Psychopraticienne à Mamirolle, Laura Vieille a transformé une épreuve de vie en vocation

Publié le 12/01/2026 - 12:00
Mis à jour le 15/01/2026 - 14:47

Victime d’un AVC à 13 ans, Laura Vieille est aujourd’hui psychopraticienne et a ouvert son cabinet à Mamirolle le 1er septembre dernier, liant ainsi son vécu personnel à une pratique professionnelle. La jeune femme s’est spécialisée autour du trauma et des étapes de vie difficiles. 

En 2009, Laura Vieille est victime d’un AVC à 13 ans. Un événement qui bouleverse sa vie, mais qui lui permet aussi de "façonner ma compréhension profonde de la résilience, du trauma et de la capacité que nous avons à nous relever", détaille-t-elle. 

Des années plus tard, elle met en application son propre vécu personnel et le transpose à une activité professionnelle. La jeune femme alors âgée de 29 ans devient psychopraticienne et ouvre son cabinet d’accompagnement à Mamirolle, dans la Maison d’Eugénie qui accueille des praticiens de médecines alternatives et du bien-être. "L’énergie qui s’en dégage m’a semblé évidente", nous confie Laura, pour qui, ce "choix du coeur" s’est imposé à la jeune femme, soucieuse de "contribuer à la dynamique locale et d’offrir un espace sécurisant, bienveillant et accessible aux habitants de Besançon et ses alentours".

Une psychopraticienne c’est quoi ? 

Le rôle d’une psychopraticienne est "d’accompagner les personnes à l’aide d’outils thérapeutiques précis et adaptés", nous explique Laura qui a choisi une spécialisation autour du trauma, des étapes difficiles de vie, des ruptures, de la gestion émotionnelle (stress, anxiété...) et des schémas qui se répètent. Elle propose à chacun de surmonter les défis auxquels il doit faire face avec la conviction profonde que "chacun porte en lui les ressources nécessaires pour guérir, transformer ses blessures et retrouver une stabilité intérieure". 

Pour cela, elle a fait le choix de s’appuyer sur des thérapies brèves, comme l’hypnose et la Programmation Neurolinguistique (PNL) qui "permettent de travailler avec l’inconscient". Il s’agit "d’approches ciblées, concrètes et efficaces, qui permettent de répondre à des problématiques spécifiques et à des objectifs clairement définis, toujours dans le respect du rythme de la personne accompagnée", détaille Laura. L’objectif de ces approches est "d’accéder à l’inconscient de la personne de manière simple, sécurisée et adaptée, pour que l’inconscient devienne un allié plutôt qu’un frein".

Laura Vieille, psychopraticienne à Mamirolle. © Résilience

Grâce à l’hypnose et à la PNL, "on peut mobiliser des ressources internes, dépasser des blocages, apaiser ses émotions ou avancer vers un objectif précis". Ces thérapies s’adressent à toute personne souhaitant "mieux se comprendre, se libérer de ce qui la freine, traverser une étape difficile ou amorcer un changement, de façon concrète et ciblée", ajoute encore la professionnelle de l’accompagnement. 

La résilience comme fil conducteur

Laura Vieille a décidé de baptiser son cabinet "Résilience", un nom qui s’est imposé à elle comme une évidence : "C’est un mot profondément lié à mon histoire personnelle, à mon parcours traumatique et à mon chemin de reconstruction. La résilience, pour moi, c’est cette capacité à traverser, à tomber parfois, mais à se relever autrement. C’est un mot qui rassemble à la fois le combat et la douceur, la force et la bienveillance. Il représente parfaitement la façon dont j'accompagne avec humanité, respect et confiance dans les ressources de chacun".

Généralement, un accompagnement débute par une séance découverte, durant laquelle est défini un objectif précis, à plus ou moins long terme. "Ensuite, les personnes viennent avec ce qu’elles vivent sur le moment, leur actualité, leurs ressentis", poursuit Laura. La première partie de la séance "est consacrée à une écoute active, dans un espace sécurisant et bienveillant". Ce qui lui permet ensuite de proposer "l’outil ou le type d’accompagnement le plus adapté à la personne et à ses besoins. L’hypnose et la PNL ne sont jamais des obligations : je m’adapte toujours au rythme, aux envies et à la sensibilité de chacun", conclut-elle.

Résilience - Laura Vieille

Economie

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