Obligation vaccinale des soignants : 350 manifestants devant l'hôpital de Besançon

Publié le 15/09/2021 - 18:04
Mis à jour le 15/09/2021 - 18:07

Alors que 90 % des personnels ont transmis leur justificatif vaccinal au CHRU de Besançon, des soignants s’opposent farouchement à l’obligation vaccinale en vigueur depuis ce 15 septembre 2021.

Ils étaient 300 selon les autorités et 600 selon les syndicats à se réunir devant le CHRU de Besançon. Des manifestants en provenance de l'hôpital Besançon bien sûr, mais aussi de Trévenans, de Vesoul, ou de certains établissements de santé du Jura étaient présents pour afficher la volonté de pouvoir choisir de se faire vacciner... ou non. "Liberté ! Liberté !" ont scandé une fois de plus les manifestants soutenus par FO et Sud Santé présents sur place.

"Opposition au Pass sanction"

Les syndicats regrettent amèrement la stigmatisation des soignants qui ne souhaitent pas se faire vacciner. Une situation qui divise parfois certains services.

Exerçant depuis 18 ans au CHRU de Besançon, une infirmière ne décolère pas "J'ai une question au gouvernement ! Si je présente un test PCR négatif, en quoi suis-je dangereuse pour mes patients ? Je le suis même moins qu'une personne vaccinée et qui peut quand même être vecteur du virus ! Pourquoi cette obligation et ne pas appliquer tout simplement  le pass sanitaire comme partout ailleurs ?".

Pourquoi ne se vaccine-t-elle pas ? " Je ne suis pas une mauvaise soignante parce que je ne vaccine pas" répond-elle d'emblée. "C'est mon choix, j'estime que nous n'avons pas assez de recul sur ce vaccin. Je rappelle quand même que les vaccins sur le marché n'ont que des AMM  (autorisation de mise sur le marché) conditionnelles"

Défendre "tous les salariés"

Laurence Mathioly, secrétaire départementale Sud-Santé sociaux du Doubs, se dit très perplexe sur sur la continuité des soins dans les jours et semaines à venir si des personnels manquent à l'appel en soulignant l'importance du libre arbitre de chacun. "Nous sommes là pour défendre tous les salariés. On ne veut pas que d'un côté il y ait les bons soignants d'un côté et de l'autre les mauvais."

À l'hôpital de Besançon, la direction indique que plus de 9 personnels sur 10 ont transmis leur statut vaccinal. Selon Sud Santé Doubs, huit à dix personnes seraient suspendues.

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