Pass vaccinal: au bout de trois jours agités, les députés valident le projet de loi

Publié le 06/01/2022 - 08:17
Mis à jour le 06/01/2022 - 08:17

Après trois jours de débats tumultueux, alimentés par des propos controversés d’Emmanuel Macron, prêt à « emmerder » les non-vaccinés, l’Assemblée nationale a adopté jeudi 6 janvier 2022 au petit matin en première lecture le projet de loi transformant le pass sanitaire en pass vaccinal.

 © D Poirier
© D Poirier

Annoncé mi-décembre par l'exécutif face à l'épidémie galopante de Covid-19, le texte a été approuvé à 5H25 par 214 voix pour, celles de la majorité et d'une partie des LR et du PS. Ils ont été 93 députés à se prononcer contre, dont la gauche de la gauche, le RN, et 3 dissidents LREM. Vingt-sept se sont abstenus.

Le projet de loi doit désormais être examiné par le Sénat dominé par la droite en début de semaine prochaine, pour une entrée en vigueur que le gouvernement voulait au 15 janvier mais qui devrait être repoussée de quelques jours.

Il faudra alors aux plus de 12 ans pouvoir justifier d'un statut vaccinal pour accéder aux activités de loisirs, aux restaurants et bars, aux foires ou aux transports publics interrégionaux. Un test négatif ne suffira plus, sauf pour accéder aux établissements et services de santé.

Parmi leurs amendements de retouche, les députés ont repoussé de 12 à 16 ans la nécessité d'un pass vaccinal pour les sorties scolaires et activités péri et extrascolaires.

Contrôles litigieux

La dernière nuit de discussions a avancé cahin caha, avec quelques éclats de voix sur le pass sanitaire dans les meetings ou la situation outre-mer. Le cap de l'article 1er (sur 3) n'a été franchi qu'à 3h du matin. "On est fatigués, des députés doivent rentrer en circonscription", lâchait un élu dans les couloirs, tandis que le ministre de la Santé Olivier Véran se disait prêt à "enchaîner" la séance avec des réunions matinales.

Jusqu'au bout de la nuit, les parlementaires ont échangé sur le fond, les oppositions ciblant en particulier les contrôles d'identité que pourront opérer cafetiers ou restaurateurs en cas de "raisons sérieuses" de penser qu'il y a fraude au pass vaccinal. Martine Wonner, égérie des covidosceptiques, a dit craindre "une société de délation".

Les députés LR, qui se sont finalement divisés sur le vote d'ensemble du projet de loi (28 pour, 24 contre, 22 abstentions), ont annoncé qu'ils saisiraient le Conseil constitutionnel sur ce point des contrôles.

Le Premier ministre Jean Castex était venu lui-même mercredi après-midi demander aux parlementaires d'accélérer, après le blocage, voire selon LFI la "crise", provoqués par les propos d'Emmanuel Macron.

"Les non-vaccinés, j’ai très envie de les emmerder. Et donc on va continuer de le faire, jusqu’au bout. C'est ça, la stratégie", a clamé le chef de l'Etat dans un entretien au Parisien mardi. "Quand ma liberté vient menacer celle des autres, je deviens un irresponsable. Un irresponsable n’est plus un citoyen", a-t-il ajouté.

Sommé de s'expliquer, Jean Castex a d'abord confirmé devant le Sénat sa volonté de mettre la pression sur les non-vaccinés. "Qui outrage la nation ? (...) Qui conduit les soignants dans nos urgences à faire des choix éthiques dramatiques ? Eh bien c'est une infime minorité", a-t-il tancé.

Puis au Palais Bourbon, le Premier ministre a exhorté les députés à "débattre dans des délais rapides", compte tenu de la situation sanitaire.

"Excusez-vous" des "propos indignes" du président, lui avait intimé la patronne des Insoumis à l’Assemblée, Mathilde Panot. Chef de file des députés LR, Damien Abad avait critiqué un "populisme froid et calculateur" de la part du chef de l'Etat.

"Diversion"

La candidate de LR à la présidentielle Valérie Pécresse a elle accusé Emmanuel Macron de faire "de la diversion avec ses phrases", dans un entretien à La Provence. Environ 53% des Français ont dit avoir été "choqués" par les propos d'Emmanuel Macron, et 47% "pas choqués", selon un sondage Elabe publié mercredi soir.

La députée et candidate à la présidentielle Marine Le Pen a estimé que l'exécutif voulait "condamner à une mort sociale" les non-vaccinés, tandis que le candidat souverainiste Nicolas Dupont-Aignan s'élevait contre des mesures "des plus liberticides".

Jean Castex aura à nouveau l'occasion de s'exprimer, jeudi à 8H30 sur RMC et BFMTV, alors que l'épidémie flambe. Quelque 332.252 nouvelles contaminations au Covid-19 ont été enregistrées mercredi, un nouveau record, tandis que le nombre de malades hospitalisés a continué d'augmenter, notamment dans les services de soins critiques.

Et 66.000 personnes avaient reçu une première dose de vaccin mercredi, un record depuis le 1er octobre, selon Olivier Véran, qui a semblé faire le lien avec la pression exercée par l'exécutif. Quelque "5% des patients hospitalisés" disposent de faux pass, a aussi indiqué le ministre. Le projet de loi alourdit les sanctions pour fraude.

En Conseil des ministres, l'état d'urgence sanitaire a été décrété dans plusieurs territoires français d'Outre-mer (Guadeloupe, Guyane, Mayotte, Saint-Martin, Saint-Barthélémy) en raison de l'"augmentation considérable" de cas.

(Source AFP)

Politique

L’avion militaire A400M bientôt mobilisé pour renforcer la lutte contre les feux de forêt en France

Le ministère de l'Intérieur et le ministère des Armées et des Anciens combattants ont annoncé dans un communiqué commun du 23 juillet 2026 la mise en place d'une expérimentation visant à renforcer les moyens nationaux de lutte contre les feux de forêt grâce à un avion de transport militaire A400M équipé d'un kit de largage de retardant.

Une centaine de personnes rassemblée contre la loi d’urgence agricole à Besançon

Un peu plus d'une centaine de personnes ont fait le déplacement dans la matinée de samedi 18 juillet 2026 devant le bassin de la Gare d'eau à Besançon. Elles ont répondu à l'appel de l'antenne locale de Générations Futures contre le projet de loi d'urgence agricole, adopté depuis, ce lundi 20 juillet par l'Assemblée nationale.

Sénatoriales 2026 : qui sont les 5 candidat(e)s de La France insoumise dans le Doubs ?

La France insoumise a annoncé la composition de sa liste de candidats pour les élections sénatoriales du 27 septembre 2026 dans le Doubs. Le mouvement indique qu'après ”sa percée historique aux élections municipales”, il s'engage dans ces élections avec ”l'objectif de faire son entrée dans la chambre haute”

La sénatrice du Doubs Annick Jacquemet propose un fonds de garantie pour soutenir les communes face aux immeubles dangereux

La sénatrice du Doubs Annick Jacquemet a déposé au Sénat une proposition de loi le 17 juillet 2026 visant à créer un fonds de garantie destiné à indemniser les communes et les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) lorsqu'ils doivent avancer des frais pour assurer la sécurité et la salubrité d'immeubles en lieu et place de propriétaires défaillants.

La Caravane populaire de LFI fait étape à Besançon le 22 juillet

Les Caravanes populaires reprennent leur tournée estivale depuis le 18 juillet jusqu'au mercredi 29 juillet 2026. Organisée chaque été depuis 2016, cette campagne prévoit 48 étapes réparties dans 11 régions françaises. L'une d'elles se déroulera à Besançon, le 22 juillet dans le quartier de Planoise.

Loi d’urgence agricole : en Franche-Comté, seule la députée Dominique Voynet a voté contre

Ce lundi 20 juillet, l’Assemblée nationale a adoptée l’ensemble du projet de loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricole, soit 296 pour, 224 contre et 41 abstention. Comment ont voté les député(e)s des départements de Franche-Comté ? Réponses.

L’Assemblée adopte la loi d’urgence agricole, malgré les tensions entre le gouvernement et ses troupes

Dans une nouvelle séance crispée, les députés français ont adopté, dans la nuit de lundi à mardi, la loi d'urgence agricole. Le texte, dont une disposition permet de réintroduire de manière dérogatoire certains pesticides, a fait éclater des tensions entre le gouvernement et ses troupes. Son adoption définitive devrait intervenir mardi au Sénat.

Loi d’urgence agricole : deux rassemblements prévus samedi dans le Doubs avant le vote définitif

À quelques jours du vote définitif au parlement de la loi dite d'urgence agricole, prévu le 21 juillet 2026, deux rassemblements sont annoncés samedi 19 juillet dans le Doubs à l'appel de plusieurs associations. Baptisées ”À notre santé”, ces mobilisations se tiendront à 10 heures à la Gare d'eau de Besançon et à la Fontaine des Frenelots, entre Morteau et Les Fins.

Après des années de débats, le Parlement français approuve l'”aide à mourir”

Un vote historique : le droit à l'"aide à mourir", réforme sociétale majeure de la présidence Macron, a été entériné mercredi 15 juillet 2026 par l'Assemblée nationale, sous les applaudissements de partisans du texte, ses opposants regardant désormais du côté du Conseil constitutionnel.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 26.8
nuageux
le 24/07 à 14h00
Vent
3.38 m/s
Pression
1016 hPa
Humidité
28 %

Sondage