Service pénitentiaire d'insertion et de probation : le mouvement se poursuit et se durcit

Publié le 06/06/2016 - 14:15
Mis à jour le 06/06/2016 - 17:19

Après un rassemblement le 26 mai 2016 devant le tribunal de Besançon, les salariés du service pénitentiaire d’insertion et de probation (SPIP) continuent leur mobilisation et promet un « durcissement » dans le cadre d’une « semaine morte » du 6 au 10 juin suite à un appel national.

Pourquoi ?

Depuis début 2016, les SPIP se mobilisent pour dénoncer "le manque criant de moyens dans leurs services, l'impossibilité de mener à bien leur travail dans les conditions actuelles, l'absence de reconnaissance par leur propre administration de leur savoir-faire et de leur expertise." 

Qu'est-ce qu'une semaine "morte" ? 

Dans le cadre du mouvement national des SPIP, l’antenne de Besançon a décidé d’une nouvelle semaine morte du 6 au 10 juin 2016,  qui se déclinera selon les modalités suivantes : 

  • Aucune convocation en milieu ouvert (seules les urgences seront traitées par la permanence)
  • Aucun entretien en détention (sauf arrivants, dans les meilleurs délais, et urgences évaluées comme telles pas les CPIP)
  • Aucune réponse aux appels téléphoniques
  • Aucune réponse aux mails
  • Aucun rapport ne sera établi
  • Aucune modification horaire PSE ne sera effectuée par les agents
  • Boycott des formations
  • Deux rassemblements sont prévus mardi 7 juin devant la maison d'arrêt de Besançon entre midi et 14 heures ainsi que jeudi 9 juin devant le tribunal de grande instance entre midi 14 heures.

Le Service pénitentiaire d'insertion et de probation de Besançon sera en mouvement "jusqu'à ce que les personnels obtiennent enfin la reconnaissance qui leur est due".

Social

Acte III : 4.500 manifestants (préfecture) maintenus à distance du centre-ville de Besançon

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Crise lycéenne : les annonces du gouvernement ne désamorcent pas les appels à la mobilisation

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