Radars, 10 ans après : Et maintenant on fait quoi ?

Publié le 27/10/2013 - 10:55
Mis à jour le 27/10/2013 - 10:55

Le premier radar fête ses 10 ans ce dimanche 27 octobre 2013. Aujourd’hui, les radars automatiques font partie intégrante du quotidien des franc-comtois et plus généralement des français. L’Automobile Club Association, principale organisation de défense des automobilistes, dresse un bilan de la sécurité sur les routes.

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photo d'archive ©dr

Automobile Club Association

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L’association tient d’abord à rappeler que l’amélioration constatée en France – comme dans la plupart des pays européens – ne saurait être imputée à la seule répression mais doit également être attribuée à l’amélioration des infrastructures, des véhicules et à la formation des conducteurs. Si l’ACA estime qu’aujourd’hui, la présence des radars est massive et diversifiée, la promesse de 2003 de publier l’ensemble des emplacements pour ne pas piéger les automobilistes semble oubliée. L’association rappelle que sur les autoroutes, une cabine fixe est installée tous les 40 km. Sur route départementale, là où ont lieu 2/3 des accidents mortels, on trouve un dispositif de détection de la vitesse excessive, tous les 400 km seulement. L’administration est engorgée avec une véritable difficulté à traiter les contestations. Lors du dernier bilan publié l’an dernier, 12 millions de points avaient été retirés en une année tandis que 5 millions étaient restitués dans l’année même de l’infraction (petits excès de vitesse).

Changer les règles

Selon l’ACA, il est temps de changer les règles en ne retirant plus de points pour de faibles excès de vitesse (5 km/h en ville, 10 km/h à l’extérieur), mais aussi d’affecter des moyens aux actions qui vont permettre de diviser à nouveau par deux, le nombre de morts sur les routes et qui ne peuvent pas se limiter à la répression. « La feuille de route est claire ! La prochaine décennie ne peut pas être celle du tout radar ! Il faut lutter contre l’alcool au volant (un contrôle d’alcoolémie par conducteur a lieu tous les cinq ans en moyenne), renforcer l’audit des infrastructures routières pour supprimer ou protéger les obstacles latéraux et mettre en place partout la juste vitesse, tout en développant la formation des jeunes conducteurs afin de lutter efficacement contre le fléau en croissance qu’est l’utilisation des Smartphones au volant » déclare Patrick Joubert, Président de l’Automobile Club Comtois, à Besançon.

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