Saône-et-Loire: condamné à 30 ans pour la mort d'Anne-Sophie Girollet

Publié le 29/09/2016 - 09:04
Mis à jour le 29/09/2016 - 09:04

Jacky Martin, 54 ans, a été condamné dans la nuit de mercredi 28 à jeudi 29 septembre 2016 à 30 ans de réclusion pour la séquestration et la mort de l’étudiante Anne-Sophie Girollet en 2005, des faits qu’il a niés tout au long de son procès.

Au terme de près de six heures de délibéré, la cour d'assises de Saône-et-Loire, qui jugeait M. Martin depuis le 13 septembre, a assorti sa
condamnation d'une peine de sûreté de vingt ans, conformément aux réquisitions de l'avocate générale Karine Malara. Après le prononcé du verdict, l'accusé est resté impassible dans le box, tandis qu'un homme a lancé depuis le fond de la salle: "Assassin !".

Mercredi matin, Mme Malara avait demandé aux jurés "de ne pas aller en-dessous de trente ans de réclusion criminelle assortie d'une peine de sûreté de vingt ans". Le quinquagénaire encourait la réclusion à perpétuité. Cet homme "est un prédateur" selon l'avocate générale, qui avait fustigé "son attitude de déni" tout au long du procès. 

Rappel des faits

Étudiante en troisième année de médecine à Lyon, Anne-Sophie Girollet, 20 ans, avait disparu le 19 mars 2005 après un gala de danse à Mâcon. Le corps de la jeune fille, morte par suffocation, avait été retrouvé le 2 avril, flottant dans la Saône. Sa voiture avait également été retrouvée dans la rivière, non loin de là. Jacky Martin avait été interpellé sept ans après les faits après de nouvelles expertises sur les traces génétiques retrouvées dans la voiture de la jeune fille, l'homme étant inscrit au FNAEG (Fichier national automatisé des empreintes génétiques) pour divers vols, recels de voiture et violences. 

Tout au long de l'instruction, puis des débats devant la cour, l'accusé, 54 ans, avait clamé son innocence. "Moi, je n'ai pas de sang sur les mains", avait-il insisté avec aplomb dès le premier jour de son procès. Karine Malara avait estimé que les explications de l'accusé sur la présence de son ADN "ne tenaient pas debout". "Comment expliquer la présence de son ADN dans la voiture, mais aussi sur les vêtements d'Anne-Sophie?", avait-elle fait valoir.

Il n'avait "aucune raison d'être à Mâcon ce soir-là"

Réclamant l'acquittement de son client, l'un des avocats de Jacky Martin, Me Damien Varlet, avait pour sa part agité le spectre de "l'erreur judiciaire" dans ce dossier, relevant selon lui d'une "construction qui ne repose que sur l'ADN". Son confrère Philippe Scrève avait également plaidé les "limites" des indices génétiques, s'interrogeant sur les "conditions" dans lesquelles ont pu être déposées dans le véhicule de la victime les empreintes génétiques de Jacky Martin, jusqu'ici surtout connu pour des vols de voiture. Me Scrève avait aussi pointé du doigt l'absence de mobile de Jacky Martin qui n'avait "aucune raison d'être à Mâcon ce soir-là". La veille, dans sa plaidoirie, l'avocate des parties civiles, Me Béatrice Saggio, avait rappelé que le "voeu unique" des parents de la victime "était de savoir ce qui était arrivé à leur enfant".

(Source : AFP)

Justice

Violences sexistes et sexuelles : un dernier rassemblement à Besançon avant le vote d’une loi " intégrale "

Réunies lundi 12 octobre devant le palais de justice de Besançon, des membres de l’Intersyndicale féministe et des personnes mobilisées chaque lundi depuis juin dernier, ont appelé une dernière fois les députés à adopter une loi dite intégrale contre les violences sexistes et sexuelles, assortie de moyens financiers conséquents et d’un volet préventif renforcé.

Interpellation d’un lycéen à Belfort : enquête ouverte pour tentative de meurtre, l’IGPN saisie

Une enquête a été ouverte pour "tentative de meurtre" après la plainte déposée contre un policier par un lycéen interpellé à Belfort, a indiqué mercredi 7 octobre 2026 le parquet de Vesoul, qui a confié les investigations à l'inspection générale de la police nationale (IGPN).

Interpellation aux abords d’un ruisseau à Belfort : l’enquête visant un policier dépaysée

La plainte pour tentative de meurtre déposée contre un policier par un adolescent de 17 ans, lui-même mis en cause pour avoir pris part à des violences contre ce fonctionnaire vendredi à Belfort en marge du mouvement lycéen, a été dépaysée à Vesoul, a indiqué mardi 6 octobre 2026 le parquet général de Besançon.

Le lycéen interpellé par le policier agressé à Belfort porte plainte pour tentative de meurtre

Un lycéen soupçonné d'avoir participé au passage à tabac d'un policier à Belfort vendredi en marge de la mobilisation lycéenne, va déposer plainte pour tentative de meurtre, a indiqué à l'AFP Arié Alimi, avocat de cet adolescent que le policier a tenté d'interpeller avant d'être agressé.

L’Etat attaqué en justice après la mort d’un détenu devenu toxicomane en prison à Besançon

"Il s'est mis à la drogue dure pour supporter des conditions d'incarcération déplorables": la famille d'un détenu considéré comme "vulnérable", mort en prison après avoir consommé héroïne et médicaments, attaque l'Etat devant la justice pour dénoncer les manquements de l'administration pénitentiaire.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 17.53C°
légère pluie
le 13/10 à 17h00
Vent
2.97 m/s
Pression
1027 hPa
Humidité
76 %

Sondage