Maëlys: information judiciaire ouverte, l'enquête piétine sur le terrain

Publié le 03/09/2017 - 07:25
Mis à jour le 03/09/2017 - 09:20

Une information judiciaire a été ouverte et deux juges désignés pour mener l'enquête sur la disparition de la petite Maëlys. Sur le terrain, les recherches poursuivies depuis une semaine semblent atteindre leurs limites pour tenter de retrouver la petite fille originaire de Migovillard.

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« Une information judiciaire a été ouverte contre X du chef d’enlèvement et séquestration d’un mineur de 15 ans », a indiqué le procureur adjoint de Grenoble, Laurent Becuywe, lors d’une conférence de presse.

 Maëlys, 9 ans, a disparu lors d’un mariage auquel elle assistait avec ses parents à Pont-de-Beauvoisin (Isère) dans la nuit du samedi 26 au dimanche 27 août. Le magistrat a souligné que les gendarmes avaient depuis procédé à plus de deux cents auditions et à une quarantaine de perquisitions. « Les investigations sur le terrain sont arrivées presque au bout. Peut-être déjà, (elles sont) arrivées jusqu’au bout », a relevé Laurent Becuywe.

Le magistrat est revenu sur la remise en liberté, la veille au soir, de deux personnes mises en garde à vue dans le cadre de cette affaire. Ces deux connaissances, 34 ans tous les deux, avaient été interpellés jeudi et vendredi.

« Les personnes gardées à vue avaient des éléments sur lesquelles il fallait qu’elles s’expliquent (…). Dans l’état, il a été décidé que ces éléments n’étaient pas des charges permettant de les déférer devant le juge d’instruction », a-t-il ajouté. Des incohérences et des inexactitudes dans ses déclarations avaient conduit au placement en garde à vue d’un premier suspect. Vendredi matin, un deuxième homme avait été interpellé, et on ignorait pour l’heure s’il avait été convié, comme le premier, à la noce fêtée dans la salle polyvalente de la commune. « La garde à vue a été levée (vendredi) à 22H00. J’ai été informé par les enquêteurs », a déclaré à l’AFP Me Bernard Méraud, avocat du premier homme, invité sur le tard au mariage.

 Ces deux gardes à vue ont été levées avant l’expiration du délai légal de 48 heures, ce qui laisse la possibilité aux enquêteurs de réentendre les deux hommes le cas échéant. « Mon client nie tout à fait avoir participé en quoi que ce soit à cet enlèvement », avait assuré Me Méraud. Cette connaissance du marié reconnaît toutefois « avoir eu des contacts plus particuliers que d’autres personnes, au cours de cette soirée, avec l’enfant », avait-il ajouté sans plus de précisions. Cet homme, qui « habite chez ses parents », « vit de petits boulots et d’intérim » et est « actuellement en arrêt maladie », a « fourni un certain nombre d’explications qui paraissent a priori plausibles », avait encore dit l’avocat. 

Mobilisation des habitants

Selon Me Méraud, son client a admis avoir nettoyé son véhicule au lendemain du mariage, mais pour une bonne raison : il avait convenu de le vendre quelques jours plus tard et l’acquéreur potentiel aurait confirmé ses dires.

Entretemps, la disparition de la fillette continuait de susciter une vive émotion et plusieurs centaines de personnes ont participé samedi, sans résultat, à une « battue citoyenne ». Munies de gilets jaunes et de cartes topographiques, elles ont répondu à un appel lancé sur les réseaux sociaux.

« Je préfère toujours être optimiste que pessimiste (…) Ce qu’on cherche surtout à éviter, c’est que l’affaire ne soit jamais réglée, qu’on ne sache pas ce qui s’est passé », a expliqué  Guillaume Aulard, l’un des participants. « Nous accompagnons cette initiative mais ce n’est pas une initiative de la gendarmerie », a précisé le commandant de la compagnie de La-Tour-du-Pin, Jean Pertué. 

Le secteur parcouru par la « battue citoyenne » avait déjà fait l’objet d’intenses recherches. Toute la zone, escarpée et très boisée alentour, a été passée au peigne fin par les gendarmes, assistés par un hélicoptère, des drones, des plongeurs et des maîtres-chiens. Mais depuis vendredi, le dispositif avait été allégé.

(AFP)

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