Présidentielle 2027 : Bruno Retailleau choisi pour représenter Les Républicains

Publié le 20/04/2026 - 11:51
Mis à jour le 20/04/2026 - 11:51

Les adhérents de LR ont donné un coup d'accélérateur dimanche 19 avril 2026 à la candidature à l'Elysée du patron du parti Bruno Retailleau, distancé dans les sondages par Edouard Philippe, en le propulsant directement dans la course sans passer par la case primaire.

Bruno Retailleau © Ministère de l'Intérieur
Bruno Retailleau © Ministère de l'Intérieur

Cette large victoire avec 73,8% des votants apporte certes de la légitimité au patron de LR, qui s'est lancé dans la présidentielle en février avant la consultation. Mais la participation de 60%, avec près de 45.000 votants, ne tue pas pour autant dans l'oeuf l'idée d'une primaire ouverte à l'automne pour désigner un unique champion pour la droite et le centre.

Ce résultat était attendu: le match était d'autant plus plié qu'aucun rival n'avait émis le souhait de croiser le fer avec l'ancien ministre de l'Intérieur, qui avait conquis la présidence du parti il y a un an à peine avec le soutien de 75% des adhérents face à Laurent Wauquiez.

A l'époque ce duel avait fait monter le nombre d'adhérents à plus de 120.000, mais ils n'étaient que quelque 76.000 cette fois-ci. "Je leur promets désormais d’aller jusqu’au bout pour faire gagner nos idées", a écrit sur X le Vendéen, promettant d'être un candidat de "rassemblement" et "dans un an, le président du relèvement de la France".

Avec ce score, "le débat est tranché au sein de LR", assure un dirigeant du parti qui se félicite que son parti soit pour l'instant le seul à droite à avoir consulté ses membres sur la présidentielle.

Les sondages le donnent largement derrière l'ancien Premier ministre Edouard Philippe

Même si les sondages le donnent largement derrière l'ancien Premier ministre Edouard Philippe, le président du parti n'en démord pas: "nos courbes se croiseront à l'automne", assure-t-il, convaincu que les Français sont lassés du "en même temps" et ne sont pas disposés à reconduire "un macroniste" à l'Elysée l'an prochain.

Soucieux de prendre ses distances, il répète à l'envi qu'il a été "un ministre de cohabitation" pendant son année passée à Beauvau dans les gouvernements de Michel Barnier et François Bayrou.

Mettant en avant son expérience, Bruno Retailleau, 65 ans, se dit aussi persuadé d'être le mieux placé pour battre au second tour Jordan Bardella si la justice met définitivement hors course Marine Le Pen en juillet. Son entourage confirme sa volonté de ramener au bercail les électeurs LR partis au Rassemblement national.

Une ambition qui fait sourire l'Union des droites pour la République (UDR), le parti d'Eric Ciotti, l'ancien patron de LR qui s'est allié au RN il y a deux ans et qui s'efforce de ravir les électeurs des Républicains.

"Pour cette consultation, les LR ont mobilisé les quelques adhérents qu'il leur reste et qu'ils trahiront une fois de plus", ironise l'un de leurs députés.

Des soutiens discrets

Sa nomination par les LR ne fera pas taire ses rivaux pour autant: Laurent Wauquiez, partisan d'une primaire ouverte qui irait du macroniste "Gérald Darmanin à Sarah Knafo" du parti d'extrême droite Reconquête, a voté blanc et dénoncé "un jeu de dupes".

Chez les ténors du parti, qui ont soutenu l'an dernier Bruno Retailleau face à Laurent Wauquiez, beaucoup grincent des dents.

Si Jean-François Copé a pointé une "participation très faible", le libéral David Lisnard, qui a claqué récemment la porte du parti, a estimé que la droite se trouvait dans "une impasse" et réitéré son appel à une primaire ouverte.

Même embarras chez Michel Barnier, l'ex-Premier ministre défend l'idée d'un conclave pour désigner un candidat unique au sein de la droite et du centre.

Et à quelques heures de la proclamation des résultats dimanche, il a dit se sentir lui-même "capable d'être président de la République", donnant rendez-vous à l'automne, à l'heure où le foisonnement des candidatures devra se décanter.

Pas question d'attendre pour Bruno Retailleau, poussé par son entourage à "accélérer". "Nous sommes outsiders et il nous faut marquer des points", explique un proche qui plaide pour que le patron de LR constitue dès cette semaine son équipe de campagne.

Au cours des prochaines semaines, Bruno Retailleau continuera à décliner son programme, en égrenant ses propositions sur les institutions, ou la famille.

L'eurodéputée Nadine Morano a plaidé pour sa part pour un "tandem" entre le patron de LR et l'ancien ministre François Baroin.

(Source AFP)

Politique

Grand Besançon Métropole : le Conseil de développement participatif élargit ses rangs pour le mandat 2026-2032

À la suite d'un appel à candidatures particulièrement suivi durant l'été 2026, le Conseil de développement participatif (CDP) de Grand Besançon Métropole accueillera davantage de membres pour son nouveau mandat. Le collège des citoyens passe ainsi à 135 membres, tandis que le bureau sera élargi de 15 à 25 personnes. Une évolution destinée à intégrer l'ensemble des candidatures et à renforcer la représentativité de cette instance de participation citoyenne.

La France Insoumise bisontine fait le bilan des 200 premiers jours du mandat de Ludovic Fagaut

Lors d’une conférence de presse donnée ce vendredi 6 novembre 2026, les trois élus insoumis au Conseil municipal de Besançon ont souhaité faire le bilan des 200 premiers jours du mandat de Ludovic Fagaut, le maire de la Ville. L’occasion également de faire le point sur leur action au sein du Conseil municipal.

Statue de Jenny d’Héricourt à Besançon : le Mouvement Franche-Comté ne lâche pas l’affaire malgré un classement sans suite

Le Mouvement Franche-Comté annonce dans un communiqué du 6 novembre 2026 faire appel auprès du procureur général après le classement sans suite de la plainte déposée contre Anne Vignot, ancienne maire de Besançon. Le parti conteste notamment les conditions dans lesquelles l’artiste Lili Reynaud-Dewar a été choisie pour réaliser la statue de Jenny d’Héricourt et déplore que plusieurs actes d’enquête demandés n’aient pas été effectués.

Citadelle de Besançon : Grand Besançon Métropole propose d’augmenter sa contribution

Les élus du conseil communautaire de Grand Besançon Métropole, seront appelés ce jeudi à se prononcer sur l'augmentation de la contribution financière de l'agglomération envers la Citadelle de Besançon, seul monument du territoire inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO.

Grève du 5 novembre : où se dérouleront les manifestations en Bourgogne Franche-Comté ?

Après plusieurs semaines de mobilisation de la jeunesse, contre la vie chère et pour défendre de nombreuses revendications sociales et humanistes, l’intersyndicale appelle à une journée de grève et de mobilisation jeudi 5 novembre 2026. Des manifestations sont prévues dans plusieurs villes de France, notamment en Bourgogne-Franche-Comté. Voici les différents rendez-vous organisés dans la région.

Présidentielle : Jean-Pierre Chevènement apporte son soutien à la candidature de Natacha Polony

L'essayiste et journaliste Natacha Polony, candidate à la présidentielle, a indiqué dimanche 1er novembre avoir reçu 174 promesses de parrainage de maires sur les 500 nécessaires pour concourir à cette élection et s'est également prévalue du soutien de l'ancien ministre originaire de Belfort Jean-Pierre Chevènement.

Parcoursup remplacée en 2028, classes plafonnées à 28 élèves : ce que le Gouvernement promet aux lycéens

À l’issue de la rencontre de lundi dernier entre le Premier ministre Sébastien Lecornu et les représentants des lycéens, Édouard Geffray, ministre de l’Éducation nationale, et Philippe Baptiste, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace, ont publié, sous l’autorité du Premier ministre, la liste des engagements pris par le gouvernement le 26 octobre 2026 pour répondre aux difficultés exprimées par les lycéens.

" Casseurs-payeurs " : un projet de loi critiqué au Sénat, en plein coeur de la contestation

Au coeur d'un automne marqué par de nombreux mouvements de contestation virant parfois aux pillages, le Sénat se penche mardi sur le projet de loi "casseurs-payeurs" et ses mesures décriées sur la responsabilité collective des fauteurs de trouble et la saisie de leurs prestations sociales.

Le sénateur Longeot dépose un amendement pour interdire de manifester à visage dissimulé

Jean-François Longeot, sénateur du Doubs, a déposé un amendent visant à interdire de manifester avec le visage dissimulé. Ce dernier sera consulté dans le cadre de l'examen, mardi 27 octobre 2026, du Projet de loi relatif à la réparation des dommages résultant de dégradations commises dans l'espace public.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 8.77C°
légère pluie
le 07/11 à 16h00
Vent
1.03 m/s
Pression
1024 hPa
Humidité
92 %

Sondage