Martin Hirsch à Besançon : « Il faut trouver des trucs de démerde »

Publié le 20/05/2008 - 19:11
Mis à jour le 20/05/2008 - 19:11

La clause d’insertion est peu utilisée lors des passations de marchés. Dommage car elle constitue, selon Martin Hirsch, un véritable effet de levier.

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On a beaucoup parlé de TGV lors du grenelle de l’insertion, hier à Besançon. Une rencontre territoriale présidée par Martin Hirsch, Haut commissaire aux Solidarités actives, comme il y a en a eu neuf autres en France et dont la synthèse va être faite dans les semaines à venir.

En Franche-Comté, c’est la thématique « achat public et insertion » qui a été abordée. Une question très technique. « C’est un sujet austère, un monde archi-compliqué », a reconnu Martin Hirsch en clôture d’une journée dont la vedette a été la clause d’insertion. La généralisation de cette obligation d’embauche de public en difficulté entre donneurs d’ordre et entreprises pourrait, selon le Haut commissaire,  créer quelque 20000 emplois.

 Le succès du guichet unique 

L’exemple de la construction de la ligne à grande vitesse entre Dijon et Belfort a été copieusement cité comme étant un exemple en la matière. En effet, une clause d’insertion impose aux entreprises travaillant sur le chantier d’embaucher des gens en difficulté à hauteur de 7% des heures travaillées. Selon un des intervenants, la clause a été plus que respectée puisque 20 % des heures sont effectuées par ce type de public en situation de fragilité. Une réussite liée, selon Claude Jeannerot, président du conseil général du Doubs, et Gilbert Jacquot, président de la Fédération régionale de Travaux publics, à la mise en place d’un guichet unique qui réunit l’ensemble des partenaires.

A l’issue des ateliers, quelques pistes concrètes ont été évoquées : généraliser la mise en œuvre de clauses d’insertion, développer le tutorat, établir une logique de co-traitance entre entreprises et entreprises d’insertion, intégrer le public le plus éloigné de l’emploi, appliquer la clause aux handicapés… A toutes ces préconisations, Martin Hirsch en a rajouté une autre : « Il faut trouver des trucs de démerde, car il n’y a pas de réponses uniformes », a-t-il conclu en faisant référence également à un site internet destiné à développer la clause d’insertion.

 L’absence de l’Education nationale 

Il s’est félicité de l‘organisation de « tous ces débats contradictoires » décentralisés dont le dernier aura lieu aujourd’hui à Montpellier. Il a toutefois regretté l’absence « criante » de l’Education nationale dont l’implication a été minimale.

Du côté des intervenants, on a bien ressenti l’énorme attente des acteurs de l’insertion en terme de moyens. Sur ce point, Martin Hirsch n’a pas été très explicite. Il s’est contenté de dire, lors d’un rapide point de presse à l’issue de la rencontre, que « le RSA (Revenu de Solidarité Active) va réduire les inégalités » et que le président de la République va lui donner le 1,5 milliard nécessaire pour le mettre en œuvre.

 

 

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