Maltraitance sur des vaches affamées à Saint-Vit : les services vétérinaires ont euthanasié plusieurs animaux

Publié le 06/12/2017 - 15:01
Mis à jour le 06/12/2017 - 15:02

La situation est connue depuis plus d'un an. Un troupeau de dizaines de vaches est parqué dans un pré ans un état déplorable et manquent cruellement de nourriture. Les services vétérinaires se sont rendus à plusieurs reprises sur l’exploitation en début de semaine. Ils ont constaté le mauvais état sanitaire du troupeau et procédé à l’euthanasie de plusieurs bovins à l’agonie.

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Les autorités étaient alertées, mais tout s’est accéléré en fin de semaine dernière lorsque les gendarmes sont venus constater l’état des animaux parqués dans un pré de Saint-Vit. Une bénévole de la SPA et le maire de Saint-Vit étaient également présents.

L’éleveur qui détient un troupeau de 350 bovins disséminé sur Saint-Vit explique qu’il ne peut pas vendre ses animaux, mais qu’il les nourrit bien tous les jours. Les services vétérinaires de l’État de la direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations ont connaissance des signalements de maltraitance, et ce depuis plusieurs années. « L’éleveur refuse depuis 2013 de réaliser les prophylaxies obligatoires sur son bétail et, à ce titre, les services vétérinaires ont bloqué ses mouvements d’animaux sauf sous laissez-passer vers l’abattoir » indique la préfecture du Doubs dans un communiqué.

  • Après les nouvelles alertes de la semaine dernière, les services vétérinaires se sont rendus à plusieurs reprises sur l’exploitation en début de semaine. « Ils ont constaté le mauvais état sanitaire du troupeau et procédé à l’euthanasie de plusieurs bovins à l’agonie« .

Des suites pénales envisagées

Le lundi 4 décembre 2017, le préfet a demandé aux services vétérinaires de mettre en demeure l’éleveur de procéder aux soins nécessaires aux animaux, de faire enlever les cadavres par le service d’équarrissage. Son cheptel sera également rapidement réduit. Mais le troupeau est maintenu chez l’éleveur sous le contrôle des services vétérinaires. « Au regard du nombre important d’animaux, de l’absence de prophylaxie à jour, et des restrictions de mouvement liées à la fièvre catarrhale ovine, aucune possibilité d’accueil des animaux ne peut être envisagée par une structure extérieure ».

Le préfet a également saisi la procureure de la République de Besançon en vue d’éventuelles poursuites pénales pour maltraitance sur animaux. 

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