Plan social à GE Belfort: "On n'a pas de plan B" (directeur opérations Europe)

Publié le 07/07/2019 - 10:52
Mis à jour le 07/07/2019 - 10:52

L’industriel américain General Electric (GE) « n’a pas de plan B » pour son plan social, qui prévoit 1.050 suppressions de postes, principalement à Belfort, où l’activité se poursuivra, assure dans un entretien dimanche à L’Est républicain le directeur des opérations pour l’Europe du groupe.
 

Patrick Maffeis directeur des opérations industrielles pour l'Europe de GE Power © DR ©
Patrick Maffeis directeur des opérations industrielles pour l'Europe de GE Power © DR ©

Le plan de suppressions de 1.050 postes, dont 800 à Belfort, "est la conséquence d'un projet beaucoup plus global, à l'échelle mondiale", qui "a touché 12.000 personnes dans le monde" et "malheureusement, aujourd'hui, on n'a pas de plan B", confie le directeur des opérations industrielles pour l'Europe de GE Power, Patrick Maffeis.

L'industriel "a enregistré près d'un milliard de pertes dans la division GE Power, ce qui correspond à trois millions par jour", rappelle-t-il. Le Premier ministre, Edouard Philippe, et le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, ont appelé GE à atténuer son plan social, objet ces dernières semaines d'une forte contestation locale et politique.

GE emploie quelque 4.300 salariés sur le site belfortain, dont 1.900 dans l'entité qui fabrique des turbines à gaz, activité frappée par 800 suppressions de postes.

Le groupe avait racheté le pôle Energie du fleuron français Alstom en 2015 et a dû payer des indemnités pour ne pas avoir respecté son engagement, pris au moment de l'acquisition, de créer 1.000 emplois nets en France d'ici à la fin 2018.

"GE a été, est et restera présent à Belfort"

Patrick Maffeis, directeur des opérations industrielles pour l'Europe de GE Power.

"On a quand même investi sur le site de Belfort, rien que pour l'activité gaz, 150 millions sur trois ans. Un industriel n'aurait pas investi 150 millions sur le site s'il n'y avait pas d'avenir", développe M. Maffeis. "GE est présent à Belfort depuis 1959, ça fait soixante ans. (...) GE a été, est et restera présent à Belfort", souligne-t-il. "On peut nous faire des procès d'intention, mais notre volonté c'est d'essayer de rester un industriel compétitif dans un secteur qui est sous pression", se défend M. Maffeis. En "cinq ans, 50% de moins en volume" dans la branche gaz, précise-t-il.

Une baisse des effectifs ne mettra pas "le site en position critique" et "on n'est pas en train de spolier Belfort pour favoriser le reste du monde", selon lui.

Concernant la diversification du site belfortain, le directeur affirme que le géant américain a "une vraie réflexion sur l'aéronautique". "On voit que le marché de l'aéronautique est porteur et c'est une technologie qu'on connaît. On a les compétences sur le site de Belfort. Maintenant, il faut les adapter", affirme-t-il.

(AFP)

Economie

À Besançon, le rooftop de la CCI Saône-Doubs avance, mais attend le feu vert des Bâtiments de France

EXCLUSIVITÉ • Le projet de rooftop de la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) Saône-Doubs, avenue Villarceau à Besançon, est toujours d’actualité. Près d’un an après l’annonce du projet sur maCommune.info, le dossier a même franchi plusieurs étapes techniques. Mais avant de voir les premières entreprises intervenir sur le toit, la CCI doit encore obtenir un feu vert administratif et trouver les financements nécessaires.

Aux Auxons, Alexis Girardet redonne une seconde vie aux machines à café

Pour certains, une machine à café en panne est un appareil qu’il faut remplacer. Pour Alexis Girardet, c’est surtout une machine qu’il faut essayer de réparer. Aux Auxons, l’entrepreneur a créé "Expertise Café", une entreprise spécialisée dans la réparation et l’entretien des machines à café à grains. Un choix qui ne doit rien au hasard.

Plan CASI : la colère monte chez les agriculteurs de Bourgogne-Franche-Comté

Face à une sécheresse "historique", la FRSEA Bourgogne-Franche-Comté juge insuffisantes les mesures annoncées par le gouvernement dans le cadre du plan "Climat, adaptation, sécheresse, incendies" (CASI). L’organisation réclame notamment un soutien renforcé aux trésoreries des exploitations, une année blanche et des mesures d’adaptation au changement climatique. En Haute-Saône, la FDSEA et les Jeunes Agriculteurs appellent à la mobilisation ce mardi soir devant la préfecture de Vesoul.

Au Crous Bourgogne-Franche-Comté, le repas à 1€ change la donne pour cette rentrée

Le Crous Bourgogne-Franche-Comté aborde la rentrée 2026 avec deux nouveautés mises en avant par sa direction : la généralisation du repas à 1€ pour tous les étudiants et la création de "référents étudiants" dans les résidences universitaires. À Besançon comme ailleurs dans la région, la fréquentation des restaurants universitaires est déjà en nette hausse, surtout sur le service du soir. Explications avec Murielle Baldi, la directrice générale du Crous BFC.

La Compagnie des Familles recrute des Baby-sitters (H/F) à Besançon et alentours

Offre d'emploi • La Compagnie des Familles recrute des intervenant(e)s pour la rentrée scolaire. La Compagnie des Familles est une agence spécialisée dans la garde d’enfants à domicile installée depuis 2010 à Besançon qui a pour objectif d’aider les parents actifs à concilier vie professionnelle et vie familiale en toute sérénité.

L’Armée de Terre recrute un Chef de groupe Télécoms (H/F)

Offre d'emploi • L’Armée de Terre recrute des chefs de groupe télécoms pour assurer la circulation sécurisée des informations et des données sur les théâtres d’opérations. Une mission technique et à responsabilités, qui combine encadrement d’une équipe, gestion de réseaux et interventions sur le terrain, en France comme à l’étranger.

À Besançon, Xavier Niel entre au capital de la nouvelle société qui reprend Netalis

L’opérateur télécom bisontin Netalis a changé de société d’exploitation après son redressement judiciaire. Les actifs ont été transférés le 1er juillet à NetR SAS, qui poursuit l’activité sous la marque Netalis. La holding de Xavier Niel, fondateur de Free, aurait investi 49 500 euros dans la nouvelle société, soit un peu plus de 30 % de son capital. Tous les emplois ont par ailleurs été préservés.

Besançon : l’Adie cherche deux bénévoles pour soutenir les créateurs d’entreprise

À l’occasion de la rentrée associative, l’Association pour le droit à l'initiative économique (Adie) lance du 7 au 11 septembre 2026 une grande campagne nationale de recrutement de bénévoles. Elle recherche 24 bénévoles en Bourgogne-Franche-Comté, dont deux dans le secteur de Besançon afin de renforcer ses équipes et accompagner les personnes qui souhaitent créer ou développer leur activité.

CCAS de Besançon : où va l’argent de l’action sociale ?

Le Centre communal d'action sociale (CCAS) de Besançon est responsable de la mise en œuvre des politiques sociales sur le territoire de la commune. Aides financières, accompagnement des seniors, accueil des personnes sans domicile, services de proximité : le CCAS intervient sur de nombreux fronts. Son rapport d’activité 2025, transmis à la presse fin août, permet de mesurer l’ampleur de ces missions et les moyens mobilisés, à l’heure où une nouvelle équipe municipale s’apprête à définir ses orientations en matière de politique sociale.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 16.39
légère pluie
le 09/09 à 14h00
Vent
1.34 m/s
Pression
1017 hPa
Humidité
81 %

Sondage