Les collants Gerbe sauvés de la faillite par leur actionnaire chinois

Publié le 18/06/2020 - 17:05
Mis à jour le 18/06/2020 - 16:02

Le tribunal de commerce de Chalon-sur-Saône a mis fin ce jeudi 18 juin 2020 au redressement judiciaire de la société Gerbe, ancien leader du bas et collant français plusieurs fois menacé de disparition, après le règlement de l’ensemble du passif par son actionnaire chinois.

©Gerbe ©
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La société fondée en 1904 avait été placée en redressement judiciaire mi-avril après les déboires du groupe hôtelier chinois Chongqing Tianci Hot-Spring, qui avait repris Gerbe en septembre 2015. Mais ce groupe a finalement réglé "l'ensemble du passif", selon le tribunal, qui a donc décidé d'abandonner la procédure et d'écarter deux offres de reprise qui s'étaient présentées: Kindy et la Compagnie des ateliers Peyrache, petit groupe textile auvergnat.

Le "Made in France" en Chine

L'actionnaire chinois a d'ores et déjà versé 300.000 euros à l'administrateur judiciaire et s'est engagé à apporter plus de fonds si
nécessaire, selon le tribunal. Le groupe chinois a de plus annoncé en audience qu'il avait signé un accord avec des sites marchands qui comptent parmi les plus importants en Chine. Le groupe avait, lors de la reprise de Gerbe, fait naître de grands espoirs pour l'entreprise qui emploie une cinquantaine de salariés à Saint-Vallier (Saône-et-Loire), promettant d'écouler la production dans un vaste réseau en Chine, ce qui ne s'est jamais matérialisé.

Chongqing Tianci Hot-Spring avait également dit vouloir maintenir l'outil industriel pour continuer à produire du "Made in France" et ambitionnait de repositionner la marque Gerbe sur le très haut de gamme avec des investissements importants, notamment en marketing et communication en Chine. Chongqing Tianci comptait notamment créer de nouveaux produits qu'il devait vendre en Chine dans ses boutiques spécialisées dans les tenues de bain.

À propos des collants Gerbe

Gerbe, qui avait notamment inventé le tout premier bas avec une couture à l'arrière, a occupé la place de leader sur le marché français durant la majeure partie du XXe siècle, employant jusqu'à 800 personnes en 1980. Jeanne Lanvin, Coco Chanel et Christian Dior comptaient parmi ses plus fidèles clients. Victime de la mode du pantalon et de la concurrence mondiale, la société a par la suite plusieurs fois changé de mains.  Ses effectifs sont passés de 530 salariés en 1995 à 62 en 2015, pour un chiffre d'affaires de 4,5 millions d'euros en 2017 (dernier chiffre disponible). Sollicité, le directeur de l'entreprise, Philippe Genoulaz, n'a pas répondu aux appels de l'AFP.

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