Ministres francs-comtois : des périodes plus ou moins fastes

Publié le 17/05/2012 - 07:55
Mis à jour le 21/05/2012 - 15:14

Le nouveau gouvernement ne compte finalement qu’un seul Franc-Comtois. Le député du Doubs, Pierre Moscovici, n’aura pas d’autre régional à ses côtés au conseil des ministres. Depuis 1958, la Franche-Comté a compté une vingtaine de ministères.

Finalement, ni Marie-Guite Dufay, présidente du conseil régional, ni Yves Krattinger sénateur et président du conseil général de Haute-Saône, n’ont été retenus par le nouveau Premier ministre.

En remontant le temps, on s’aperçoit que la Franche-Comté n’a pas toujours été gâtée sous la Cinquième République notamment dans la dernière période avec la droite au pouvoir. Outre Yves Jégo, né à Besançon en 1961, qui fut secrétaire d’Etat à l’Outre-Mer de 2008 à 2009 et Hamlaoui Mekachera, secrétaire d’Etat aux Anciens Combattants de 2002 à 2007, établit dans le Jura depuis 1977, le seul qui s’est « illustré » c’est Alain Joyandet, secrétaire d’Etat à la Coopération et à la Francophonie de 2008 à 2010. L’ancien député-maire de Vesoul a quitté le gouvernement de François Fillon précipitamment après son voyage en jet privé à 115 000 euros... Signalons également Claude Guéant, ancien préfet de Franche-Comté de 1998 à 2000, qui a accédé au ministère de l'Intérieur en 2011.

La période la plus favorable à la Franche-Comté aura sans conteste été celle du gouvernement Jospin de 1997 à 2002. Pas moins de quatre ministres francs-comtois dans le même gouvernement… Six, si l’on comptabilise Marie-Noëlle Lienemann (secrétaire d’Etat chargée du Logement), née à Belfort, et Jean-Luc Mélenchon (ministre délégué à l’Enseignement professionnel) qui a passé une partie de sa jeunesse dans le Jura.

Sinon dans le même gouvernement il y avait Jean-Pierre Chevènement, à l’Intérieur jusqu’en 2000, mais il avait occupé plusieurs postes ministériels importants bien avant (recherche, éducation nationale, défense), Pierre Moscovici, déjà, ministre délégué chargé des Affaires européennes pendant cinq ans, Dominique Voynet, ministre de l’Environnement et de l’Aménagement du territoire qui, avant de quitter la région, a été députée du Jura et conseillère régionale et Paulette Guinchard, secrétaire d’Etat chargée des Personnes âgées de 2011 à 2002, et ancienne députée de Besançon.

Durant le second septennat de François Mitterrand, Jean-Noël Jeanneney, originaire de Haute-Saône, a été secrétaire d’Etat par deux fois (Commerce extérieur et Communication). Il a été précédé en politique par son grand-père Jules Jeanneney (président du Sénat sous la Troisième République) et par son père Jean-Marcel Jeanneney qui a tenu plusieurs ministères de 1959 à 1969. Ce dernier a été maire de Rioz et président du conseil général de Haute-Saône.

D’autres personnalités franc-comtoises ont occupé des ministères dans les années 60 et 70 comme Henri Duvillard, né à Luxeuil-les-Bains, Jacques Duhamel, ancien maire de Dole et député du Jura, Jean-Jacques Beucler, ancien maire de Corbenay et député de Haute-Saône, et Jean-Marie Bailly, ancien sénateur et député-maire de Belfort, qui a été secrétaire d’Etat à l’Economie et aux Finances en 1969, puis au Commerce de 1969 à 1972.

Dans les années 80, à ne pas oublier Huguette Bouchardeau, ancienne députée du Doubs qui a été ministre de l’Environnement de 1984 à 1986 et Christian Bergelin, secrétaire d’Etat à la Jeunesse et aux Sports de 1986 à 1988 qui a également été sénateur et député-maire de Gray en Haute-Saône.

(avec le magazine Pays Comtois n°94)

Politique

Municipales 2026 : à Besançon, le PCF appelle à une mobilisation “pour une gauche unie”

À quelques jours du deuxième tour des élections municipales le 22 mars, la section locale du Parti communiste français (PCF) appelle à une mobilisation des électeurs en faveur d’"une gauche rassemblée". Dans un communiqué du 16 mars, elle présente ce rendez-vous électoral comme "un moment décisif" pour l’avenir de la ville.

Municipales 2026 à Besançon : quelle “consigne” de vote le Mouvement Franche-Comté donne-t-il pour le second tour ?

Le Mouvement Franche-Comté, engagé dans la défense de la région et de ses habitants, notamment à Besançon, a annoncé sa position en vue du second tour dans un communiqué du 16 mars. Après ne pas avoir donné de consigne de vote lors du premier tour, le mouvement appelle désormais explicitement à soutenir Ludovic Fagaut.

La France insoumise rejoint Anne Vignot : la nouvelle liste de “Besançon, vivante, juste et humaine”

Municipales 2026 • Au lendemain du premier tour des municipales, la maire sortante Les Écologistes, a officialisé une alliance avec la candidate de La France insoumise, Séverine Véziès. Objectif : unir leurs forces pour mieux rivaliser avec Ludovic Fagaut, arrivé en tête. Cet accord politique, présenté comme une union démocratique, se concrétise par l’intégration de 11 membres issus de La France insoumise au sein de la liste "Besançon, vivante, juste et humaine", officiellement déposée en préfecture le lundi 16 mars.

Municipales 2026 : François Ruffin en soutien à Anne Vignot lors d’une réunion publique ce mardi à Besançon

À l’occasion de l’entre-deux tours des élections municipales, le député et fondateur du mouvement Debout !, ancien membre de La France insoumise, François Ruffin, est attendu à Besançon ce mardi 17 mars 2026. Il participera à une réunion publique organisée à la permanence de campagne de la maire sortante, Anne Vignot.

Municipales 2026 à Besançon : que prévoit l’accord Vignot-Véziès pour le deuxième tour ?

VIDÉO • Au lendemain du premier tour des élections municipales à Besançon, Anne Vignot et Séverine Véziès ont présenté ce lundi 16 mars les modalités de leur rapprochement en vue du second tour. Cette alliance, décrite comme démocratique plutôt que programmatique, vise avant tout à “battre la droite” en la personne de Ludovic Fagaut (Les Républicains) ayant remporté 40,13% des voies.

Municipale 2026 : pour Ludovic Fagaut, l’union Vignot-Véziès est “un choix dangereux pour Besançon”

Suite à l’alliance entre la liste de la maire sortante Anne Vignot et la candidate de la France Insoumise Séverine Véziès, Ludovic Fagaut a souhaité réagir ce 16 mars 2026 en qualifiant cette union comme étant "un choix dangereux pour Besançon". Pour rappel, le candidat LR est arrivé en tête avec 40,13 % des suffrages.

Sondage – Que vous inspirent les résultats du premier tour à Besançon ?

Le premier tour de l’élection municipale s’est tenu ce dimanche 15 mars 2026. À Besançon, la droite a fait une percée historique en prenant la tête avec Ludovic Fagaut passant ainsi devant la maire sortant Anne Vignot. Que vous inspirent les résultats du premier tour à Besançon ? C’est notre sondage de la semaine…

Municipales 2026 : à Besançon, Anne Vignot et Séverine Vézies s’unissent pour “battre la droite”

La maire sortante Anne Vignot et la candidate LFI Séverine Vézies ont pris la décision de s’unir pour le deuxième tour des élections municipales 2026 prévu ce dimanche 22 mars, dans le but de battre le candidat LR Ludovic Fagaut arrivé en tête au premier tour. 

Municipales 2026 à Besançon : réaction de Ludovic Fagaut (Les Républicains)

Le candidat aux élections municipales de Besançon 2026, Ludovic Fagaut s’est exprimé après la publication des résultats le plaçant en tête pour le second tour. Un score déjà historique pour Besançon qui est une ville qui vote majoritairement à gauche depuis près d'un siècle. 

Municipales 2026 à Besançon : réaction d’Éric Delabrousse (Horizon(s))

Le candidat aux élections municipales de Besançon 2026, Éric Delabrousse s’est exprimé après la publication des résultats le positionnant en cinquième position, après Ludovic Fagaut (Les Républicains), Anne Vignot (Les Écologistes), Séverine Véziès (La France insoumise) et Jacques Ricciardetti (RN).

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 14.53
partiellement nuageux
le 17/03 à 15h00
Vent
4.67 m/s
Pression
1018 hPa
Humidité
52 %