix de légèrement réorienter sa carrière. Depuis janvier 2026, elle exerce désormais en tant qu’indépendante, proposant ses services aux entreprises et aux structures associatives de Besançon et plus largement de la Franche-Comté.

Eliad recrute des aides à domicile (H/F) pour cet été

Offre d'emploi • Envie de vous engager dans un métier utile et humain cet été ? L’association Eliad recrute des aides à domicile pour renforcer ses équipes entre juillet et septembre 2026. Au cœur du quotidien des personnes fragilisées, vous contribuez à leur bien-être et au maintien à domicile, tout en évoluant dans un environnement bienveillant, encadré et riche en relations humaines.

Bourgogne Franche-Comté : 42,6 M€ de financements votés lors de la dernière commission permanente

Réunis en commission permanente à Dijon, jeudi 30 avril 2026, les élus de la Région Bourgogne-Franche-Comté ont adopté un ensemble de financements représentant un montant global de 42,6 millions d’euros. Ces décisions couvrent un large éventail de politiques publiques, allant du développement économique à la culture, en passant par l’agriculture, les mobilités, la transition énergétique ou encore le sport.

Affaire Avenir Fermetures : 100 victimes, 700.000 € de préjudice et une enquête pénale ouverte à Besançon

Les sociétés Avenir Fermetures Saint-Vit et Rioz, spécialisées dans la menuiserie, font l’objet de procédures de liquidation judiciaire devant le tribunal de commerce de Besançon. Plusieurs clients affirment avoir versé des acomptes pour des travaux jamais réalisés, donnant lieu à un préjudice financier significatif et à la création d’un collectif d’aide aux victimes de ces affaires, a-t-on appris en mars 2026.

Métallurgie : l’alerte rouge chez R. Bourgeois à Besançon

Spécialisée dans les moteurs et pièces métalliques, l'entreprise R. Bourgeois à Besançon subit de plein fouet la concurrence asiatique et la chute des prix dans la métallurgie. Malgré des années d’efforts pour rester compétitive, la direction estime avoir atteint ses limites : l’écart avec certains producteurs étrangers est devenu insurmontable. Les salariés ont tiré la sonnette d’alarme mardi 28 avril 2026 avec un arrêt de travail symbolique. Ils redoutent une baisse d’activité, voire des délocalisations si rien n’est fait rapidement.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 14.08
pluie modérée
le 11/05 à 15h00
Vent
5.7 m/s
Pression
1007 hPa
Humidité
100 %

Sondage