Mandat d'arrêt international contre un dentiste soupçonné d'avoir mutilé des patients

Publié le 17/07/2014 - 08:01
Mis à jour le 17/07/2014 - 08:01

Un dentiste néerlandais, mis en examen il y a plus d'un an pour avoir mutilé des patients dans la Nièvre, se retrouve sous le coup d'un mandat d'arrêt international et reste introuvable, a-t-on appris auprès de sources concordantes.

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Image d'illustration : ©Milenafoto - http://fr.wikipedia.org/wiki/Détartrage#mediaviewer/Fichier:Ultrazvuk_osetreni.jpg
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Recruté par un chasseur de tête néerlandais, Mark Van Nierop s’était installé en novembre 2008 à Château-Chinon (Nièvre), selon la présidente du « collectif dentaire », Nicole Martin, confirmant des informations de presse.

Toutefois, selon une source judiciaire, cet homme est enregistré sous le prénom de « Jacobus ». « Nous sommes dans un désert médical rural et il me semblait évident qu’en France, on avait vérifié ses compétences avant qu’il pose sa plaque », a ajouté Mme Martin.

« Il était très disponible au départ et il pouvait vous accorder un rendez-vous du jour pour le lendemain à 7H30 le matin », a témoigné son mari, Gérard Martin. Mais certains des 2.800 patients du dentiste néerlandais ont souffert après ses soins de troubles allant « d’un début de septicémie à l’infarctus en passant par toutes sortes de problèmes dentaires », a-t-il ajouté. « Il a déclaré 17 soins sur 17 dents différentes à ma femme en dix minutes, ainsi que des frais sur une dent arrachée dix ans plus tôt », a dénoncé M. Martin, précisant que le dentiste avait « fait exactement la même chose aux Pays-Bas ». A ce jour, une soixantaine de plaintes, dont 16 en partie civile constituée, ont été déposées, selon la source judiciaire. Les plaintes ont entraîné une enquête judiciaire confiée au pôle de l’instruction de Bourges.

En mai 2013, Mark Van Nierop a été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire pour « violences volontaires ayant entraîné une mutilation permanente », « escroquerie », « faux et usage de faux », a précisé l’avocat du collectif, Me Charles Joseph-Oudin, et la source judiciaire. Mais depuis « la semaine de Noël 2013 », M. Van Nierop n’a plus pointé à la gendarmerie, comme l’exige son contrôle judiciaire.

Un mandat d’arrêt international a alors été émis en février 2014, selon la même source, car il a été considéré en fuite après s’être soustrait fin 2013 à ce contrôle judiciaire qui lui était imposé.

Au pénal, « l’instruction est en cours », a dit l’avocat, précisant que, sur le volet civil de la procédure, des expertises sont réalisées notamment pour « chiffrer les dommages » causés sur les patients. « Aucune des victimes n’encaisse qu’il soit parti », déplore Mme Martin, qui souligne la « souffrance physique, morale et financière » des victimes.

(Source : AFP)
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