Contre la réforme des retraites à Besançon : 870 manifestants selon la CGT, 1000 selon la préfecture

Publié le 14/01/2020 - 14:36
Mis à jour le 14/01/2020 - 15:21

Les organisations syndicales pour le retrait total de la réforme des retraites ont relancé ce mardi 14 janvier 2020 la mobilisation, malgré le délitement de la grève à son 41e jour, pendant que le gouvernement poursuivait la concertation notamment sur l’emploi des seniors. Ce mardi, les manifestants se sont donnés rendez-vous à 14h00 Place de la Révolution à Besançon.

Un peu partout en France, des manifestations et actions ont été organisées à l'appel de l'intersyndicale CGT, FO, CFE-CGC, Solidaires et FSU, qui continue de réclamer le retrait total du projet de réforme des retraites par points. Ces syndicats ne se satisfont pas du compromis trouvé entre le gouvernement et les organisations dites réformistes CFDT, CFTC et Unsa autour du retrait à court terme de l'âge-pivot, assorti d'un bonus-malus. Edouard Philippe a insisté mardi auprès des députés LREM sur la nécessité de "respecter en tous points" ce compromis.

A Besançon, la manifestation a débuté à 14h00 Place de la Révolution. Le trafic est perturbé sur le réseau Ginko à Besançon.

"Dans cette affaire, tout le monde a bougé par rapport à sa position initiale, c'est ce qui permet d'établir un bon compromis", a affirmé le Premier ministre lors de la réunion de groupe hebdomadaire, selon des propos rapportés. La transformation en un système universel de retraite par points reste "une erreur historique", a tranché pour sa part sur Public Sénat le leader de FO Yves Veyrier, dont les troupes sont de nouveau appelées à descendre dans la rue. A Paris, un cortège doit quitter l'Ecole militaire à 14H00 en direction de la rue du Bac.

Cheminots, dockers, salariés de l'énergie ou encore enseignants et fonctionnaires territoriaux: à Marseille, plusieurs milliers de personnes se sont élancées dans la matinée depuis le Vieux-Port. "La stratégie du gouvernement n'est pas une surprise. Il faut savoir arrêter un projet de réforme qui est largement impopulaire", explique Rémi Hours, responsable de la CGT-Cheminots. A Rennes, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées derrière une banderole "retraites par points = travail sans fin".

Sur le front des transports, l'amélioration du trafic continue. La SNCF faisait circuler mardi huit TGV sur 10, trois TER sur quatre et sept Transilien (RER SNCF et trains de banlieue) sur 10. Le taux de grévistes a atteint son plus bas lundi, à 4,3%, et seulement 22,5% de conducteurs, avant de remonter légèrement mardi à 6%, et un quart des agents de conduite mobilisés.

Dans l'éducation, la journée de mobilisation de mardi s'est traduite par un taux de grévistes de 4,35% dans le primaire et de 4,24% dans le secondaire (collèges et lycées), selon le ministère.

"Les raffineries tournent"

Toutes les lignes de métro parisien étaient ouvertes mais fonctionnaient souvent de manière partielle avec des stations fermées, seulement à certains horaires et à moindre fréquence que la normale. A la RATP, certaines assemblées générales ont reconduit la grève jusqu'à vendredi. Mais de nombreux grévistes ont exprimé leur lassitude. Une opération "ports morts" a été lancée par la CGT, qui doit durer jusqu'à vendredi.

"Il y a 100% de participation sur les sept grands ports maritimes (Dunkerque, Le Havre, Rouen, Nantes-Saint-Nazaire, La Rochelle, Bordeaux et Marseille, NDLR) et c'est quasiment 100% sur la quasi-totalité des autres ports où la CGT est présente", a affirmé à l'AFP Tony Hautbois, secrétaire général de la fédération CGT des Ports et Docks.

Les concertations se poursuivent

A la raffinerie de Donges (Loire-Atlantique), le mouvement social a été reconduit jusqu'à vendredi matin, mais "tout fonctionne, sauf les expéditions". "Les raffineries tournent" en France et expédient du carburant, signe que le conflit "est peut-être moins fort que certains veulent bien le dire", a estimé le PDG de Total, Patrick Pouyanné.

Pendant ce temps, les concertations se poursuivent. La ministre du Travail Muriel Pénicaud a réuni les partenaires sociaux pour discuter pénibilité et emploi des seniors, afin de dégager de "grandes orientations" avant la présentation du projet en Conseil des ministres le 24 janvier.

Le maintien dans l'emploi des seniors est aussi au coeur d'un rapport publié mardi, qui propose de multiplier les accords sur la prévention et la pénibilité, de renforcer la formation à mi-carrière, de faciliter l'accès à la retraite progressive ou encore d'ouvrir plus largement le cumul emploi retraite. Le mouvement syndical restait plus que jamais coupé en deux.

Le secrétaire général de l'Unsa, Laurent Escure, a fustigé la CGT, FO et Jean-Luc Mélenchon (LFI), qui ont selon lui "manipulé" les grévistes en leur assurant que "le mouvement allait s'embraser partout". "Plus les jours passent, plus personne n'est capable d'expliquer la simplicité de cette réforme!", a raillé de son côté le numéro un de la CGT, Philippe Martinez.

Six Français sur dix disaient toujours soutenir la mobilisation et ils étaient même un peu plus à éprouver "de l'inquiétude" face aux conséquences de la réforme, une proportion qui varie très peu depuis début décembre, selon le baromètre Harris Interactive RTL AEF Info réalisé le 13 janvier.

(Source AFP)

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