Medef et CCI veulent que tous les commerces restent ouverts en cas de reconfinement

Publié le 25/01/2021 - 12:02
Mis à jour le 25/01/2021 - 11:08

Le président du Medef Geoffroy Roux de Bézieux a demandé lundi, à l’instar de l’organisation nationale des Chambres de commerce et d’industrie qui s’était prononcée un peu plus tôt, que tous les commerces puissent rester ouverts en cas de reconfinement.

Un commerce fermé à Besançon. © Alexane Alfaro
Un commerce fermé à Besançon. © Alexane Alfaro

"On demande de trouver le bon équilibre, qu'on laisse tous les commerces ouverts, qu'on ne retombe pas dans ce débat un peu absurde sur essentiel, pas essentiel, qu'on a eu en novembre", a déclaré sur RMC le patron des patrons.

"On souhaite aussi si c'est possible que les écoles restent ouvertes. Si elles sont fermées, cela a un impact économique. Il faut que ce confinement soit le plus court possible. Certains secteurs sont à l'agonie", a-t-il ajouté.

Avant lui, Pierre Goguet, le président de CCI France, l'organisation nationale des Chambres de commerce et d'industrie, avait également plaidé pour maintenir l'ouverture des commerce, pour des raisons économiques mais aussi car les commerçants sont "moralement extrêmement atteints".

"Il faut absolument qu'on puisse avoir une activité économique qui se poursuive", a-t-il affirmé au micro de BFM Business, ajoutant: "si vous mettez un confinement là, vous tuez les soldes, une des seules soupapes" pour les commerçants qui ont la possibilité d'"écouler leurs stocks" - alors que les soldes doivent se poursuivre jusqu'au 16 février.

"Il y a 80 % de l'économie qui tourne à peu près correctement, 5 % qui marche très bien et profite de la crise, c'est horrible à dire, et 15 %, toute l'économie présentielle et ses fournisseurs, qui souffre, a poursuivi M. Roux de Bézieux. Les aides ne sont pas toujours suffisantes et moralement c'est très difficile de ne pas avoir d'horizon".

"C'est là que le +quoi qu'il en coûte+ doit continuer, a-t-il ajouté. Pour le reste de l'économie, on est prêt à dire qu'il faut commencer à réfléchir à être un peu moins aidant. Pour les restaurateurs, il faut continuer à l'être à 100 %. C'est normal, c'est l'Etat qui les a fermés".

M. Goguet a également mis en avant le fait que les commerçants "sont moralement, après ces couches successives de contraintes, extrêmement atteints, et en danger".

Il a également demandé au gouvernement de "réactiver certaines mesures dérogatoires", notamment pour autoriser le "click and collect" auprès des restaurants qui ne peuvent plus proposer ce service en raison du couvre-feu à 18H.

Selon les données des CCI de régions où ce couvre-feu a été imposé de manière anticipée, comme Nice ou Aix-Marseille, "la baisse moyenne de chiffre d'affaires" pour les commerce "est à peu près de 25 %", et le "+click and collect+ a chuté de plus de 50 %", a détaillé le président de CCI France.

S'agissant des stations de ski et de l'économie de la montagne en général, Pierre Goguet a également demandé "un plan de relance spécifique", alors que les remontées mécaniques sont toujours à l'arrêt.

(AFP)

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