Municipales 2026 à Besançon : Séverine Véziès lance officiellement sa campagne sous le slogan ”Faire mieux pour Besançon”

Publié le 21/11/2025 - 18:15
Mis à jour le 21/11/2025 - 19:12

La candidate de La France insoumise (LFI) a lancé ce vendredi 21 novembre sa campagne pour les élections municipales de 2025 lors d’une conférence de presse organisée au Bodega, au cœur du quartier Battant à Besançon. Séverine Véziès a été officialisée comme tête de liste d’une ”union populaire”, accompagnée de son co-chef de file, Martin Meilhon et de citoyens engagés avec la candidate.

Devant les militants et sympathisants présents, Séverine Véziès a officialisé le fait qu’elle a été désignée par ses camarades, tête de liste de l’union populaire, présentant son slogan ”Faire mieux pour Besançon”. Elle a présenté l’enjeu politique de cette élection et dévoilé de premiers axes programmatiques. La candidate a précisé par ailleurs qu’elle participera ce week-end au lancement national des campagnes municipales des candidat(e)s LFI à Aubervilliers.

Une liste citoyenne autour d’un ”programme de rupture”

La candidate a insisté sur la philosophie de sa liste : ”Pourquoi s’agit-il d’une liste d’union populaire, c’est parce qu’on va se regrouper, citoyens, citoyennes autour d’un programme de rupture inspiré de l’avenir en commun, fondé sur les besoins locaux”.

Séverine Véziès ancre sa démarche dans ”une tradition d’innovation” municipale en rappelant que ”Besançon est particulièrement concernée. Terre où est né le RSA, et c’est dans cet héritage d’innovation qu’on veut inscrire notre action communale”.

Elle affirme vouloir rompre avec une gestion contrainte : ”Les élus ne sont pas là pour gérer de la pénurie, mais pour innover et être en appui pour créer de nouveaux droits”.

Battant, un exemple des problématiques bisontines

Si la candidate et son équipe ont choisi le bar Le Bodega, rue de la Madeline, dans le quartier Battant pour lancer la campagne, ”ce n’est pas un hasard”, a-t-elle précisé. Selon elle, on y retrouve ”l’ensemble des problématiques qui peuvent toucher Besançon : précarité, pauvreté (…) enjeux liés au commerce, questions de santé publique, du vivre ensemble, de la tranquillité publique et des mobilités”.

Premiers soutiens citoyens

Plusieurs citoyens engagés dans cette liste ont pris la parole tels que Étienne Bertoneche, 52 ans, ”non encarté” qui a dit vouloir ”apporter un discours d’amélioration politique” et qui estime qu’”on peut proposer une politique positive”.

Magalie Suter, 44 ans, mère de sept enfants et citoyenne engagée non encartée, a rappelé son parcours marqué par un accident domestique engendrant un handicap à l’oeil droit et un engagement antérieur aux côtés de Karim Bouhassoun.

Séverine Véziès et Cédric Meilhon © Alexane Alfaro

Un programme en construction orienté ”anti-capitaliste”

Le co-chef de file Martin Mellion a présenté l’orientation politique du futur programme, ”un programme qui nous ressemble, insoumis, et qui répond aux enjeux bisontins”.
Il sera ”un programme de rupture, résolument anti-capitaliste”, tout en refusant ”un projet d’accompagnement de l’austérité” : ”On veut être innovants, ambitieux et pas des gestionnaires de pauvreté”, a-t-il martelé.

  • Sécurité : refus de l’armement létal de la police municipale

Concernant la sécurité, l’un des gros sujets de ces élections,”Faire mieux pour Besançon” propose un modèle axé sur la présence humaine : ”notre objectif est de garantir sûreté et tranquillité publique par la présence humaine de proximité", via la police municipale et des médiateurs, en ”refusant le chantage de l’État en s’opposant à l’armement létal” pour la police municipale.

Sur le narcotrafic, Séverine Véziès a affirmé : "Il faut un discours de vérité et arrêter d’instrumentaliser cette question pour dévaloriser les maires : c’est la compétence de la police nationale et non de la police municipale. Ça ne fait pas partie des compétences d’un maire. Ça veut dire mettre l’Etat devant ses responsabilités, et je ne vais pas résoudre la question du narcotrafic, ce n’est pas vrai. Mais il y a des choses à faire avec les jeunes.”

  • Restauration scolaire : gratuité

La liste ”Faire mieux pour Besançon” propose de ”rendre la cantine scolaire gratuite, locale et bio”, partant du constat qu’un enfant sur cinq arrive à l’école le ventre vide. Le projet inclut des petits-déjeuners et goûter gratuits pour les enfants.

  • Démocratie locale

Le référendum d’initiative citoyenne serait instauré ”dès la première année de mandat”, avec une volonté d’ouvrir davantage le conseil municipal, jugé ”assez fermé”. Martin Mellion a même affirmé qu’une place plus grande serait donnée à l’opposition et une ouverture aux habitants lors de ”grandes votations”.

  • Logement : ”zéro personne à la rue”

Parmi les mesures phares pour le logement :

  1. ”Créer une brigade municipale du droit au logement”
  2. ”Objectif : zéro personne à la rue ”
  3. ”Zéro démolition, on votera toujours contre”
  4. "Une politique agressive sur les logements vacants”
  5. ”On n’a pas l’intention d’accompagner la spéculation immobilière, on veut tordre le gras à la spéculation immobilière”.
  • Les Vaîtes : une opposition nette

Séverine Véziès a été clair : "on s’opposera à toute artificialisation de terre donc on sera contre ce projet  des Vaîtes” tel qu’il est présenté aujourd’hui.

  • Un programme ”anti-raciste”, ”anti-fachiste”, LGBTQIA+ et ”féministe”

Hélène Magnin-Feysot, fonctionnaire territoriale et citoyenne engagée aux côtés de Séverine Véziès, a dénoncé ”une décomplexion du racisme” à Besançon et défendu un programme ”anti-fasciste, anti-raciste, féministe, LGBTQIA+”, affirmant : ”on ne faiblira jamais face à la droite et à l’extrême droite sur ces sujets-là”.

Elle propose la création d’un observatoire des discriminations, appuyé sur des associations locales et des habitants volontaires.

  • Transports : Séverine Véziès veut aller ”au bout” de la gratuité

À propos des transports, la tête de liste a déclaré : ”ce qui nous différencie du programme d’Anne Vignot, c’est qu’on veut aller plus loin comme par exemple, la gratuité des transports, on veut aller au bout”.

  • Pauvreté : nouvelles solidarités locales

Parmi les mesures évoquées : la création d'”un restaurant municipal intergénérationnel” et d'une ”carte municipale” pour les familles monoparentales leur permettant de ”bénéficier d’accès à des services publics locaux préférentiel, des tarifs préférentiels”.

  • Écologie : ”Toute décision doit se prendre à l’aune de la transition écologique”

La candidate a réaffirmé l’articulation entre social et écologique : ”il y aura un accompagnement des propriétaires, bailleurs et locataires à la rénovation énergétique” et particulièrement des bâtiments classés aux monuments historiques, qui ne sont pas faciles à rénover énergétiquement, en créant notamment un ”logement témoin”.

Sur la question de l’écologie, elle assure que ”toutes les politiques publiques doivent être prises à l’aune de la transition écologique”.

  • Finances : ”On fera des choix politiques”

Interrogée sur le financement des mesures de son programme, concernant particulièrement la gratuité des transports et de la cantine scolaire, Séverine Véziès a déclaré : ”on fera des choix politiques. Au lieu de financer des armes létales, on financera des petits déjeuners”. Par ailleurs, la candidate et son équipe ne comptent pas construire un budget pour leur programme préférant réaliser des ”évaluations”.

Fusion au second tour : ”prêts aux compromis, pas aux compromissions”

Séverine Véziès a évoqué sa volonté de dialogue, mais au second tour évoquant un travail à réaliser en amont du premier tour avec Anne Vignot pour s’accorder sur une méthode à mettre en oeuvre à l’issue du premier tour quels que soient les résultats. Elle assure que ”si on n’est pas en tête, on sera prêts à fusionner”. Mais Martin Mellion pose quelques limites programmatiques en cas de rapprochement au second tour : ”on défend des valeurs de gauche. On est prêts aux compromis et pas aux compromissions”.

Municipales 2026

Municipales 2026 à Besançon : le PCF analyse la victoire de la droite et les erreurs de la gauche

À la suite de la victoire de la droite menée par Ludovic Fagaut lors des élections municipales de 2026 à Besançon, face à la maire sortante Anne Vignot (Les Écologistes), la section locale du Parti communiste français de Besançon a publié, jeudi 9 avril 2026, son analyse détaillée du scrutin. Le document revient sur les dynamiques électorales entre les deux tours, l’évolution des rapports de force depuis 2014, ainsi que les facteurs politiques locaux et nationaux ayant conduit à l’alternance.

Tribune de Nicolas Bodin : " Ne pas se tromper de combat ni de débat "

À l’heure où le tumulte électoral s’est déjà bien estompé et où la vie politique locale reprend son cours habituel, certains résultats méritent pourtant que l’on s’y attarde selon Nicolas Bodin, ancien adjoint PS de Jean-Louis Fousseret puis d'Anne Vignot. Dans une tribune du 7 avril 2026, il invite la gauche bisontine à regarder en face cette défaite, à en comprendre les ressorts et, surtout, à éviter les faux débats pour se recentrer sur l’essentiel.

Ludovic Fagaut élu maire de Besançon : Renaissance, Horizon(s) et le MFC saluent cette victoire

À l’issue de l’élection municipale à Besançon, Éric Alauzet, président de Renaissance Doubs, Jean-Philippe Allenbach, président du Mouvement Franche-Comté ainsi que plusieurs élu(e)s du Doubs du parti Horizon(s) ont réagi par voie de communiqué à l'élection de Ludovic Fagaut à la mairie de Besançon. 

Pour Marie-Guite Dufay, le nouveau maire de Besançon ne doit " pas oublier que la ville à des fondamentaux de gauche importants "

VIDEO • Face à la victoire historique de la droite à Besançon avec l’élection du candidat LR Ludovic Fagaut à la tête de la mairie, la socialiste et ancienne présidente de la Région Bourgogne-Franche-Comté a pris la parole.

Municipales 2026 : victoire historique de la droite à Besançon avec l’élection de Ludovic Fagaut

Le deuxième tour du scrutin de l’élection municipale s’est tenu ce dimanche 22 mars 2026 à Besançon. C’est Ludovic Fagaut qui est arrivé en tête avec 53,29 % des suffrages devant Anne Vignot, la maire sortante, qui a eu 46,71 % des suffrages. Face à la percée historique de la droite, les candidates Vignot et Véziès avaient annoncé leur alliance au lendemain du premier tour.

Politique

Manifestation et dégradations du 17 octobre : réactions d’élu(e)s à Besançon

MISE À JOUR À 14H20 • Entre 9 500 (préfecture) et 12 000 (FO) personnes ont participé à la manifestation du 17 octobre à Besançon. Alors que le rassemblement était présenté comme pacifique, des commerces ont été pillés, la préfecture du Doubs a été visée par une tentative d’incendie et les forces de l’ordre ont été prises pour cible. Si les réactions politiques divergent sur les responsabilités, elles condamnent les violences.

Manifestation du 17 octobre à Besançon : Ludovic Fagaut appelle au calme et réclame que les casseurs paient

Le soir de la manifestation du 17 octobre 2026, marquée par des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre et des dégradations dans le centre-ville de Besançon, le maire Ludovic Fagaut a pris la parole dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux. Aux côtés de sa première adjointe, Emmanuel Huot-Cusenier, il condamne les violences, apporte son soutien aux commerçants et aux forces de l’ordre et demande que les auteurs des dégradations soient identifiés et sanctionnés.

Montbéliard : Jérôme Durain condamne les violences survenues au lycée Germaine-Tillion

Après l’intrusion d’un jeune homme dans le lycée Germaine-Tillion à Montbéliard vendredi 16 octobre 2026 et le déclenchement de mortiers d’artifice, qui ont blessé une élève, le président de la Région Bourgogne-Franche-Comté annonce que la collectivité portera plainte.

À Besançon, les Écologistes dénoncent un " deux poids, deux mesures " de Ludovic Fagaut face aux insultes et au racisme

Dans un communiqué du 16 octobre 2026, les Écologistes du Grand Besançon reprochent au maire un manque de constance dans ses prises de position contre les insultes, les menaces et les attaques racistes. Ils s’appuient sur plusieurs épisodes survenus depuis 2020, dont le rejet d’une motion au conseil municipal en avril 2026. Le mouvement condamne également les insultes visant l’édile et sa famille.

Hausse ou baisse des dotations dans les lycées de Bourgogne-Franche-Comté ? Les avis divergent à la Région…

Suite à l’assemblée plénière du 15 octobre 2026, les élus du groupe communiste et républicain de Bourgogne-Franche-Comté ont souhaité réagir dans un communiqué au sujet des dotations accordées pour les lycées de la région. Le président, Jérome Durain, a, quant à lui, refait un point sur ces dernières lors de l’assemblée. On en parle.

Ce que l’on a retenu du conseil municipal de Besançon du 15 octobre 2026

Après un conseil municipal de plus de 8h le mois dernier, celui de ce jeudi 15 octobre 2026 n’a heureusement pas instauré un nouveau record. En 5h45, les élus ont toutefois débattu de plusieurs dossiers importants dont la modification du règlement intérieur, le projet des Vaites ou encore du renouvellement de l’Assemblée des Sages.

Besançon, berceau oublié de l’anarchisme ?

Dans la boucle du Doubs, entre une citadelle classée à l'Unesco et les ateliers d'horlogerie qui firent sa fortune, Besançon a nourri l'une des traditions libertaires les plus singulières de France. De la naissance de Pierre-Joseph Proudhon au projet avorté de Commune en 1871, retour sur une histoire où la "ville horlogère" a longtemps battu au rythme des idées anarchistes... pour rappel.

À Besançon, Ludovic Fagaut accusé de dépolitiser l’art

Dans un communiqué de presse, l’ex-adjointe en charge de la Culture et conseillère municipale à la Ville de Besançon, Aline Chassagne (PCF) dénonce une « mise en pratique » de la « cancel culture » par le maire de Besançon Ludovic Fagaut. La raison à cela ? La décision prise par la Ville de Besançon de débaptiser le nom de l’exposition "Ni Dieu ni maître ! Art et anarchie de Courbet à Banksy" qui sera présente à Besançon du 27 février au 4 juillet 2027, pour "L’Art en liberté. De Courbet au Street art". Une décision également dénoncée en vidéo par Hélène Magnin-Feysot, conseillère municipale (LFI) sur ses réseaux sociaux.

À Besançon, la Licra dénonce la banalisation du terme ”nazi” après les attaques visant Ludovic Fagaut

La section Besançon-Franche-Comté de la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) Besançon Franche-Comté réagit au dépôt de plainte du maire de Besançon, Ludovic Fagaut, pour des injures visant l’élu et sa famille. Dans un communiqué publié le lundi 12 octobre 2026, l’association condamne les attaques personnelles sur les réseaux sociaux et alerte sur l’instrumentalisation de la mémoire du nazisme dans le débat public.

Vaîtes, plainte et réduction du temps de parole des élus : le conseil municipal sera mouvementé ce jeudi à Besançon

Deux ou trois sujets risquent d’enflammer le débat lors du prochain conseil municipal prévu jeudi 15 octobre 2026 : le sujet de l’avenir des Vaîtes et celui de la révision du règlement intérieur sur le temps de parole attribué à l’opposition. Et notamment la plainte déposée par le maire Ludovic Fagaut, après des attaques visant sa personne et sa famille où il affirme que des "élus" en sont les auteurs.

À Besançon, Ludovic Fagaut annonce porter plainte après des attaques visant sa personne et sa famille

Mise à jour • Dans une publication sur les réseaux sociaux, dimanche 11 octobre 2026, le maire de Besançon, Ludovic Fagaut, dénonce des attaques qu’il estime avoir dépassé les limites du débat politique. Il annonce avoir décidé de porter plainte, évoquant notamment des comparaisons avec le nazisme et des attaques visant sa famille depuis la campagne électorale.

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